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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 09:10

" (...) A part gangster et homme politique, y a pas beaucoup de boulots où on peut gagner de l'argent sans se fatiguer " Coluche alias Michel Colucci

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Il manque de l’argent !

Question : Où en trouver, afin de boucher les trous des budgets à venir, diminuer la dette publique, supprimer les déficits, revenir aux règles de fonctionnement européen imposées par Maastricht ? (Dette = 60% du PIB et déficit public = 3% du PIB.)

Réponse : mais tout simplement, dans les comptes des 393 formations politiques recensées et analysées par la CNCCFP (Commission Nationale des Comptes de Campagne et des Financements Politiques) depuis 1997 ! (dont 225 en 2008 et 119 formations présentes chaque année).

En effet depuis 1997, ce sont environ, sur 12 ans :

939 millions d’euros, au titre du financement public (inutile et donc gaspillé, quand on voit que ce financement public instauré pour éviter les magouilles politico-financières d’antan, conduit aux affaires Bettencourt-Woerth et celles inconnues aujourd’hui).

440 millions, le coût de la déduction fiscale de 66% des cotisations et dons versés aux formations politiques (pour un total de 745 millions perçus effectivement par les formations).

64 millions le coût du manque à gagner des bénéfices annuels non imposés (correspondant aux 140 millions de bénéfices engrangés par 119 formations, base 45%) :

En 2008 17 millions pour 119 formations soit 155 000 € par formation

En 2005 13 millions pour 143 formations soit 108 000 € par formation

Bénéfice moyen annuel de 98 000 €

5 millions le coût du profit non taxé des placements financiers et éventuelles spéculations faites (pour un total de 26 millions de capitaux placés sur une base de 25% de taxation).

Soit une économie globale d’environ 1,5 milliards d’euros (environ 25% du coût de fonctionnement des formations).

Dont :

 

Economie

(millions)

Compte de résultat

(millions)

% économie à récupérer

Rang %

UMP

424

407

69%

2

PS

318

427

50%

6

PC

110

248

30%

8

FN+

72

93

52%

4

VERTS

37

45

56%

3

MPF

21

19

75%

1

LO

19

29

44%

7

NPA

15

19

51%

5

TOTAUX

1 015

1 929

53%

 

 

Il n’est pas normal que le citoyen soit contraint de payer cette « rançon collective » aux formations politiques (qui s’apparente à un racket), sous couvert soi-disant de lutter contre le principe des magouilles, dont on découvre qu’il est apparemment vain de lutter contre lui..

Avant c’étaient les sociétés qui payaient (les emplois fictifs, les grosses affaires Urba et autres), maintenant, sans l’avoir consulté, c’est le Peuple qui est ainsi pris en otage par les formations politiques (grandes et petites, dont certaines ne sont là que pour financer les grandes), sans pour autant éviter les « magouilles » dont les affaires Bettencourt-Woerth ne sont qu’un exemple combien illustre aux ramifications multiformes (combien d’affaires similaires ou pires sont bien au chaud, n’attendant ou ne redoutant que leur éventuelle éclosion !)

La politique et son financement est un choix personnel de chacun, et ne doit nullement devenir « obligation et imposition citoyenne ».

La seule obligation incombant au citoyen, selon la déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, Art. 13 :

« Pour l’entretien de la force publique et pour les dépenses d’administration (du pays et non des composantes politiques), une contribution commune est indispensable, elle doit être également répartie entre tous les citoyens (y compris ceux de condition modeste) en raison de leurs facultés " - fussent-elles de 10 € symboliques pour les plus modestes.

Les partis sont-ils indispensables au fonctionnement de la vie harmonieuse du pays ?

Non, si l’on voit la dichotomie qu’ils entraînent…. Et le délabrement qui s’en suit.

Que ceux qui soutiennent telle ou telle idée, se chargent de la financer par eux même !

Le Peuple est déjà pris en otage via le financement des politiques et parlementaires. Doit-il aussi être pris en otage par les formations politiques dont 51%, d’entre elles, ne « vivent » pour l’essentiel, (véritables « pompes à fric ») que par les dons et 14% sont des « officines » de « blanchiment » d’argent, soit 65% des formations étant ainsi hors du circuit classique de la seule fonction politique…

Que dire des « anomalies » acceptées par les présidents de formations, par la CNCCFP, et par l’organisme officiel d’information de l’Etat qu’est le Journal officiel.

Quel nom donner à des  « anomalies » étalées et officialisées sur la place publique, via le J.O. ? (Journal Officiel)

Principe de continuité des comptes de bilan, d’une année sur l’autre, non respecté.

Financement public 1ère tranche : 1 €uro déclaré quand on sait qu’une voix rapporte 1,60 €….. 

Financement public 2nde tranche : le nombre de députés étant de 577, on trouve parfois 1332,8 députés financés.

Les 1 € essaimant, de-ci de-là, dans les comptes de résultats ou bilan, au gré des années, en vue de boucher d’éventuels trous.

Que penser de « Présidents-trésoriers » cumulards en association, comme le sont les  parlementaires en rentes de situation de mandats et d’indemnités…. (720 des 920 parlementaires cumulant les écharpes et surtout les indemnités……)

(…) Les sources utilisées sont la « publication générale des comptes des partis et groupements politiques au titre de l’exercice : 1997 – 2002 – 2003 – 2004 – 2005 – 2006 – 2007 – 2008 », inscrites au J.O. après « contrôle » de la CNCCFP.

L’étude globale est basée sur les 8 années analysées et la règle de trois a été appliquée pour la continuité d’analyse des 12 années prises en compte (faute d’avoir pu trouver les documents des années 2000 et 2001 ainsi que 1998 et 1999).

Que donnera l‘analyse par grandes familles politiques que l’on peut aisément appeler « Cosa Nostra politique » dont les allers et retours financiers entre membres semblent vouloir noyer l’investigateur le plus déterminé que devrait être la CNCCFP, enchevêtrement opaque qui élude sa réalité.

Cela - ajouté aux diverses études d’économies totales (dont plus de 740 milliards d’euros ont déjà été énoncés dans divers articles) à réaliser au niveau du financement des hommes et femmes politiques aux échelons national, régional et départemental - permettrait de supprimer la dette publique en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, mais encore faut-il en avoir la réelle volonté.

Au lieu de s’acharner sur les retraites dont on sait, par avance, que ce qui est imposé, ces jours-ci, ne réglera en rien le problème soulevé, il serait plus intéressant de s’attaquer aux problèmes majeurs des divers « avantages » accordés aux partis, aux politiques, aux riches…..

Méditer sur « celui qui veut, trouve les moyens; celui qui ne veut pas, trouve les excuses ».

Les conclusions, chacun des lecteurs les tirera pour lui-même.

Se souvenir de la loi de Pareto dite « loi des 20-80 » qui stipule que 20% des gens conditionnent 80% des problèmes. Encore faut-il vouloir s’attaquer à ces 20% d’entités qui cumulent 80% des problèmes que les petites gens se voient contraints de financer….. (Bouclier fiscal, taxe carbone, déremboursements, taxes et obligations diverses…)

En somme, c’est devenu : le Peuple au secours forcé des nantis et des grosses entités !!!

                                                      Kelly-Eric Guillon

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Publié par Le Caennais déchaîné - dans Humeur
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