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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 11:11

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azur et asmar 

A notre plus grande honte (non, c'est même pas vrai), nous avons grappillé cet article plein d'enseignements signé par notre confrère Fausto Giudice. A lire sans tarder. En deuxième partie, le discours de la Ligue des Droits de l'Homme de Caen... et une piqûre de rappel sur la manipulation des masses. 

PS : D'après l'impayable Ouest-France, vendredi dernier dans la manif Caennaise contre Ben Ali et son régime, les quelques 200 manifestants scandaient :

" Ben Ali assassin ! ".

Pour les absents, précisons que le slogan intégral était :

"Ben Ali assassin, Sarkozy complice ! "

Que voulez-vous, Ouest-France ne se lasse pas de rouler pour le "Grand Talonnier" ...

La Rédaction

  

Tunisie :

Une fois Ben Ali parti,

le bon vieil épouvantail est de retour

   

Eugenio García Gascón est un journaliste espagnol, correspondant à Jérusalem du quotidien progressiste Público. Il vient de publier le16 janvier un article intitulé  “L’empereur était nu” qui est un vrai modèle du genre. En effet, il a réalisé la performance de concentrer en 457 mots les principaux stéréotypes de la pensée unique régnant dans l’Europe laïque et démocratique sur les pays

arabo-musulmans et les mouvements populaires

de révolte contre les dictatures qui s’y déroulent.

En quelque sorte, une application à la Tunisie de ce qu’on

pourrait appeler la “pensée-vargas-llosa”.

Face à de tels articles, trois réactions sont possibles :

1 – Avaler leur contenu sans broncher
2 – Envoyer un commentaire virulent sur la électronique page du journal
3 – Déconstruire dans un but pédagogique.

J’ai opté pour la troisième possibilité. Je m’attelle donc à cette tâche quelque
peu ingrate mais à mon avis salutaire.

Je crois en effet que, face aux pays arabo-musulmans comme la Tunisie,
on peut caractériser les trois étages des sociétés européennes comme suit :
1 – Le rez-de-chaussée (la masse des citoyens) est dans une ignorance
quasi-totale de la réalité vécue par les peuples de ces pays, et totale
pour ce qui est de leur histoire et culture, malgré les séjours touristiques
effectués par des millions d'Européens, malgré la présence de millions
d'originaires de ces pays en Europe ;
2 – Le premier étage (les faiseurs d’opinion) est presque tout aussi
ignorant, et prêt en toute bonne foi à reproduire les pires clichés
et stéréotypes diffusés par les “spécialistes” autoproclamés et médiatisés ;
3 – Le deuxième étage (les cercles de pouvoir) est beaucoup plus
informé, d’autant plus qu’il est mêlé de près à la mise en place et
au maintien des dictatures qui écrasent les peuples de l’Orient
arabo-musulman et de l’Occident arabo-berbéro-musulman.
Il pratique donc en toute mauvaise foi le mensonge, la désinformation
et la langue fourchue, caractéristique fondamentale des Visages-Pâles
bien connue de tous les spectateurs de westerns.
 
Ce deuxième étage s’appuie sur le premier étage pour garder
le contrôle du rez-de-chaussée. Il faut donc concentrer
le tir sur le premier étage pour ouvrir les yeux des gens du
rez-de-chaussée.
 
Je vous propose donc une déconstruction paragraphe par
paragraphe de l’article de Don Eugenio, traduit par moi.
 

 Vieux fantôme - Nouveau fantôme - Giacomo Cardelli

 
A la gente que conoce Túnez no le ha sorprendido lo ocurrido, aunque otra cosa distinta es pensar que la situación que se ha creado en este país del Magreb sea exportable al resto de Oriente Próximo. Hablar de la primavera tunecina es hermoso, aunque se debe precisar que a día de hoy no existen garantías de que el proceso que ahora se inicia vaya a terminar como acabó en Europa del Este tras la caída del muro de Berlín; es decir, con un contagio democrático.

Les gens qui connaissent la Tunisie n’ont pas été surpris par ce qui s’y est passé, bien que ce soit autre chose de penser que la situation qui s’est créée dans ce pays du Maghreb soit exportable au reste du Proche-Orient. Parler de printemps tunisien est bien beau, bien qu’il faille préciser qu’au jour d ‘aujourd’hui, il n’existe pas de garanties que le processus qui commence maintenant va s’achever comme cela s’est passé en Europe de l’Est après la chute du Mur de Berlin : à savoir, par une contagion démocratique.


Déconstruction

Passons sur la vision géographique de l’auteur, qui place le Maghreb au Proche-Orient. C’est sans doute
le double effet du fait que, résidant à Jérusalem depuis 20 ans, il a adopté
la carte mentale israélienne, qui fait de Tunis, Hammamet et Djerba
des banlieues résidentielles de Tel Aviv et que, d’autre part, il fait
sienne la division du monde opérée par l’administration US, CIA en
tête, qui place le Maghreb dans la zone “Middle East”. C’est d’autant
plus cocasse que Maghreb signifie…Occident !
Qui sont les gens qui connaissent la Tunisie ? Sans doute
les Israéliens d’origine tunisienne et les spécialistes qui viennent
de réaliser une opération militaire, avec l’aide européenne,
pour « sauver » 21 touristes israéliens coincés en Tunisie, étant bien
entendu que, dès le départ de “notre ami” Ben Ali, la Tunisie
a basculé automatiquement dans le “territoire ennemi”. Et c’est bien
contre cela que notre auteur nous met en garde : attention à ne pas
mélanger un vrai et bon printemps démocratique européen
(Berlin, novembre 1989) avec un faux printemps tunisien.
Nous voilà avertis d’emblée.
 
La dictadura de Ben Alí es similar en muchos aspectos a la que se da en otros países de la región. No se permitía la disidencia y una gran parte de la oposición se encontraba exiliada en Francia. La represión de los islamistas era completa. El régimen policial los mantenía apartados de los lugares estratégicos. Había una dictadura que era tolerada por todo el mundo (la Unión Europea tiene con Túnez un acuerdo de asociación, como con Israel), y casi se podría decir que se sustentaba firme en el apoyo expreso o tácito de la mayoría de la población.
La dictature de Bel Ali est semblable sous beaucoup d’aspects à ce qui existe dans d’autres pays de la région. La dissidence n’y était pas permise et une grande partie de l’opposition était exilée en France. La répression des islamistes était totale. Le régime policier les maintenait à l’écart des endroits stratégiques. Il y avait une dictature tolérée par tout le monde (l’Union européenne a un accord d’association avec la Tunisie, comme avec Israël), et on peut presque dire qu’elle s’appuyait fermement sur le soutien exprès ou tacite de la majorité de la population.

Ici un bel oxymore : une dictature totale appuyée par la majorité
de la population. Le mystère reste donc entier : comment une
population « appuyant majoritairement » une dictature peut-elle
soudain se révolter contre celle-ci ? Patience, vous allez bientôt
comprendre.
 
Al fin y al cabo, la corrupción beneficiaba a una gran parte de la sociedad tunecina. Esto es algo que se sabía, pero nadie ponía el grito en el cielo. Nadie decía que el emperador estaba desnudo, ni dentro ni fuera. La irrupción de la gente en las calles durante el último mes ha sido algo inesperado, como lo fue la caída del muro de Berlín, que no anticiparon ni los grandes expertos en el bloque soviético que había en EEUU. Pero también es verdad que lo de Berlín luego no le extrañó a nadie, como ocurre ahora con Túnez.
 
Au bout du compte, une grande partie de la société tunisienne bénéficiait de la corruption. C’est quelque chose que l’on savait mais que l’on ne criait pas sur les toits. Personne ne disait que l’empereur était nu, ni à l’intérieur ni au dehors. L’irruption des gens dans la rue durant le mois écoulé a été quelque chose d’inattendu, comme le fut la chute du Mur de Berlin, qui n’avait pas été anticipée par les grands experts du bloc soviétique qu’il avait aux USA. Mais il est aussi vrai que ce qu’il y avait à Berlin n’a ensuite manqué à personne, comme cela arrive maintenant avec la Tunisie.

Ici, l’auteur fait un étalage complaisant de son ignorance :
il n’a apparemment jamais entendu parler ni de la révolte dans le
Sud tunisien, dans le bassin minier de Gafsa, au printemps et durant
l’été 2008, ni des câbles diplomatiques révélés par WikiLeaks,
dans lesquels l’ambassadeur US Robert F. Godec ne mâche pas
ses mots sur la dictature mafieuse de Ben Ali, “que l’on ne peut pas
considérer comme notre allié”, écrivait-il. La révolte n’était donc
inattendue que pour ceux qui, comme l’auteur, ne suivaient pas
la blogosphère tunisienne et planétaire.
 
El experimento democrático en Túnez no entraña los grandes riesgos que podría implicar en otros países árabes, principalmente en Egipto, donde la enorme fuerza del fundamentalismo es visible a pesar de la represión. Túnez es un país pequeño, con un alto nivel educativo, prácticamente bilingüe y sin grandes conflictos internacionales. Además, la fuerza real del fundamentalismo es desconocida, aunque si hay elecciones pronto la conoceremos. En Egipto, por el contrario, si zozobra el régimen, el panorama sería mucho más negro, tanto a nivel interno como internacional.
L’expérience démocratique en Tunisie n’implique pas les grands risques qu’elle pourrait impliquer dans d’autres pays arabes, principalement en Égypte, où l’énorme force du fondamentalisme est visible, malgré la répression. La Tunisie est un petit pays, avec un haut niveau d’éducation, pratiquement bilingue et sans grands conflits internationaux. En outre, la force réelle du fondamentalisme est inconnue, bien que nous pourrons la connaître s’il y a des élections bientôt. En Égypte, en revanche, si le régime s’effondre, le panorama serait beaucoup plus noir, tant sur le plan interne qu’international.

On commence à comprendre où Don Eugenio veut en venir :
si vous laissez les peuples arabes exercer la démocratie,
ils vont choisir le fondamentalisme, et c’est un véritable danger.
Même si dans le cas de la Tunisie, ce danger n’est pas sûr.
Le fondamentalisme est associé à l’ignorance et au monolinguisme.
Les petits peuples éduqués et “pratiquement bilingues” sont
(peut-être) vaccinés contre cette maladie. L’auteur, qui vit à
Jérusalem, ne semble avoir jamais entendu parler d’un petit
peuple “hautement éduqué” et “pratiquement trilingue” appelé
le peuple palestinien qui a fait une expérience démocratique en
2006 et a voté pour les “fondamentalistes” du Hamas. Il a été
sévèrement puni pour ce choix par ceux auquel l’auteur
semble s’identifier totalement : l’Occident démocratique et son
fer de lance, Israël. Quant à l’inquiétude qu’il essaye de nous
communiquer à propos de l’Égypte, elle nous laisse sans voix :
c’est celle qui règne à Tel Aviv et à Washington, où l’on a peur
de perdre le principal allié dans le monde arabe, la dictature
du vieux Moubarak. Si cette dictature s’écroulait, nous prévient
l’auteur, ce serait une catastrophe.
 
Peligro del fundamentalismo
En Túnez, el contador ahora se pone en marcha desde cero. De lo que se trata es de construir una sociedad democrática en una región que carece de precedentes. Es prematuro juzgar si el futuro dará la razón a quienes apuestan por el establecimiento de instituciones plurales, pero el intento, aunque fracase, habrá merecido la pena.
Y Europa debe enviar mensajes claros, pero al mismo tiempo debe andar con cuidado para no colaborar con los fundamentalistas y no facilitarles el acceso al poder.
 
Danger du fondamentalisme
En Tunisie, le compteur se remet en marche à partir de zéro. Il s’agit de construire une société démocratique dans une région qui manque de précédents. Il est prématuré de juger si l’avenir donnera raison à ceux qui misent sur l’établissement d’institutions plurielles, mais la tentative, même si elle échoue, aura valu la peine.

Et l’Europe doit envoyer des messages clairs, mais en même temps elle doit avancer avec prudence pour ne pas collaborer avec les fondamentalistes et ne pas faciliter leur accession au pouvoir.

Je me mets à la place du lecteur lambda de Público :
mais qui sont donc ces fondamentalistes tunisiens contre lesquels
Don Eugenio nous met en garde ? Sans doute les mêmes contre
lesquels le bras droit de Netanyahu, Sylvan Shalom, vient de
mettre en garde. Ou Mezri Haddad, l’ambassadeur tunisien auprès
de l’Unesco, qui a démissionné de son poste quelques heures avant
la fuite de Ben Ali.

Interviewé par la chaîne Al Jazeera, ce personnage grotesque
a accusé Hamma Hammami, leader du petit Parti communiste des
ouvriers de Tunisie, un des rares opposants qui n’a choisi ni l’exil
ni la collaboration (à la différence de Mezri Haddad) pendant les 23 ans de dictature, d’être un agent des islamistes.

Pour tranquilliser tout ce beau monde, Rachid Ghannouchi,
le leader historique du mouvement islamiste Ennahdha,
de son exil londonien, a prévenu : il ne se présentera pas à
l’élection présidentielle et (les restes de) son parti (pulvérisé
par la répression de Ben Ali, avec la bénédiction de tous
les démocrates) ne se présentera pas aux élections
législatives. L’Occident démocratique et son fer de lance israélien
peuvent donc être rassurés : le spectre qui les hante restera hors
jeu. Mais ils doivent rester vigilants : l’hydre islamiste a de
nombreuses têtes et ils doivent rester vigilants pour identifier
les déguisements “démocratiques” qu’elle va essayer de prendre.

Madame Souheyr Belhassen, présidente tunisienne de la Fédération
internationale des droits de l’homme, nous a déjà fait part de
son inquiétude : la jeunesse révoltée tunisienne est “travaillée”
par les mauvaises idées islamistes. La preuve irréfutable :
un chanteur de rap a commis une chanson contre la minijupe.

Ma conclusion : c’est avec de tels articles qu’on alimente
les fantasmes des citoyens européens et qu’on prépare
l’opinion à tous les mauvais coups venant du “deuxième
étage”. Une chose est claire : les peuples arabes et
musulmans n’ont droit à la démocratie que si NOUS fixons
les règles. Sinon, ils devront continuer à supporter les
dictateurs que nous leur imposons.

Don Eugenio, honte sur toi !
 
Fausto Giudice
    

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TUNISIE – RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN

CAEN, LE VENDREDI 14 JANVIER A 17H30.

La Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme (F.I.D.H.)

a appelé à la création d’une commission d’enquête internationale sur

la répression sanglante des manifestations en Tunisie car la situation

répressive observée est susceptible de relever du Conseil des Droits de

l’Homme des Nations Unies réuni en session d’urgence.

Le bilan en terme de victimes est tragique et lourd du fait de l’usage

disproportionné de la force avec en particulier les tirs intentionnels

et meurtriers à balle réelle par la police du Régime.

Objectivement, les interventions télévisuelles de BEN ALI n’apportent,

à la place des réponses attendues par les populations, que des mots

inutiles comparés aux meurtres dont le Régime qu’il préside s’est rendu

coupable. Le limogeage d’un « Ministre de l’intérieur-Fusible », les

autres arguties, grigris et colifichets à deux balles n’indiquent rien

d’autre que sa volonté de sauver l’essentiel d’un système de pouvoir

mafieux qui fonctionne au profit principal de sa bande.

L’ensemble de ses gesticulations ne suffit désormais plus à

répondre aux revendications légitimes des manifestants : il y a eu trop

de morts, trop de sang versé, trop de violences, trop d’injustices, parce

que trop de surdité. Il est trop tard, plus personne ne peut croire ce tyran,

les heures de son Régime sont désormais comptées.

La situation peut cependant continuer de se détériorer davantage encore,

dans un contexte où les libertés fondamentales ont été et

sont encore systématiquement bridées et où l’impunité des auteurs de

violations des droits de l’Homme est totale.

Ainsi, c’est avec de nouvelles personnes que se mènent les nouvelles

politiques, sous réserve qu’elles soient guidées par de nouveaux principes.

Ces principes (« nouveaux » pour les seuls dictateurs) sont énoncés dans

la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948. Ces principes

n’auront jamais fini d’épuiser leur potentiel révolutionnaire. Ils sont ceux de

la Liberté et de l’Egalité. Particulièrement, pour ce qui concerne le peuple

tunisien, la Liberté d’opinion, laquelle se décline dans les différentes

libertés d’expression, dont la liberté d’association, avec son droit

indissociable à manifester, et la liberté de la presse, avec la nécessaire

indépendance de celle-ci. La Liberté et l’Egalité se trouvent

garanties par l’Indépendance de la Justice et par des formes

institutionnelles permettant la séparation des Pouvoirs.

Sous le régime despotique de BEN ALI, le musellement de la société civile,

des médias indépendants et des partis politiques à laisser la société sans

aucun relais traditionnel entre le Pouvoir et la population. Les efforts

exceptionnels entrepris dans ces conditions par les avocats et les syndicalistes

doivent cependant être soulignés. Malgré cela, actuellement aucun

contrepouvoir n’est en mesure de jouer efficacement l’indispensable rôle

de garde fou nécessaire à toute société ouverte et pluraliste.

Dans ce contexte et ces conditions, la F.I.D.H. a appelé, dans un premier

temps, à la création d’une commission d’enquête internationale pour

l’établissement des faits et des responsabilités s’agissant de la répression

arbitraire et meurtrière des manifestations. Les principaux responsables de

l’usage de balles réelles contre des manifestants, doivent savoir que leurs

actes ne resteront pas impunis, qu’ils soient exécutants, donneurs

d’ordres ou responsables moraux. En particulier, la F.I.D.H. a appelé les

rapporteurs spéciaux des Nations Unies sur les exécutions sommaires, et

sur la liberté d’opinion et d’expression, sur l’indépendance du pouvoir

judiciaire et sur les défenseurs des droits de l’Homme à prendre

conjointement toutes initiatives utiles à cette fin.

Dans un second temps, la F.I.D.H. a appelé à la suspension des

discussions de partenariat entre l’Union européenne et la Tunisie sur le

rehaussement du statut, celle-ci tentant d’obtenir le statut de « partenaire

avancé ».

Dans un troisième temps enfin, la F.I.D.H. a appelé les États partenaires

de la Tunisie à faire valoir auprès de ses dirigeants actuels, leurs

préoccupations et à oeuvrer pour l’arrêt immédiat des exécutions

sommaires et qu’une réponse pacifique et respectueuse des droits

humains, soit apportée aux revendications légitimes des populations.

Plus largement, alors que le XXème siècle fut celui des indépendances,

le XXIème siècle sera celui de l’émancipation des citoyennes et des

citoyens dans un Maghreb libre, démocratique, laïc et juste « ou ne sera

pas ».

*****

Nous vous invitons maintenant, en mémoire et en hommage des citoyennes

tunisiennes et des citoyens tunisiens assassinés par balles par des

forces policières criminelles aux ordres du despotisme ; en soutien et

en amitié des familles tunisiennes meurtries par l’Inadmissible et la

Barbarie ; en l’espoir de la réalisation des rêves de liberté et de

démocratie, d’égalité et de justice, de fraternité et de vie décente du

peuple tunisien dans son entier et de sa jeunesse en particulier ;

alors que d’en d’autres villes de France, dont la ville de DIJON, des

rassemblements semblables se tiennent en l’instant ; a marquer une

minute de silence et d’indignation.

*****

TENEZ-VOUS PRET POUR

DE NOUVELLES MOBILISATIONS

DE SOUTIEN S’IL LE FAUT.

 

Pour mémoire : http://lecaennaisdechaine.over-blog.com/article-les-10-strategies-de-manipulation-de-masse-61386142.html

 

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Publié par Le Caennais déchaîné - dans Opinion
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