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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 09:10

"Les tragédies de l’Histoire révèlent les grands hommes ; mais ce sont les médiocres qui provoquent les tragédies." Maurice Druon

   http://lecaennaisdechaine.over-blog.com/  Replica_catapult.jpgBaliste ou catapulte : engin fort sympathique, écologique, pratique, et créateur d'emplois, puisqu'en outre il fait appel à une nombreuse main-d'oeuvre pour son maniement dans le lancer de lourdes pierres et autres projectiles, à seule fin de fracasser murailles, édicules, chaumières, hôtels particuliers, bâtiments civils, garnisons, chapelles, et accessoirement les fortes têtes qui s'y opposeraient...

 

Entre autres amoureux des havres de paix ; de ceux soucieux de la préservation du Patrimoine, de l'Histoire et de sa Mémoire ; ou des précautionneux quant à la qualité et à la quantité du bâti nouveau pour cette ville ; il semblerait que les ultra-catholiques et le Front National de la Jeunesse, s’immiscent à leur tour dans la polémique qui bat son plein suite à l’annihilation du Cloître du Bon Sauveur. Bravo, et encore merci à messieurs Duron et Lecoutour (et également à leurs prédécesseurs) de nous infliger aussi cela !

Le texte qui suit est signé par Louis-Benoît GREFFE que nous appréhendons comme faisant partie de l’une des trois premières catégories...  A sa demande, nous communiquons en préambule une liste – exhaustive (?) – des futurs désastres possibles, communiquée par Philippe CLERIS, Membre du Collectif Bienvenue En Normandie, et Membre de la Société des Antiquaires de Normandie :

    « Une maison signée Pierre AUVRAY non loin du Jardin des Plantes »

    « Les derniers bâtiments de l'Hôpital Clémenceau avec une chapelle »

  « Le Palais Fontette après le déménagement du TGI sur la presqu'île »

   « L'Ancienne Visitation (Caserne Lorge), son cloître, et son jardin »

    « La friche de l'ex-caserne DECAENS Rive Droite »

    « L'ancienne Chambre de Commerce chef-d’œuvre de la Reconstruction déjà amputé par Bouygues de son escalier quelques semaines avant le classement de ce dernier... »

    « Le site du "Petit Lourdes" à Hérouville, dernier site religieux du XIXe siècle désormais dans l'agglomération, (avec la nouvelle Visitation rue du Carel toujours occupée par sa communauté) »

    « Les vieux cimetières du centre ville actuellement pris en charge de façon minimale par le service des espaces verts, avec des monuments non entretenus et tombant en ruines »

 NDLR

        logo-lfdc-12751d2 

Bonjour Monsieur de Colandon,

Je vous écris suite à la lecture des articles de votre blog au sujet de la démolition du cloître du Bon-Sauveur et à la citation de ses contenus sur mon site, consacré au patrimoine religieux : La France des Clochers.

Ayant séjourné deux semaines à Caen en juillet 2009, j'en avais profité pour photographier tous les édifices religieux de la ville, et tout mettre sur le site, édifices existants et édifices disparus.

Je suis de Loire-Atlantique, naviguant entre Paris et la région Nantaise, c'est pourquoi je n'ai pu suivre l'affaire en direct. Cela dit, il faut maintenant se mobiliser pour que le reste ne soit pas démoli - je parle là, des bâtiments dans l'enceinte de la DRAC et de la première chapelle.

J'ai aussi photographié le cloître du BS, que je pressentais bon pour la démolition, et comme je l'ai vu faire pour un ancien couvent à Nantes (moins historique, certes), toujours pour les mêmes motifs : immobilier, pour le groupe Arc, cette fois.

AT-TER-RE, je suis atterré de devoir compter ce monument comme une ombre du passé. Atterré de voir que le vandalisme continue en terre Normande, que l'on dépense des millions pour la pointe du Hoc (qui de toute façon se fera bouffer par la mer) mais qu'on ne fait rien pour des lieux qui ont sauvé des villes, atterré du manque de réaction, et de l'opinion, et des dirigeants, qui s'emballent pour des tas d'autres futilités.

J'ai donc fait les honneurs une dernière fois au cloître du Bon-Sauveur en deux endroits :

Chapelles (début de la page) pour la grande chapelle du BS, la chapelle St Joseph (dans la DRAC) et la petite chapelle funéraire de l'hôpital

Anciennes églises / Anciennes chapelles (en bas de la page) : tout en bas du message, voir à "Ancien oratoire du cloître du Bon-Sauveur, avec les photos de 2009, en ajoutant aux articles de l'Etoile Normande les vôtres, qui ont le mérite d'exposer les développements de l'affaire. 

 Savez-vous si à la suite de ce scandale, la première chapelle du BS (chapelle St Joseph, dans l'enceinte de la DRAC) sera sauvée ou non ? Si non, il s'agit maintenant de se mobiliser pour elle et pour les vieux bâtiments de la DRAC...

D'autre part, les bâtiments du BS donnant sur la rue Caponière (et sur la Place Villers, devant l'ancienne entrée du CHS) m'ont semblé déjà privatisés (BAL, digiphones, balcons etc.).

Je vous serais aussi très reconnaissant de me signaler par mail toutes les destructions ou dommages commis envers le patrimoine Caennais après la Reconstruction du fait de la pusillanimité et de l’impéritie de ceux et celles qui étaient chargés de le protéger.

Cordialement, 

 Louis-Benoît GREFFE

 

http://lafrancedesclochers.xooit.com/index.php   

http://lafrancedesclochers.xooit.com/t338-Caen-14000.htm#p455   

     http://lecaennaisdechaine.over-blog.com/ 

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Publié par Le Caennais déchaîné - dans Vie caennaise
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commentaires

LB GREFFE 24/04/2011 20:07



Bonsoir,


Je voulais savoir si la chapelle Saint-Joseph dans la cour de la DRAC a été détruite ou pas encore?


Où en sont les travaux sur le site du BS? Les fouilles etc.?


Bien à vous,


LB GREFFE, http://lafrancedesclochers.xooit.com



Le Caennais déchaîné 25/04/2011 11:45



Rien de nouveau de la part de qui que ce soit !


Vous pouvez toujours contacter les deux adresses qui suivent...


 Cordialement


sauvegardecloitre@hotmail.fr


bienvenorm@yahoo.fr


 



LB GREFFE 24/04/2011 02:09



Bonsoir,


La chapelle de l'Hopital Clémenceau peut être retirée des catastrophes à venir, en revanche l'Hopital sera abattu: http://www.tendanceouest.com/caen--urbanisme--quartier-clemenceau--renouvellement-urbain--CHR,1339.media?a=11590


Cela dit, au vu des "réhabilitations" au Bon Sauveur, il convient de surveiller attentivement le déroulement et l'issue du chantier. Je déclasse donc sur mon site (http://lafrancedesclochers.xooit.com/t338-Caen-14000.htm#p438 partie "Chapelles") la chapelle de l'Hopital Clémenceau de
la catégorie "en péril" pour la passer dans la catégorie "à surveiller".


Quid du site du Bon-Sauveur depuis juillet dernier?


Sincères salutations historiques,


LB GREFFE, http://lafrancedesclochers.xooit.com



Le Caennais déchaîné 24/04/2011 08:05


Quid ? Eh bien, à notre grande consternation : rien ! Le tempérament Caennais n'est plus à faire... Cordialement


la pecnaude 25/07/2010 00:53


C'est grave, et cela indique une détérioration complète du système qui gère actuellement les affaires de France. Pourquoi se gèner, si l'exemple nous est donné au plus haut ?
Bon courage.


Le Caennais déchaîné 25/07/2010 11:30



Vous avez raison. A ceux qui ne savent pas quoi faire de leurs vacances, nous leur proposons de s'initier à la conduite d'engins bulldozers... et d'aller " faire quelques travaux "
du côté de chez certains Elus.


 



Philippe CLERIS 23/07/2010 17:20


Attention! Il ne faut pas dire n'importe quoi...

Le "cloître" ou promenoir en bois avec son jardin n'étaient justement pas classés Monument Historique: seules la chapelle 1950 et la façade du Grand Corps du XIXe siècle ont été classés MH en
2006.

La Commission régionale patrimoine et site avait proposé un classement global du site mais le directeur des affaires culturelles de l'époque a préféré la solution d'un classement des éléments
essentiels pour ne pas nuire à l'optimisation immobilière du site: le classement n'a pas tenu suffisamment compte de l'intérêt architectural et historique du site, c'est un fait. Comme il en est
deux autres:

1 Ce qui est démoli ou qui va l'être n'était pas classé (ce qui est regrettable)
2 Sur le fond, le Permis de Démolir et l'avis de classement pouvaient être attaqués devant le tribunal administratif: au regard de la loi de 1913 sur le périmètre des Monuments Historiques et de la
jurisprudence ils sont illégaux mais sur la forme, tous les délais de recours sont dépassés et l'affichage du permis de démolir a été jugé suffisant par le TA de Caen qui a rejeté le recours en
référé suspensif des travaux de démolir déposé par les riverains opposés à la dénaturation irréversible du site historique du Bon Sauveur

Voilà les faits. La seule chose possible à faire sera de surveiller les agissements d'EIFFAGE sur un chantier de démolition qui s'annonce technique et difficile car il va falloir tourner autour des
façades classées ou inscrites à l'inventaire ou encore passer au plus près de la résidence des riverains contestataires: au moindre incident ou accident détériorant les éléments classés, il faut
faire un signalement au préfet et à la direction régionale des affaires culturelles dont les bureaux sont en voisinage direct avec le site détruit.

A paraître: un reportage photo dans le prochain numéro du Figaro Magazine


Sylvie 20/07/2010 16:48


Comme le cloître du Bon Sauveur était un monument historique classé et que sa disparition laisse un vide dans le coeur des Caennais, la solution s'impose donc :

- Vous devez en tant que riverains et habitants de Caen porter plainte contre la société Eiffage (auteur du vandalisme vis-à-vis d'un monument classé)et la mairie qui a laissé faire cette
profanation envers un lieu mémoriel de la seconde guerre mondiale. La plainte devrait se porter sur plusieurs choses :
- Non-déclassement du site historique (alors que cela doit faire l'objet d'une demande auprès des services de l'Etat);
- Le maire n'a même pas avisé le Préfet de la destruction prochaine du cloître (alors que cela doit se faire immédiatement 24 heures à l'avance : obligatoire) ;
- Pour détruire un monument historique, il fallait avoir l'avis consultatif des Bâtiments de France et du Patrimoine + celui du Ministère de la Culture.
- Il n'y a pas eu d'autorisation ni de la Préfecture, ni de celle du Ministère de la Culture (défauts).
- Tout s'est fait à la va-vite sans concertation.

Il y a 20 ans, le maire d'une ville de la région parisienne était arrêté pour avoir démoli sans autorisation une église classée. Il s'agissait du maire communiste de Montreuil.

En plus, je vous signale que le cloître du Bon Sauveur appartient à l'Etat et le détruire revient à commettre un acte répréhensif au niveau des lois juridiques sur la protection des édifices
religieux et historiques.

Veuillez contacter le Préfet et demander lui si le maire l'a avisé pour détruire un monument historique du XIXe siècle qui avait sauvé la ville de Caen de la destruction totale.

Porter l'affaire devant une juridiction pénale.

Le préfet suspendra le maire de ses fonctions.


Le Caennais déchaîné 20/07/2010 18:14



Nous faisons suivre auprès des riverains et autres... Merci à vous.



Philippe Cléris 15/07/2010 12:48


14 juillet 2010: défaite nationale, les Vandales sont dans leur droit...

Voilà ce que l'on peut dire, somme toute, après le rejet du référé en suspension des travaux de démolition du site du Bon Sauveur par le Tribunal administratif de Caen au motif que le défaut de
publicité pour l'affichage du permis de démolir n'est pas caractérisé: les plaignants n'ayant pas lu le panneau dans les délais impartis puisqu'ils n'ont pas souhaité campé tout l'été 2009 sous les
grands murs aveugles d'une petite rue adjacente certes publique mais peu passante, les plaignants donc sont tombés dans le panneau... La bonne foi ne suffit pas à faire droit et, une fois de plus,
cette dure réalité "humaine" se confirme:

les margoulins ont plus intérêt à bien connaître le droit que les honnêtes gens...

Car sur le fond, les permis de démolir et de construire d'Eiffage sont entachés d'illégalité au regard de la loi de 1913 sur les Monuments Historiques ou au regard de la jurisprudence
administrative qui précise la loi et son application: il est par exemple INTERDIT par la loi et cette jurisprudence de détruire la cohérence d'un lieu ou d'un ensemble de bâtiments lorsque que
cette unité et cette cohérence est évidente. La façade classée sera privée de son jardin et de son promenoir en bois et la chapelle sera noyée au coeur d'une co-propriété à l'architecture médiocre
(grands cubes de béton crépi trop hauts ou trop près des éléments classés; balcons ouverts au Nord Est; jardin réduit de moitié et dégradé en dalle de béton engazonné au dessus d'un parking
souterrain; excavation du sous sol au droit de la façade classée)

La suite du chantier va obliger Eiffage a jouer avec les limites de la légalité: on a déjà eu un avant goût avec le saccage en moins de 4 heures du promenoir en bois. Eiffage au moins ne joue pas
avec les mots, ils démolissent ils ne "déconstruisent" pas...

La suite?

Y-aura t-il des fouilles archéologiques d'urgence avant de creuser le parking souterrain ? si oui, dans quelles conditions seront-elles menées?

Il faudra découper une façade en retour à la disqueuse pour ne par ébranler une chapelle et ses vitraux inscrits à l'Inventaire et appartenant à la DRAC
Il faudra pénétrer dans la cour intérieure de la DRAC avec des engins de chantier pour démolir l'un des bâtiments et en construire un autre pastichant les autres bâtiments de la cour...
Il ne faudra pas ébranler la chapelle du Bon Sauveur elle-même qui a été classée Monument Historique.
Il faudra enfin veiller à ce qu'aucun gravas ne tombe sur la façade de la résidence d'en face avec une grille de chantier situé à moins de cinq mètres de ladite résidence...

Sans même parler des éléments remarquables du promenoir détruit (la statue du Bon Sauveur pour le jubilé de l'Abbé Jamet datant de 1837 a été pulvérisée par le passage de la pelleteuse de la
société LECLERC) ou déposés (le crucifix trainé dans l'herbe; les statues de la Vierge à l'enfant et de Saint Jean de l'oratoire néo-gothique écrasé lundi 5 juillet 2010 par les pelleteuses de la
société LECLERC): que vont devenir ces éléments? ainsi les quelques colonnes de bois subsistantes de la colonnade vandalisée il y a une semaine?

On nous promet LACHEMENT un "espace vert" public avec un petit promenoir croupion récupérant ce qui peut l'être et une "stèle commémorative" sur les lieux: hommage malpropre du vice à la vertu, une
compromission de plus dans la compromission...

Il aura fallu détruire ce lieu historique de la Bataille de Caen et de sa mémoire pour qu'il soit enfin reconnu: il faudra le moment venu commémorer cette honte au coeur des futurs "jardins du
Carel" sous les fenêtres de résidents qui ne seront jamais des habitants car ceux et celles qui connaissent la mémoire et l'histoire de ces lieux désormais détruits ne pourraient dignement
supporter d'habiter ... là

Le cynisme et l'âpreté au gain des uns nourrit la lâcheté et la mauvaise conscience des autres: les Vandales campant dans leur "bon droit" n'ont donc pas peur du scandale...

Lâcheté qui peut confiner au pathétique le plus consternant: ainsi la "plaidoirie" de l'avocat représentant la municipalité à l'audience du Tribunal administratif lundi dernier justifiant l'intérêt
général de construire de nouveaux logements sur le site du Bon Sauveur en relativisant la portée et la signification de ce qui s'est passé à Caen entre le 6 juin et le 9 juillet 1944...

1944 à Caen et en Normandie, est-ce un détail de l'Histoire?

La colère de Monsieur André Heinz, qui a aujourd'hui 90 ans et qui fut ce courageux ambulancier qui osa mettre cette grande croix rouge sang au centre du jardin aujourd'hui saccagé, sera bien mieux
notre mémorial que la plaque commémorative qui sera boulonnée d'ici quelques mois par de pleutres officiels au coeur d'un site irrémédiablement défiguré.

On ne manquera pas de s'interroger pour finir sur l'avachissement moral de nos "élites" ou responsables: le mélange des genres, la connivence, sinon la collusion d'intérêt (voire la corruption
lorsque nos responsables manquent de subtilité) est en France un sport national.

On s'interrogera ainsi sur les motifs en 2006 d'un classement et d'une sauvegarde minimalistes du site historique du Bon Sauveur: pour ne pas entraver déjà à l'époque l'intérêt d'un promoteur
immobilier?
Il me semble qu'une commission régionale du patrimoine et des sites doit d'abord agir pour l'intérêt général d'un site ou d'un patrimoine et non pas pour celui d'un promoteur immobilier...

On a beaucoup parlé, à juste titre, de l'affaire Woerth- Bettencourt avec au centre du débat une évidente connivence ou collusion d'intérêt avec un homme qui fut à la fois ministre du budget et
trésorier d'un parti politique ayant affaire avec la 3ème plus grosse fortune de France...

On pourra donc s'étonner que l'architecte du projet EIFFAGE, M Patrick Bienvenu siège à la Commission Régionale du Patrimoine et Site qui a eu à statuer sur la protection du site du Bon Sauveur en
2006: même si le cabinet Bienvenu n'avait pas en charge la maîtrise d'ouvrage du projet immobilier en cours à l'époque, cette situation nous laissera au moins dans la perplexité...

Il faut donc sans tarder tirer toutes les conséquences de ce désastre, de cette défaite collective pour l'intérêt général à Caen, ville historique s'il en est à cause de sa destruction en 1944 et
de sa Reconstruction: moins qu'ailleurs, la ville ne doit être le terrain de jeu des promoteurs. La municipalité qui laisse détruire un lieu historique essentiel, le lieu qui a permis de sauver
d'autres lieux n'a toujours pas obtenu pour Caen le label "ville d'art et d'histoire" et risque de ne jamais l'obtenir si de telles pratiques perdurent...

Puisque des citoyens et riverains courageux, (saluons ce courage de cette dizaine de co-propriétaires de la résidence établie dans les anciens bâtiments du lycée Jeanne d'Arc et qui démontre a
contrario qu'une réhabilitation réussie et intelligente est possible) ont tenté de défendre une politique de défense et de valorisation du patrimoine urbain caennais devant les tribunaux, puisque,
de fait, Monsieur LECOUTOUR, adjoint officiel à l'urbanisme semble confondre la valorisation et la sauvegarde du patrimoine urbain caennais avec la signature de permis de démolir, il faut donc la
création d'une association de défense et de valorisation du patrimoine urbain de Caen, ville qui n'est pas comme les autres en raison de ce qui s'est passé ici en 1944...

La ville a failli disparaître il y a plus de 60 ans et l'urbanisme de la Reconstruction a aussi ses spécificités propres: plus qu'ailleurs, il faut être exigeant avec les marchands de mètres carrés
car faute de secteurs urbains spécifiquement sauvegardés (ZPPUP) c'est tous les coeurs d'îlots en friche, à vendre qu'ils datent d'avant ou d'après 1944 qui sont menacés par les vandales de la
promotion immobilière.

Entre mettre la ville sous la cloche d'une protection intégrale et laisser se poursuivre les bombardements, il est raisonnable, urgent de trouver le juste milieu de l'intérêt général: cet intérêt
général dans une ville aussi historique c'est de privilégier la valorisation du patrimoine urbain et architectural de la ville...

Par principe, la réhabilitation et la transformation des bâtiments existants doivent être préférées à la table rase... Pourquoi? Parce que Caen fut une ville reconstruite après la tabula rasa des
bombes de 1944.

Devra-t-on dans un avenir prochain motiver encore cette évidence devant une cour de justice?

Les grands monuments et églises sauvées de la destruction de 1944 NE SUFFISENT PAS A PROTEGER LA VILLE ELLE-MEME: les croix rouges sang étalées au sol des cloîtres de l'abbaye aux Hommes et du
jardin du Bon Sauveur avaient pu alerter la piété et l'humanité des pilotes de la RAF en 1944...

Les promoteurs immobiliers de 2010 n'ont ni cette humanité ni cette piété: les bombardements se poursuivent car nul n'est sensé ignorer la Loi

Les citoyens de cette ville ont montré dans cette triste affaire qu'ils étaient capables de prendre leurs responsabilités...

Et aujourd'hui, ils se sentent bien seuls!

Philippe CLERIS,
Caennais, membre de la Société des Antiquaires de Normandie


Le Caennais déchaîné 15/07/2010 13:01



Hypocrisie ou schizophrénie ?


 


Pendant que Philippe Duron - "l'historien" - laissait abattre à 400 mètres de ses fenêtres l'objet de la discorde, quelques jours plus tard - le 9 juillet, date anniversaire de la libération de
la rive gauche de Caen - il félicitait André Heintz, fraîchement décoré de la Légion d'Honneur, charmant vieux monsieur de 90 ans, ancien Résistant, ancien Déporté... grâce à qui, le cloître - et
les quartiers alentour - furent épargnés par les bombardements, parce que André Heintz avait fait "peindre" avec DU SANG HUMAIN récupéré auprès des blessés et des morts, une gigantesque
croix rouge, sur d'immenses draps, positionnée dans le cloître, signifiant aux Alliés (avertis par la Résistance) que ce lieu était INTOUCHABLE.


 


A l'issue de la Cérémonie, nous eûmes l'occasion de parler à Monsieur Heintz, et croyez-nous sur parole, celui-ci était complètement abasourdi, d'autant que le 5 Juin, il se trouvait sur place -
nous y étions nous aussi avec les riverains - pour défendre ce haut lieu de l'Histoire Caennaise. Nous nous sommes également entretenus avec Jean-Marie Girault - ancien Maire, et Avocat
de son état - qui nous a paru complètement désemparé par la brutalité et la soudaineté des évènements.


 


Aujourd'hui, les Caennais sont choqués, en colère, et pas prêts de pardonner qu'on ait pu nier et réviser leur Histoire.


 


La Rédaction


 


En complément : http://operationdday.france2.fr/01_dday_d.htm


 



http://www.google.fr/search?sourceid=ie7&q=andre+heintz&rls=com.microsoft:fr:IE-SearchBox&ie=UTF-8&oe=UTF-8&rlz=1I7ACAW_fr___FR345&redir_esc=&ei=SkM_TJ3NB6SXOKqX0JMH


 



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