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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 08:09

" Comment bousculer une ville si paisiblement et raisonnablement attachée à ses habitudes? Ne peut-elle se targuer de la sagesse des physiocrates, lorsqu'elle se contente de bien vivre sur son terroir, sans trop dépasser l'horizon qui s'aperçoit du haut des tours du vieux Saint-Etienne ? »

Fernand Braudel 

               http://lecaennaisdechaine.over-blog.com/                      blog -lebrethonB

Entrevue (im)parfaitement imaginaire entre Brigitte Le Brethon (chez elle, dans sa cuisine) et Jack Lang de VIPEYRE. Les protagonistes attestent sur l’honneur qu’ils n’ont pas visionné l’intégrale de Oui-Oui plus de quatorze fois d’affilée. (Seulement douze)

JLdV : Dites Dame Bribri, vous avez bonne mine ! Ce n’est pas l’air de Paris quand même ?

BLB : Pensez-vous ! J’avons fait un p’tit pèlerinage à Campeaux ! Ca m’a fait un bien fou !

JLdV : Ah, le retour aux sources, rien de tel ! Tenez, Hortefeux qui revient à Vichy, hein ?

BLB : Ah Vichy, ses cures thermales…

JLdV : (sur l’air " Maréchal, nous voilà ! ") :

« Cur’ thermal’, nous voilà, »

« Devant toi la freicheur de la France »

« Nous jurons, nous tes gars »

« De maigrir et de suivre tes spas »

« Cur’ thermal’, nous voilà »

« Tu nous as redonné l’appétence, »

« Le nazisme renaîtra »

« Cur’ thermal’, Cur’ thermal’, nous voilà ! » 

BLB : Elle est ben jolie vot’ comptine. Je l’avons déjà auditionnée quéqu’part.

JLdV : Logique, c’est l’hymne de votre Parti à la mords-moi-le-nœud : l’Union pour la Mémoire Pétainiste… Au fait, vous qui affirmez que votre homme politique de référence est Pierre Mendès-France, ça ne vous interpelle pas de fricoter avec cette bande de décérébrés ?

BLB : « En politique, ce qu’il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre, c’est ce qui se passe sous nos yeux. »

JldV : Mendès ?

BLB : Alexis de Tocqueville, mon auteur fétiche.

JLdV : Ce devait être un visionnaire… Revenons-en à vous. Ca se passe bien votre machin d’inspectrice générale bidon de l’Education Nationale française en ruines ?

BLB : M’en parlez pas ! Qu’est-ce que j’m’embête avec tous ces parisiens têtes de chiens ! J’étais mieux dans ma mairie… (Soupirs)

JLdV : Vous regrettez votre Lulu ?

BLB : Qui ? Luc Duncombe ? (Cri indescriptible) Ce félon ! C’t’intriguant qui s’foutait d’ma pomme en disant partout qu’j’m’entourais de papys à bérets ! Celui qui disait toujours du mal des partis politiques, et qu’a quand même adhéré à l’époque à l’UDF parce qu’ils avaient pas d’chef sur Caen ! Celui qui s’vantait d’être un fan de Borloo et d'Robien…

JLdV : Il n’a peut-être pas digéré le fait que vous l’ayez consulté en pleine campagne des municipales de 2001... uniquement pour lui confier le choix de la musique qui était, à ce qu’il paraît, la bande originale de Pretty Woman.

BLB : Et alors, c’est drôlement chouette Pretty Woman ! Et pis, j’aimons ben Richard Gere qui joue dedans et avec qui j’avons au moins un point commun.

JLdV : Quoi, c’est un fou de la messe comme vous ?

BLB : Mais non, voyons. Ses parents, tout comme les miens à mé, étaient fermiers. Des ruraux. Des gens vrais. Y’a rien qu’ça mon bon monsieur.

JLdV : Si vous le dites, ma bonne dame.

BLB : Parfaitement. Pour en finir avec Luc Duncombe, j’vous rappelle aussi que c’est à cause de c’triste sire que j’avons perdu la mairie de Caen !

JLdV : Peut-être, mais vous avez votre part de responsabilité.

BLB : Comment don’ ?

JLdV : En déroulant avec obscénité le tapis rouge dans Caen - de tradition plutôt centre-droit – pour l’agité des talonnettes l’année des élections présidentielles, ensuite la venue de la grande saucisse de Fillon avec ses airs de Laval pendant la campagne municipale ! D’ailleurs, un ami commun vous avait fortement déconseillé de faire du pied à L’Union Malfaisante Patentée, en vous rappelant que les Caennais étaient surtout préoccupés par les histoires de… Caennais. De plus, votre cher Parti avait commandité un sondage destiné à vous enterrer vivante, son dessein étant de parachuter une godiche ou un godillot. Seulement vous, vous avez persisté dans votre entêtement. Vous le faisiez exprès… ou c’est dans la nature du rural d’être une vraie tête de mule ?

BLB : " Il y a un moment où tout devient trop tard… " (Soupirs) Ca, c'est de ma composition à mé tout'seule !

JLdV : N’ayez pas trop de regrets, de toute manière vous étiez cuite. Tout de même, la défaite aurait été moins cinglante : 56,26% pour Philippe Duron et… seulement 43,74% pour vous. Qu’est-ce que vous vous êtes pris dans la tronche ! En plus, l’année d’avant, il vous piquait votre place à l’Assemblée Nationale !

BLB : (Cri encore jamais entendu sur terre) Aaahh ! Ne m’parlez plus de stilla ! Il fait que collectionner les abbayes, et de toute façon, il aime pas Caen !

JLdV : Votre réaction me rappelle celle-ci : « Je me réveille la nuit en pensant qu'il peut gagner, alors que c'est un politicien à la Mitterrand qui se fiche des problèmes des Caennais. S'il l'emporte, je ne lui remettrai pas mon écharpe: je ne serai plus un élu, rien ne m'obligera à être là le jour de son investiture. »

BLB : Qui qu’a dit ça ?

JLdV : Votre mentor, votre père spirituel, celui qui - faute de mieux - vous a poussé dans son fauteuil : Jean-Marie Girault.

BLB : Et de qui qui parlait-y donc ?

JLdV : De Louis Mexandeau.

BLB : Pouah, ce vieux roublard sénile ! Stilla-même qu’a fait perdre les élections à la Gauche, ici à Caen, pendant d’nombreuses lunes ! Aaah, Jean-marie Girault… Ca m’met toujours en émoué quand on évoque devant mé mon ange gardien à mé.

JLdV : Il y a dix ans, il n’était pas spécialement tendre quand il parlait de vous.

BLB : Qué qui l’a dit sur mé ?

JLdV : L’a dit : « que les notables de la ville ne pouvaient pas vous blairer. Qu’ils vous considéraient comme une intruse. »

BLB : Ah ?

JLdV : Que vous et Mexandeau, « vous n’aviez aucune stratégie alternative. »

BLB : Ah ? Ah ?

JLdV : Que tous les deux, « vous en restiez aux caniveaux et lampadaires, que vous n’aviez pas de réelles ambitions. » Tout en enfonçant le clou pour Mexandeau, « qui n’en avait rien à battre de Caen ».

BLB : Comme Philippe Duron : il aime pas Caen c’t’animal là, j’viens d’vous l’dire !

JLdV : « Que vous travailliez beaucoup, certes, mais qu’à son goût – dixit toujours Maître Girault -, vous étiez trop pointue. »

BLB : Tudieu, il a dit tout ça !? Bondiou de bondiou, j’savions point !

JLdV : C’est texto dans « les Etats de l’âme », une sorte de testament qu’à ma connaissance il n’a pas encore fait paraître.

BLB : Ouf, j’ai eu cau !

JLdV : Bon, à part ça, il paraît que vous allez récidiver en 2014 ? Seriez pas devenue un peu brindezingue, par hasard ?

BLB : Je reviendrai aux affaires, qu’on s’l’dise ! Caen est en danger ! Tout le travail de mes prédécesseurs et le mien propre à moi personnellement a été bousillé en même pas deux ans ! Les taxes explosent ! Les investisseurs boudent la capitale métropole régionale chef-lieu d’arrondissement préfecture ! Les Caennais deviennent de plus en plus pauvres parc’qu’ils sont de moins en moins riches ! La population vieillit à force de ne pas rajeunir ! L’hiver dernier, les loups attaquaient les vieillards qui ne sont plus jeunes et les tout-petits qui ne sont pas grands jusque sur le parvis de not’ Saint-Etienne !

JLdV : Pèteriez-vous un câble de tracteur, Dame Bribri ?

BLB : Ma foué, j’savons c’qu’j’dis !

JLdV : Oui, mais pas ce que vous faites ! Il n’y a qu’à voir la composition de l’équipe municipale que vous nous destiniez pour 2007. Franchement, il y avait de quoi avoir des haut-le-cœur !

BLB : Tiens, c’est une bonne idée pour ma prochaine campagne ça !

JLdV : Quoi, vous changez de pâturage ?

BLB : Mais non, grand ballot ! « HAUT LES CŒURS MES FRERES ET MES SOEURS ! » V'là-t-y pas un bon slogan d’campagne ça mon gars ? J’vous r’mercie ben !

JLdV : Hé, je vous entretenais de certains ostrogoths que vous vouliez nous faire supporter pendant six ans…

BLB : Mais qui don’ ?

JLdV : Ne comptez pas sur moi pour vous livrer des noms. Seulement, dans le lot on y décernait des cathos intégristes, des anti-ivg, des homophobes, des réacs laïcs comme on n’en fait plus, un bon paquet d’arrivistes, une bonne pincée d’opportunistes…

BLB : Heula, vous avez ben raison, ça a pas l’air ben calotique tout ça !

JLdV : Vous voulez dire catholique ?

BLB : Alors, j’aurions p’têt ben fait une bêtise à vouloir m’emberlificoter avec une bande de mannequins pareils, bon diou de bondiou ! J’aurions pas fait de la bonne ouvrage !

JLdV : Déjà que vous n’avez rien foutu pendant votre premier mandat.

BLB : (Cri déchirant, les voisins commencent à cogner dans les murs. Au dehors, des chiens aboient, une caravane de gitans passe.) Aaah ! Comment j’avons rien foutu ! J’avons fait le boulodrome !

JLdV : On n’y voit jamais personne, tant il est excentré.

BLB : Et l’Cargö ! Hein l’Cargö ! C’est-y l'Duron qui l’a fait stilla ?

JLdV : Ce hangar, digne d’un entrepôt de Lidl, avec sa couleur verdâtre de cadavre qui aurait séjourné un peu trop longtemps dans l’Orne ?

BLB : C’est mé aussi tout'seule qu’j’ai mis les défibrillateurs automatiques dans les rues de Caen. J’ai pensé l’idée aussi tout'pareille d’un « livret du Bénévole Caennais » afin d’officialisationner la reconnaissance de leur dévouement dévoué.

JLdV : Vous passez pour quelqu’un qui met son nez partout, qui ne veut pas déléguer, qui veut tout faire à la fois. « A pratiquer plusieurs métiers, on ne réussit dans aucun », rappelait Platon. Des preuves ? Le contrat mal ficelé avec " Veo'l " qui coûte à la Ville 650 000 € chaque année ! Les abribus laissés au bon vouloir d'un privé ! Votre empressement à vous jeter dans les pattes d'un fournisseur d'électricité lui aussi privé ! Par combien la facture sera-t-elle multipliée ? C'est vous aussi qui avez laissé faire le démantèlement de « Ma tante », alias le Crédit Municipal ! Pratique en ces temps de crise...

BLB : Vous polémiquez ! Ch’suis une bonn'fille ! J’prenons la porte, j’m’en vas, là ! (Elle se lève)

JLdV : Ca… c’est la porte de votre frigo.

BLB : Ah ?... (Elle se rassoit) Et les finances ? Qui c’est-y qu’a r’mis les finances à flot dans c’te ville, c’est pas mé p’têt ben ? J’ai laissé un bilan financier sain cher monsieur de Vipeyre ! J’ai éliminé la dette comme une sal’ bête vilaine qu’elle est !

JLdV : Mauvais calcul ! Vous savez fort bien qu’il faut investir dans des projets porteurs, mobilisateurs, durables, attractifs – un mot ici que personne ni à gauche ni à droite ne semble connaître ! – incitant les investisseurs à venir en nombre sur le territoire de la commune. Pour ça, il faut une gestion pragmatique, éclairée, efficace, audacieuse. Vous n’avez rien fait de tel. Votre ambition était bien trop en deçà d’une ville de la taille de Caen. Dites, ôtez-moi d’un doute, vous avez bien été professeur agrégé en économie et… en gestion ?

BLB : Parce que vous croyez que l’Duron avec ses socialo-alcoolo-bolcheviques y fait mieux qu’mé ? Et pis, lui aussi il a été professeur !

JLdV : Raymond Barre également, on a vu ce que ça a donné... Je vais vous faire une confidence, Dame Bribri. Après tout, Caen est peut-être maudite pour mariner ainsi - que ce soit avec la gauche ou la droite - dans la morosité, la médiocrité, et le fatalisme. Cette ville donne l’impression qu’elle n’a pas (plus) confiance en elle. On a relevé ses ruines, mais son âme n'est nullement ressuscitée* ! Le plus frustrant dans l’histoire, c’est qu’elle possède une multitude d’atouts remarquables, mais elle donne l’impression de les ignorer ou de s’en foutre, et le pire dans ce gâchis, c’est qu’elle n’est pas capable de penser et d’agir (quand cela lui arrive) autrement qu’en passant par la case Paris !

BLB : Vous avez raison ! 

JLdV : Vos projets pour 2007 ont fait pschitt, vous vous êtes inutilement compromise avec ces parigots têtes de veaux et... vous vous êtes retrouvée dans la panade, et ce, pour un bon bout de temps !

BLB : Pauv' de mé, j'serions maudite ?

JLdV : Maudite ? Non, damnée ! L’Union Mafieuse Pestilentielle aimant bien les escrocs mais pas les perdants - honnêtes qui plus est, telles que des personnes de votre trempe - vous pouvez faire une croix sur une hypothétique carrière nationale.

BLB : Mais qu’est-ce que j’allons ben faire ? J’veux dire ici à Caen ?

JLdV : Eh bien, présentez-vous comme candidate à l’élection de Miss France 2011 ! Ca va emmerder Phi-Phi votre ennemi juré. On va bien rigoler dans les chaumières si c’est vous l’heureuse élue.

BLB : Ben ça, c’est une ben bonne idée qu’elle est pas mauvaise ! Mais, ch’suis pas trop vieille pour ça ?

JLdV : L’espace d’un instant, délaissez votre auteur fétiche, Alexis de Tocqueville, pour Montesquieu : « Dans les jeunes femmes, la beauté supplée à l’esprit. Dans les vieilles, l’esprit supplée à la beauté. »

BLB : Vous m’avez convaincue monsieur de Vipeyre. En 2011, Miss France, ce sera mé personnellement et pas une aut'!

JLdV : Si je pouvais vous convaincre de renoncer à 2014…

BLB : J’vas vous répondre avec monsieur de Tocqueville : « Les hommes ne sauraient jouir de la liberté politique sans l’acheter par quelques sacrifices, et ils ne s’en emparent jamais qu’avec beaucoup d’effort. »

JLdV : « Alea jacta est** !  »

                                          JLdV

*(Re)lire : http://lecaennaisdechaine.over-blog.com/article-caen-une-ville-qui-a-peur-de-grandir-39489115.html

** " Le sort en est jeté. " Jules César

ADDENDUM :

Maintenant, voici en annexe un article inédit exposant le bilan de Brigitte Le Brethon, écrit quelques mois après l’élection de 2008, retrouvé dans mes propres archives :

 « Maintenant que les élections sont passées, on ose ce qu’aucun média n’a osé faire : le bilan de Brigitte Le Brethon. On a donc ouvert les archives de 2001 pour se souvenir de ce qu’elle avait proposé et voir ce qu’elle a fait, ou à moitié, et n’a pas fait."

            Ce qu’elle a fait

- Un itinéraire des artisans d’art

- Un centre de ressources pour les associations

- La gratuité des musées du château

- baisse de 10% des charges fiscales pour les entreprises

            A été voté peu avant 2008

- Un parking souterrain Fossés Saint Julien

- Projet commercial des rives de l’Orne

            Ce qu’elle a fait plus ou moins

- Un grand salon du livre : après tâtonnements, il semble se développer au château.

- Lieux pour l’art contemporain : seul, le musée des Beaux-Arts a reçu quelques sculptures des réserves des musées parisiens.

- Lieux pour les musiques actuelles : Le Cargö, déjà prévu en 95.

- Le développement d’un pôle technologique au Mont Coco : à l’ombre de Philips, dans les anciens locaux de Kodak, subsistent quelques projets tenant plus de la recherche scientifique qu’une véritable expansion industrielle.

- Un pôle à vocation tertiaire : l’hôtel d’entreprises Convergence, entre Vaucelles et la Grâce de Dieu, des TPE qui n’ont pas d’essor certain.

- Des pistes cyclables : juste une barrière de peinture sur des trottoirs ou de larges chaussées.

- Des jeux pour enfants posés comme ça dans quelques rues commerçantes.

            Ce qu’elle n’a pas fait mais qu'elle a proposé à nouveau en 2008 :

- Evènement culturel d’ampleur international

- Centre d’art contemporain Quartier Lorge.

           Ce qu’elle n’a pas fait :

- Nouvelle piscine (arlésienne depuis 95) mais aussi une salle des sports.

- Produits bios dans les cantines municipales.

- Deux plates-formes pour l’emploi des jeunes, une au nord, l’autre au sud.

- Le château véritable moteur du centre-ville.

- Ouverture d’une crèche en centre-ville pour les clients des commerces.

- Création de nouveaux espaces verts

- Une nouvelle école d’ingénieurs.

- Mise en place d’un conseil local de développement

- Marché couvert place Courtonne

- L’église du Vieux Saint Sauveur pour y accueillir la maison de la Normandie (encore fallait-il qu’elle fût d’abord restaurée).

- Salle de répétition artistique rue Claude Decaen (Gare).

- une fête entre les étudiants et les quartiers populaires (idée lancée en l’air).

           N’a pu se réaliser sans être totalement de "sa faute" (encore que…)

Le 2 mars 2001, dans un état d'esprit qui allait devenir frénésie, elle déclare vouloir « une charte entre les polices nationale et municipale, multiplier les commissariats de quartier, développer des lieux d’écoutes des victimes, des antennes de justice à la Pierre Heuzé et à la Grâce de Dieu. »

Ces deux derniers projets auraient pu être d’avant-garde. Les antennes sont absentes, malgré une initiative (brève) d’avocats dans un boui-boui en centre-ville. Les lieux d’écoutes auraient pu voir le jour, nonobstant l’éphémérité d’un secrétariat d’état.

Quant aux deux premiers projets, ils ont subi l’autoritarisme du ministre de l’intérieur après les présidentielles, Nicolas Sarkozy. Néanmoins la reformulation récente par Alliot-Marie n’a pas relancé ces projets. Pas un mot de quiconque sur ce sujet.

           A changé de projet au dernier moment

Une cité de la formation à la Guérinière, sans formation précise, aurait dû voir le jour. Mais c’est devenu entre-temps les nouveaux locaux de la DRASS (Affaires sociales).

Plus surprenant, à la Folie-Couvrechef, le centre d’animation est en fait un centre d’appel pour les entreprises qui voulaient délocaliser. Mais avec Moulinex, c’est devenu moins populaire.

           Projets sans que cela soit de sa compétence.

Agglo : ouverture réalisée de quelques déchetteries.

Région : en train, être à 1h37 de Paris et 2h de Roissy. Le voyage reste entre 1h45 et 2h pour Paris.

             Réalisé sans être prévu

Véol, le vélo en libre-service, fait rapidement pour être à la mode parisienne.

Le skate-park à côté du lycée Malherbe.

             Pour finir quelques phrases de 2001 qui prennent sens aujourd’hui.

Une petite de Raffarin avant qu’on le connaisse bien : « Oui à Rex (Brigitte Le Brethon), non à Mex (Louis Mexandeau) »

Le 9 janvier, Brigitte Le Brethon : « il faut faire en sorte que nul n’ait peur de rentrer seul le soir, que nous retrouvions une tranquillité d’esprit qui s’est perdue au fil des années… »

Le 21 février, Brigitte Le Brethon : « [Louis Mexandeau] Il n’est pas vraiment gentil avec les femmes… Il se présente avec un chien sur son affiche. »

Le 26 février, Jean-Marie Girault : « La ville ne peut accepter une rupture. Elle n’est pas possible. »

Le 27 février, Brigitte Le Brethon : « [Caen] une ville qui se gère comme une entreprise. »

 

  L.H.

 

*Sonia de la Provôté écrit au "Caennais déchaîné":http://lecaennaisdechaine.over-blog.com/article-6-juin-2010-le-bombardement-de-caen-se-poursuit-51718805-comments.html#anchorComment

 Programme de  Luc Duncombe: http://lucduncombe.typepad.fr/mon_weblog/files/32_pages_duncombe.pdf

(Re)lire : http://lecaennaisdechaine.over-blog.com/article-retour-vers-caen-le-futur-66110753.html

  http://lecaennaisdechaine.over-blog.com/ 

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Publié par Le Caennais déchaîné - dans Les confiés du caennais
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Nicole 29/09/2010 19:13



Moquez-vous ! N'empêche, du temps de Bribri on avait un beau mois de septembre avec du soleil et de la douceur ! Pas comme maintenant.



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