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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 10:11

"L'opérette est un des rares métiers qui permettent à un poète de transformer sa lyre en tirelire." Albert Willemetz

http://lecaennaisdechaine.over-blog.com/mj_gobert.jpg

 

Entrevue (im)parfaitement imaginaire entre Marie-Jeanne Gobert et Germain de Colandon dans une brasserie du centre-ville. Les protagonistes attestent sur l’honneur qu’ils n’ont pas essayé d’attenter mutuellement à leur vie depuis. (Le texte a été retravaillé par le Comité de Rédaction, vous allez vite comprendre pourquoi.) NDLR 

 

Germain de Colandon : Alors Marie-Jeanne ?

Marie-Jeanne Gobert : Oui… Germain ?

GDC : Ca vous fait quoi d’être Maire-Adjoint cumulard (Ville et Région) d’un cimetière ?

MJG : Vous voulez parler de quoi ?

GDC : Mais de Caen pardi !

MJG : Ah, vous n’allez pas recommencer ?!

GDC : C’te bonne blague, je ne recommence pas… je continue.

MJG : Il se passe plein de choses à Caen, vous le savez très bien.

GDC : Ce que je sais surtout très bien, c’est qu’il se passe beaucoup de choses… surtout dans votre tête.

MJG : Depuis que Caen existe, je suis la meilleure adjointe chargée de la jeunesse, de la vie associative, des sports et des activités extra-scolaires.

GDC : Vous voulez dire… des activités extra-terrestres ?

MJG : Oh, ça suffit à la fin !

GDC : Il est vrai que l’on n’a pas perdu au change avec votre prédécesseur *

MJG : Je ne vous le fais pas dire.

GDC : Ceci étant, vous n’avez pas inventé la faucille et le marteau, c’est le moins que l’on puisse dire.

MJG : Ah mais ça, cher monsieur, je ne vais pas le laisser passer.

GDC : Vous devriez. Ce bon Jean le Bon d’Alembert ne disait-il pas : « Il faut prendre le parti de laisser aller les choses et les hommes ».

MJG : Quoi ? Laisser passer vos attaques incessantes sur notre politique municipale, et agonir le Parti Communiste auquel je suis fière d’appartenir.

GDC : Ho, hé, hein ! Vous ? Communiste !? Laissez-moi me gausser. Communiste d’opérette, oui !

MJG : C’est inacceptable !

GDC : Quoi, être communiste d’opérette ?

MJG : C’est insupportable !

GDC : Vous… n’aimez pas l’opérette ?

MJG : Monsieur de Colandon, j’exige des excuses !

GDC : Pourtant, c’est chouette l’opérette. Peut-être préfèreriez-vous… « communiste d’opéra » ? Mais, là, pour le coup, ça fait bourgeois.

MJG : Ne jouez pas au plus fin avec moi, vous ne m’aurez pas !

GDC : Moi, j’aime bien l’opéra aussi, voyez-vous.

MJG : Je dénonce vos méthodes… inamicales, insidieuses, discourtoises !

GDC : Tout de même, je ne vais pas vous appeler « communiste de disco », « communiste de yé-yé, », « communiste d'oratorio », ce qui, vous en conviendrez, pour ce dernier ferait un peu… baroque.

MJG : Je le sais bien que vous vous fichez totalement de ma pomme !

GDC : Qu’est-ce qu’elle a votre pomme ? Je la trouve rigolote.

MJG : C’en est assez ! Je me retire !

GDC : Vous n’avez pas fini votre vodka, et je m’apprêtais à vous en recommander une deuxième pour votre… heu, bref, pour vous.

MJG : Si vous me prenez par les sentiments…

GDC : Bon, redevenons sérieux. Dites, quand c’est-y qu’il vous prendra (enfin) l’idée, comme ça, mine de rien, d’ouvrir tous les complexes sportifs de la ville le dimanche, de sorte que les jeunes… (et les moins jeunes), puissent se défouler en s’occupant sainement, plutôt que de les laisser s’avachir devant une télé pourrie ou se décérébrer encore un peu plus devant une console de jeux à la con… poil à Mélenchon ?

MJG : Mélenchon n’est pas communiste ! Mélenchon est opportuniste !

GDC : Alors là, je me bidonne. Comme on dit chez les érudits : c’est l’hôpital qui se fout de la charité, ou, en ce qui vous concerne : c’est le gogo  qui se fout du Politburo !

MJG : Qu’est-ce que vous insinuez ?

GDC : Je n’insinue pas, j’affirme, je confirme même.

MJG : C’est ça, dites que je suis une opportuniste !

GDC : Pas plus que les autres conseillers que vous côtoyez, exception faite de deux représentantes de la gent féminine que je sais sincères, pugnaces, et désireuses de faire aboutir les choses, elles.

MJG : Qui ça ? Qui ça ? Qui ça ?

GDC : Tiens, on dirait qu’il y a de l’écho. Pourtant, nous ne sommes pas dans un refuge de montagne… Ah, mystère des mystères. « La femme a naturellement l’instinct du mystère », disait le vicomte de Chateaubriand, ce à quoi lui répondait Nietzsche : « Ne dépouillez pas la femme de son mystère »…

MJG : Vous, vous cherchez à me faire sortir de mes gonds ! Je le sais ! D’ailleurs, vous êtes comme ça avec tout le monde !

GDC : Il n’y a pas besoin de vous chercher, on vous trouve toute seule.

MJG : C’est inacceptable ! C’est insupportable !

GDC : L’avez déjà dit chérie.

MJG : Mais qui vous envoie donc ? Mais qui vous envoie donc ? Mais qui vous envoie donc ?

GDC : Tiens, voilà que ça recommence. Ca vient peut-être de mes esgourdes, après tout. C’est que le gaillard (moi) ne rajeunit pas. Quoique, « chaque âge a ses problèmes, on les résout à l’âge suivant », disait encore Maurice Chapelan.

MJG : Hein ? Quoi ? Vous me parlez encore de Lecaplain ?

GDC : Mais non ma mie, calmez-vous. Dites, faut que je vous pose des questions, sinon on va encore dire que je profite de mon poste de vice-président au « Caennais déchaîné » pour ne rien foutre. Alors voilà. Vous, la potiche, heu... je voulais dire la quatrième adjointe à Sa-Suffisance-Not’Maire-Bien-Aimé-Priez-Pour-Nous, quand c’est-y que vous allez vous remuer le croupion, pour dénoncer la spéculation immobilière et les impôts locaux qui jettent bon an mal an des milliers de citoyens de Caen et de l’Agglo sur les routes ?

MJG : C’est inacceptable ! C’est insupportable ! C’est inqualifiable !

GDC : Pour une fois, je suis bien d’accord avec vous. Honte à cette municipalité et à son laxisme en la matière !

MJG : Je parlais de vous. Nous faisons tout pour retenir et attirer de nouveaux habitants dans notre ville.

GDC : Vous charriez ou quoi ? 4 500 € le m2 pour les « Rives de l’Orne » et « Gardin », un peu moins à Beaulieu, l’augmentation des taxes de plus de 9 % en 2009, et en sus la création en 2010 d’un impôt ménage, sincèrement, vous pensez que vous allez encourager le chaland à venir déposer ses valises dans le coin ?!

MJG : C’est inacceptable ! C’est insupportable ! C’est inqualifiable ! C’est abominable !

GDC : Fichtre, me voilà encore d’accord avec vous ! Des trombes d’eau vont nous tomber sur le paletot !

MJG : Je n’y suis pour rien ! Voyez avec Le Coutour, c’est lui le chargé de l’urbanisme et du logement !

GDC : Impossible, dès que je le vois, je ne peux pas m’empêcher de me bidonner... il me fait penser à Gai-Luron. 

MJG : Venez donc assister aux réunions pour y faire partager votre point de vue. Je vous rappelle que nous avons lancé la Démocratie de Proximité avec ses Etats Généraux, assoupli les permanences des Elus, amélioré les Conseils de Quartier et le Conseil de la Vie Associative, vous le savez très bien.

GDC : J'y assiste à vos fameuses réunions, figurez-vous. Non, ce que je sais trop bien, je l’ai appris à mes dépens : tout ce dont vous m'entretenez, c’est de la com’, du pipeau ! Plus grave, ça vous permet de piller les initiatives citoyennes, bien plus intuitives et efficientes, pour les reprendre à votre compte. C'est de la malhonnêteté intellectuelle. 

MJG : C’est inacceptable ! C’est insupportable ! C’est inqualifiable ! C’est abominable ! C’est innommable !

GDC : Dites donc, vous commencez à faire vieille bique pleine de tics à ainsi rabâcher !

MJG : Et vous, vieux schnock en toc, à maugréer ainsi !

GDC : Outre à vodka !

MJG : Alcoolique lubrique !

GDC : Vu le thème cette année de la Foire, je vous verrais bien dans un claque Oriental !

MJG : Psychopathe !

Accalmie soudaine, puis :

GDC : Bon, allez pupuce on fait la paix... faisons-nous la bise.

MJG : Vous avez raison, enterrons la hache de guerre.

GDC : A la prochaine ! (Tout bas : vieille morue !)

MJG : C’est ça... à la prochaine ! (Tout bas : vieux brochet !)

Germain de Colandon  

Richard Lecaplain, (vous pouvez rire, ce n'est pas interdit), était Adjoint aux sports pendant la mandature de Brigitte Lebrethon. NDLR 

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Publié par Le Caennais déchaîné - dans Les confiés du caennais
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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 09:41

" Le temps est un grand maître, le malheur, c'est qu'il tue ses élèves. "  Bouddha alias Shakyamuni alias Siddhārtha Gautama

http://lecaennaisdechaine.over-blog.com/  Sulak_-f09ea.jpg Sulak Sivaraksa

 

Entrevue (im)parfaitement imaginaire entre Sulak Sivaraksa et Germain de Colandon dans les allées du Jardin des Personnalités à Honfleur, où, avant de se quitter, ils se sont jurés qu'un jour ils y figureraient en bonne place.

Germain de Colandon : Tenez Sulak, vous voyez là-haut, en face de nous ! Bien sûr, avec tous ces arbres on ne peut pas la voir, mais la Chapelle Notre-Dame-de-Grâce avec ses fameux ex-votos se trouve juste à cet endroit !

Sulak Sivaraksa :  N'est-ce pas André Malraux qui a dit : "Le XXIe siècle sera spirituel ou ne sera pas"?

GdC : Il jura par ses... grands dieux qu'il n'avait jamais prononcé cette phrase. En réalité, il pensait plutôt à l'intellect, à l'esprit. Probablement pas à la religion.

SS : Ah... Eh bien, celle d'aujourd'hui, c'est la mondialisation. Elle est une religion démoniaque qui impose des valeurs matérialistes et une nouvelle forme de colonialisme.

GdC : Comme la Chine qui est entrain d'investir toute l'Afrique, l'Angola étant l'exemple le plus criant.

SS : Regardez mon cher Germain, autre méfait de la mondialisation, de la colonisation : ces gamins qui boivent ces sodas !  Chez moi en Thaïlande, boire du Coca ou du Pepsi ce n'est pas simplement ingérer des cochonneries, c'est aussi soutenir des valeurs fondées sur l'exploitation d'autrui.

GdC : Qui sait Sulak, qu'aujourd'hui 65 millions d'Indiens (d'Inde) sont privés d'eau potable dans le nord-ouest du pays, parce que Coca-Cola a détourné des  centaines de kilomètres de fleuves et asséché des dizaines de nappes phréatiques à son profit ?!

SS : Les crise économiques, Germain, qui ont frappé l'Occident et l'Asie constituent des messages divins, oui divins, visant à nous encourager à chercher d'autres modèles.

GdC : N'est-ce pas par trop élitiste, sans vouloir vous offenser.

SS : Jadis, je disais volontiers : "Nous, l'élite, nous pouvons changer le monde et les prolos suivront !" J'ai changé mon fusil d'épaule !

GdC : Vous avez bien fait, car aujourd'hui, les prolos sont plutôt amorphes.

SS : Ah, votre fameux verbe ÊTRE... En Occident, vous avez été endoctrinés avec la notion cartésienne : " Cogito ergo sum " (Je pense, donc je suis.) Mais l'EGO, le MOI, n'est pas réel. Nous sommes interreliés. Moi, j'affirme : "je respire, donc je suis."

GdC : Ca ne manque pas d'air.

SS : Je vois que vous me raillez, fort gentiment ceci dit. Mais, dites-moi, sommes-nous assez arrrogants au point de faire fi du plus important élément de la vie ?

GdC : Après le whisky... et ça rime.

SS : Vous êtes en veine, mon très cher ami. Seulement, avouez qu'une fois que l'on aura appris à respirer correctement, à respecter l'air que l'on inspire, à cultiver sa paix intérieure, alors le Bonheur national brut - en se débarrassant de la réussite - en découlera.

GdC : L'industrialisation forcenée, la course au profit, qui sévissent depuis plus de 150 ans nous laissent peu de chances...

SS : Se débarrasser de l'obssession de la réussite est tout aussi indispensable.

GdC : Je ne veux pas jouer les Cassandre, mais mon cher Sulak, la Terre, véritable organisme vivant, est entrain de... crever !

SS : Ce n'est que trop vrai. Oui, même la nature souffre à cause de notre arrogance. Nous pensons pouvoir la contrôler...

GdC : Elle reprendra, que dis-je ? Elle reprend déjà le dessus.

SS : Je confirme. Ce qui s'est passé à Fukushima, à Tchernobyl, à Bhopal, et dans tant d'autres endroits. Et ce qui va encore hélas se passer... Si nous n'introduisons pas la spiritualité...

GdC : Nous y revenons.

SS : Eh oui Germain, si nous ne la réintroduisons pas dans notre vie, alors... BOUM ! 

GdC : Ce sera la fin.

SS : Ou tout du moins... NOTRE fin.

Traduit de l'anglais par Eddie Torial.Photos-0027 bisPhoto : Eddie Torial

Pour celles et ceux qui souhaitent un supplément spirituel : 

http://lecaennaisdechaine.over-blog.com/article-salon-litteraire-baroque-a-la-maniere-d-alejo-carpentier-au-caennais-dechaine-69984311.html

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Publié par Le Caennais déchaîné - dans Les confiés du caennais
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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 08:09

" Comment bousculer une ville si paisiblement et raisonnablement attachée à ses habitudes? Ne peut-elle se targuer de la sagesse des physiocrates, lorsqu'elle se contente de bien vivre sur son terroir, sans trop dépasser l'horizon qui s'aperçoit du haut des tours du vieux Saint-Etienne ? »

Fernand Braudel 

               http://lecaennaisdechaine.over-blog.com/                      blog -lebrethonB

Entrevue (im)parfaitement imaginaire entre Brigitte Le Brethon (chez elle, dans sa cuisine) et Jack Lang de VIPEYRE. Les protagonistes attestent sur l’honneur qu’ils n’ont pas visionné l’intégrale de Oui-Oui plus de quatorze fois d’affilée. (Seulement douze)

JLdV : Dites Dame Bribri, vous avez bonne mine ! Ce n’est pas l’air de Paris quand même ?

BLB : Pensez-vous ! J’avons fait un p’tit pèlerinage à Campeaux ! Ca m’a fait un bien fou !

JLdV : Ah, le retour aux sources, rien de tel ! Tenez, Hortefeux qui revient à Vichy, hein ?

BLB : Ah Vichy, ses cures thermales…

JLdV : (sur l’air " Maréchal, nous voilà ! ") :

« Cur’ thermal’, nous voilà, »

« Devant toi la freicheur de la France »

« Nous jurons, nous tes gars »

« De maigrir et de suivre tes spas »

« Cur’ thermal’, nous voilà »

« Tu nous as redonné l’appétence, »

« Le nazisme renaîtra »

« Cur’ thermal’, Cur’ thermal’, nous voilà ! » 

BLB : Elle est ben jolie vot’ comptine. Je l’avons déjà auditionnée quéqu’part.

JLdV : Logique, c’est l’hymne de votre Parti à la mords-moi-le-nœud : l’Union pour la Mémoire Pétainiste… Au fait, vous qui affirmez que votre homme politique de référence est Pierre Mendès-France, ça ne vous interpelle pas de fricoter avec cette bande de décérébrés ?

BLB : « En politique, ce qu’il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre, c’est ce qui se passe sous nos yeux. »

JldV : Mendès ?

BLB : Alexis de Tocqueville, mon auteur fétiche.

JLdV : Ce devait être un visionnaire… Revenons-en à vous. Ca se passe bien votre machin d’inspectrice générale bidon de l’Education Nationale française en ruines ?

BLB : M’en parlez pas ! Qu’est-ce que j’m’embête avec tous ces parisiens têtes de chiens ! J’étais mieux dans ma mairie… (Soupirs)

JLdV : Vous regrettez votre Lulu ?

BLB : Qui ? Luc Duncombe ? (Cri indescriptible) Ce félon ! C’t’intriguant qui s’foutait d’ma pomme en disant partout qu’j’m’entourais de papys à bérets ! Celui qui disait toujours du mal des partis politiques, et qu’a quand même adhéré à l’époque à l’UDF parce qu’ils avaient pas d’chef sur Caen ! Celui qui s’vantait d’être un fan de Borloo et d'Robien…

JLdV : Il n’a peut-être pas digéré le fait que vous l’ayez consulté en pleine campagne des municipales de 2001... uniquement pour lui confier le choix de la musique qui était, à ce qu’il paraît, la bande originale de Pretty Woman.

BLB : Et alors, c’est drôlement chouette Pretty Woman ! Et pis, j’aimons ben Richard Gere qui joue dedans et avec qui j’avons au moins un point commun.

JLdV : Quoi, c’est un fou de la messe comme vous ?

BLB : Mais non, voyons. Ses parents, tout comme les miens à mé, étaient fermiers. Des ruraux. Des gens vrais. Y’a rien qu’ça mon bon monsieur.

JLdV : Si vous le dites, ma bonne dame.

BLB : Parfaitement. Pour en finir avec Luc Duncombe, j’vous rappelle aussi que c’est à cause de c’triste sire que j’avons perdu la mairie de Caen !

JLdV : Peut-être, mais vous avez votre part de responsabilité.

BLB : Comment don’ ?

JLdV : En déroulant avec obscénité le tapis rouge dans Caen - de tradition plutôt centre-droit – pour l’agité des talonnettes l’année des élections présidentielles, ensuite la venue de la grande saucisse de Fillon avec ses airs de Laval pendant la campagne municipale ! D’ailleurs, un ami commun vous avait fortement déconseillé de faire du pied à L’Union Malfaisante Patentée, en vous rappelant que les Caennais étaient surtout préoccupés par les histoires de… Caennais. De plus, votre cher Parti avait commandité un sondage destiné à vous enterrer vivante, son dessein étant de parachuter une godiche ou un godillot. Seulement vous, vous avez persisté dans votre entêtement. Vous le faisiez exprès… ou c’est dans la nature du rural d’être une vraie tête de mule ?

BLB : " Il y a un moment où tout devient trop tard… " (Soupirs) Ca, c'est de ma composition à mé tout'seule !

JLdV : N’ayez pas trop de regrets, de toute manière vous étiez cuite. Tout de même, la défaite aurait été moins cinglante : 56,26% pour Philippe Duron et… seulement 43,74% pour vous. Qu’est-ce que vous vous êtes pris dans la tronche ! En plus, l’année d’avant, il vous piquait votre place à l’Assemblée Nationale !

BLB : (Cri encore jamais entendu sur terre) Aaahh ! Ne m’parlez plus de stilla ! Il fait que collectionner les abbayes, et de toute façon, il aime pas Caen !

JLdV : Votre réaction me rappelle celle-ci : « Je me réveille la nuit en pensant qu'il peut gagner, alors que c'est un politicien à la Mitterrand qui se fiche des problèmes des Caennais. S'il l'emporte, je ne lui remettrai pas mon écharpe: je ne serai plus un élu, rien ne m'obligera à être là le jour de son investiture. »

BLB : Qui qu’a dit ça ?

JLdV : Votre mentor, votre père spirituel, celui qui - faute de mieux - vous a poussé dans son fauteuil : Jean-Marie Girault.

BLB : Et de qui qui parlait-y donc ?

JLdV : De Louis Mexandeau.

BLB : Pouah, ce vieux roublard sénile ! Stilla-même qu’a fait perdre les élections à la Gauche, ici à Caen, pendant d’nombreuses lunes ! Aaah, Jean-marie Girault… Ca m’met toujours en émoué quand on évoque devant mé mon ange gardien à mé.

JLdV : Il y a dix ans, il n’était pas spécialement tendre quand il parlait de vous.

BLB : Qué qui l’a dit sur mé ?

JLdV : L’a dit : « que les notables de la ville ne pouvaient pas vous blairer. Qu’ils vous considéraient comme une intruse. »

BLB : Ah ?

JLdV : Que vous et Mexandeau, « vous n’aviez aucune stratégie alternative. »

BLB : Ah ? Ah ?

JLdV : Que tous les deux, « vous en restiez aux caniveaux et lampadaires, que vous n’aviez pas de réelles ambitions. » Tout en enfonçant le clou pour Mexandeau, « qui n’en avait rien à battre de Caen ».

BLB : Comme Philippe Duron : il aime pas Caen c’t’animal là, j’viens d’vous l’dire !

JLdV : « Que vous travailliez beaucoup, certes, mais qu’à son goût – dixit toujours Maître Girault -, vous étiez trop pointue. »

BLB : Tudieu, il a dit tout ça !? Bondiou de bondiou, j’savions point !

JLdV : C’est texto dans « les Etats de l’âme », une sorte de testament qu’à ma connaissance il n’a pas encore fait paraître.

BLB : Ouf, j’ai eu cau !

JLdV : Bon, à part ça, il paraît que vous allez récidiver en 2014 ? Seriez pas devenue un peu brindezingue, par hasard ?

BLB : Je reviendrai aux affaires, qu’on s’l’dise ! Caen est en danger ! Tout le travail de mes prédécesseurs et le mien propre à moi personnellement a été bousillé en même pas deux ans ! Les taxes explosent ! Les investisseurs boudent la capitale métropole régionale chef-lieu d’arrondissement préfecture ! Les Caennais deviennent de plus en plus pauvres parc’qu’ils sont de moins en moins riches ! La population vieillit à force de ne pas rajeunir ! L’hiver dernier, les loups attaquaient les vieillards qui ne sont plus jeunes et les tout-petits qui ne sont pas grands jusque sur le parvis de not’ Saint-Etienne !

JLdV : Pèteriez-vous un câble de tracteur, Dame Bribri ?

BLB : Ma foué, j’savons c’qu’j’dis !

JLdV : Oui, mais pas ce que vous faites ! Il n’y a qu’à voir la composition de l’équipe municipale que vous nous destiniez pour 2007. Franchement, il y avait de quoi avoir des haut-le-cœur !

BLB : Tiens, c’est une bonne idée pour ma prochaine campagne ça !

JLdV : Quoi, vous changez de pâturage ?

BLB : Mais non, grand ballot ! « HAUT LES CŒURS MES FRERES ET MES SOEURS ! » V'là-t-y pas un bon slogan d’campagne ça mon gars ? J’vous r’mercie ben !

JLdV : Hé, je vous entretenais de certains ostrogoths que vous vouliez nous faire supporter pendant six ans…

BLB : Mais qui don’ ?

JLdV : Ne comptez pas sur moi pour vous livrer des noms. Seulement, dans le lot on y décernait des cathos intégristes, des anti-ivg, des homophobes, des réacs laïcs comme on n’en fait plus, un bon paquet d’arrivistes, une bonne pincée d’opportunistes…

BLB : Heula, vous avez ben raison, ça a pas l’air ben calotique tout ça !

JLdV : Vous voulez dire catholique ?

BLB : Alors, j’aurions p’têt ben fait une bêtise à vouloir m’emberlificoter avec une bande de mannequins pareils, bon diou de bondiou ! J’aurions pas fait de la bonne ouvrage !

JLdV : Déjà que vous n’avez rien foutu pendant votre premier mandat.

BLB : (Cri déchirant, les voisins commencent à cogner dans les murs. Au dehors, des chiens aboient, une caravane de gitans passe.) Aaah ! Comment j’avons rien foutu ! J’avons fait le boulodrome !

JLdV : On n’y voit jamais personne, tant il est excentré.

BLB : Et l’Cargö ! Hein l’Cargö ! C’est-y l'Duron qui l’a fait stilla ?

JLdV : Ce hangar, digne d’un entrepôt de Lidl, avec sa couleur verdâtre de cadavre qui aurait séjourné un peu trop longtemps dans l’Orne ?

BLB : C’est mé aussi tout'seule qu’j’ai mis les défibrillateurs automatiques dans les rues de Caen. J’ai pensé l’idée aussi tout'pareille d’un « livret du Bénévole Caennais » afin d’officialisationner la reconnaissance de leur dévouement dévoué.

JLdV : Vous passez pour quelqu’un qui met son nez partout, qui ne veut pas déléguer, qui veut tout faire à la fois. « A pratiquer plusieurs métiers, on ne réussit dans aucun », rappelait Platon. Des preuves ? Le contrat mal ficelé avec " Veo'l " qui coûte à la Ville 650 000 € chaque année ! Les abribus laissés au bon vouloir d'un privé ! Votre empressement à vous jeter dans les pattes d'un fournisseur d'électricité lui aussi privé ! Par combien la facture sera-t-elle multipliée ? C'est vous aussi qui avez laissé faire le démantèlement de « Ma tante », alias le Crédit Municipal ! Pratique en ces temps de crise...

BLB : Vous polémiquez ! Ch’suis une bonn'fille ! J’prenons la porte, j’m’en vas, là ! (Elle se lève)

JLdV : Ca… c’est la porte de votre frigo.

BLB : Ah ?... (Elle se rassoit) Et les finances ? Qui c’est-y qu’a r’mis les finances à flot dans c’te ville, c’est pas mé p’têt ben ? J’ai laissé un bilan financier sain cher monsieur de Vipeyre ! J’ai éliminé la dette comme une sal’ bête vilaine qu’elle est !

JLdV : Mauvais calcul ! Vous savez fort bien qu’il faut investir dans des projets porteurs, mobilisateurs, durables, attractifs – un mot ici que personne ni à gauche ni à droite ne semble connaître ! – incitant les investisseurs à venir en nombre sur le territoire de la commune. Pour ça, il faut une gestion pragmatique, éclairée, efficace, audacieuse. Vous n’avez rien fait de tel. Votre ambition était bien trop en deçà d’une ville de la taille de Caen. Dites, ôtez-moi d’un doute, vous avez bien été professeur agrégé en économie et… en gestion ?

BLB : Parce que vous croyez que l’Duron avec ses socialo-alcoolo-bolcheviques y fait mieux qu’mé ? Et pis, lui aussi il a été professeur !

JLdV : Raymond Barre également, on a vu ce que ça a donné... Je vais vous faire une confidence, Dame Bribri. Après tout, Caen est peut-être maudite pour mariner ainsi - que ce soit avec la gauche ou la droite - dans la morosité, la médiocrité, et le fatalisme. Cette ville donne l’impression qu’elle n’a pas (plus) confiance en elle. On a relevé ses ruines, mais son âme n'est nullement ressuscitée* ! Le plus frustrant dans l’histoire, c’est qu’elle possède une multitude d’atouts remarquables, mais elle donne l’impression de les ignorer ou de s’en foutre, et le pire dans ce gâchis, c’est qu’elle n’est pas capable de penser et d’agir (quand cela lui arrive) autrement qu’en passant par la case Paris !

BLB : Vous avez raison ! 

JLdV : Vos projets pour 2007 ont fait pschitt, vous vous êtes inutilement compromise avec ces parigots têtes de veaux et... vous vous êtes retrouvée dans la panade, et ce, pour un bon bout de temps !

BLB : Pauv' de mé, j'serions maudite ?

JLdV : Maudite ? Non, damnée ! L’Union Mafieuse Pestilentielle aimant bien les escrocs mais pas les perdants - honnêtes qui plus est, telles que des personnes de votre trempe - vous pouvez faire une croix sur une hypothétique carrière nationale.

BLB : Mais qu’est-ce que j’allons ben faire ? J’veux dire ici à Caen ?

JLdV : Eh bien, présentez-vous comme candidate à l’élection de Miss France 2011 ! Ca va emmerder Phi-Phi votre ennemi juré. On va bien rigoler dans les chaumières si c’est vous l’heureuse élue.

BLB : Ben ça, c’est une ben bonne idée qu’elle est pas mauvaise ! Mais, ch’suis pas trop vieille pour ça ?

JLdV : L’espace d’un instant, délaissez votre auteur fétiche, Alexis de Tocqueville, pour Montesquieu : « Dans les jeunes femmes, la beauté supplée à l’esprit. Dans les vieilles, l’esprit supplée à la beauté. »

BLB : Vous m’avez convaincue monsieur de Vipeyre. En 2011, Miss France, ce sera mé personnellement et pas une aut'!

JLdV : Si je pouvais vous convaincre de renoncer à 2014…

BLB : J’vas vous répondre avec monsieur de Tocqueville : « Les hommes ne sauraient jouir de la liberté politique sans l’acheter par quelques sacrifices, et ils ne s’en emparent jamais qu’avec beaucoup d’effort. »

JLdV : « Alea jacta est** !  »

                                          JLdV

*(Re)lire : http://lecaennaisdechaine.over-blog.com/article-caen-une-ville-qui-a-peur-de-grandir-39489115.html

** " Le sort en est jeté. " Jules César

ADDENDUM :

Maintenant, voici en annexe un article inédit exposant le bilan de Brigitte Le Brethon, écrit quelques mois après l’élection de 2008, retrouvé dans mes propres archives :

 « Maintenant que les élections sont passées, on ose ce qu’aucun média n’a osé faire : le bilan de Brigitte Le Brethon. On a donc ouvert les archives de 2001 pour se souvenir de ce qu’elle avait proposé et voir ce qu’elle a fait, ou à moitié, et n’a pas fait."

            Ce qu’elle a fait

- Un itinéraire des artisans d’art

- Un centre de ressources pour les associations

- La gratuité des musées du château

- baisse de 10% des charges fiscales pour les entreprises

            A été voté peu avant 2008

- Un parking souterrain Fossés Saint Julien

- Projet commercial des rives de l’Orne

            Ce qu’elle a fait plus ou moins

- Un grand salon du livre : après tâtonnements, il semble se développer au château.

- Lieux pour l’art contemporain : seul, le musée des Beaux-Arts a reçu quelques sculptures des réserves des musées parisiens.

- Lieux pour les musiques actuelles : Le Cargö, déjà prévu en 95.

- Le développement d’un pôle technologique au Mont Coco : à l’ombre de Philips, dans les anciens locaux de Kodak, subsistent quelques projets tenant plus de la recherche scientifique qu’une véritable expansion industrielle.

- Un pôle à vocation tertiaire : l’hôtel d’entreprises Convergence, entre Vaucelles et la Grâce de Dieu, des TPE qui n’ont pas d’essor certain.

- Des pistes cyclables : juste une barrière de peinture sur des trottoirs ou de larges chaussées.

- Des jeux pour enfants posés comme ça dans quelques rues commerçantes.

            Ce qu’elle n’a pas fait mais qu'elle a proposé à nouveau en 2008 :

- Evènement culturel d’ampleur international

- Centre d’art contemporain Quartier Lorge.

           Ce qu’elle n’a pas fait :

- Nouvelle piscine (arlésienne depuis 95) mais aussi une salle des sports.

- Produits bios dans les cantines municipales.

- Deux plates-formes pour l’emploi des jeunes, une au nord, l’autre au sud.

- Le château véritable moteur du centre-ville.

- Ouverture d’une crèche en centre-ville pour les clients des commerces.

- Création de nouveaux espaces verts

- Une nouvelle école d’ingénieurs.

- Mise en place d’un conseil local de développement

- Marché couvert place Courtonne

- L’église du Vieux Saint Sauveur pour y accueillir la maison de la Normandie (encore fallait-il qu’elle fût d’abord restaurée).

- Salle de répétition artistique rue Claude Decaen (Gare).

- une fête entre les étudiants et les quartiers populaires (idée lancée en l’air).

           N’a pu se réaliser sans être totalement de "sa faute" (encore que…)

Le 2 mars 2001, dans un état d'esprit qui allait devenir frénésie, elle déclare vouloir « une charte entre les polices nationale et municipale, multiplier les commissariats de quartier, développer des lieux d’écoutes des victimes, des antennes de justice à la Pierre Heuzé et à la Grâce de Dieu. »

Ces deux derniers projets auraient pu être d’avant-garde. Les antennes sont absentes, malgré une initiative (brève) d’avocats dans un boui-boui en centre-ville. Les lieux d’écoutes auraient pu voir le jour, nonobstant l’éphémérité d’un secrétariat d’état.

Quant aux deux premiers projets, ils ont subi l’autoritarisme du ministre de l’intérieur après les présidentielles, Nicolas Sarkozy. Néanmoins la reformulation récente par Alliot-Marie n’a pas relancé ces projets. Pas un mot de quiconque sur ce sujet.

           A changé de projet au dernier moment

Une cité de la formation à la Guérinière, sans formation précise, aurait dû voir le jour. Mais c’est devenu entre-temps les nouveaux locaux de la DRASS (Affaires sociales).

Plus surprenant, à la Folie-Couvrechef, le centre d’animation est en fait un centre d’appel pour les entreprises qui voulaient délocaliser. Mais avec Moulinex, c’est devenu moins populaire.

           Projets sans que cela soit de sa compétence.

Agglo : ouverture réalisée de quelques déchetteries.

Région : en train, être à 1h37 de Paris et 2h de Roissy. Le voyage reste entre 1h45 et 2h pour Paris.

             Réalisé sans être prévu

Véol, le vélo en libre-service, fait rapidement pour être à la mode parisienne.

Le skate-park à côté du lycée Malherbe.

             Pour finir quelques phrases de 2001 qui prennent sens aujourd’hui.

Une petite de Raffarin avant qu’on le connaisse bien : « Oui à Rex (Brigitte Le Brethon), non à Mex (Louis Mexandeau) »

Le 9 janvier, Brigitte Le Brethon : « il faut faire en sorte que nul n’ait peur de rentrer seul le soir, que nous retrouvions une tranquillité d’esprit qui s’est perdue au fil des années… »

Le 21 février, Brigitte Le Brethon : « [Louis Mexandeau] Il n’est pas vraiment gentil avec les femmes… Il se présente avec un chien sur son affiche. »

Le 26 février, Jean-Marie Girault : « La ville ne peut accepter une rupture. Elle n’est pas possible. »

Le 27 février, Brigitte Le Brethon : « [Caen] une ville qui se gère comme une entreprise. »

 

  L.H.

 

*Sonia de la Provôté écrit au "Caennais déchaîné":http://lecaennaisdechaine.over-blog.com/article-6-juin-2010-le-bombardement-de-caen-se-poursuit-51718805-comments.html#anchorComment

 Programme de  Luc Duncombe: http://lucduncombe.typepad.fr/mon_weblog/files/32_pages_duncombe.pdf

(Re)lire : http://lecaennaisdechaine.over-blog.com/article-retour-vers-caen-le-futur-66110753.html

  http://lecaennaisdechaine.over-blog.com/ 

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24 août 2010 2 24 /08 /août /2010 09:10

« Ne pouvant se corriger de sa folie, il tentait de lui donner l’apparence de la raison. » Alfred de Musset 

    http://lecaennaisdechaine.over-blog. duron-3.jpg

Entrevue (im)parfaitement imaginaire entre Philippe DURON et Jack Lang de VIPEYRE du "Caennais déchaîné". Les protagonistes attestent sur l’honneur que leur alcoolémie respective était (presque) négative.

    §§§

JLdV : Dites monsieur not’ Maire-reconstructeur, c’est quoi cette photo avec le Mont Saint-Michel-au-péril-de-la-mer dans sa Baie, là, juste derrière votre trombine ?

Ph.D. : Ah ça mon bon, c’est un projet qui me tient à cœur depuis que je suis tout petit. Tenez, j’ai eu la révélation le jour de mon anniversaire. Je venais d’avoir 5 ans. Ce jour-là, j’ai même détruit tout le premier étage de la maison de mes parents, rien que pour leur faire une bonne farce, et épater tous mes petits camarades.

JLdV : Sans blague !

Ph.D. : A tabac ! (rires). Redevenons sérieux.

JldV : C’est vous qui avez commencé !

Ph.D. : Poil à Corine Ferret ! (rires) Bien... Contrairement à votre première impression, ce n’est pas du tout le Mont Saint-Michel-au-péril-de-la-mer… mais une projection en l’an 2050 du Mont Saint-Philippe-au-péril-de-moi-même ! Et nous ne sommes pas dans la Baie, mais à Caen, plus exactement à la Colline aux Oiseaux, rebaptisée pour la circonstance la Colline à Maman - ma femme - que j’aurai fait nommer Chanoinesse en titre pour la circonstance.

JLdV : Poil à la chance ! (rires). Hum… Un truc que je ne pige pas vot’ Grandeur… les maisons, les immeubles, les monuments et tout le bastringue… c’est passé où tout ça ? On ne voit même pas une petite ruine, genre un Bon Sauveur ou une Madame Geneviève de Fontenay.

Ph.D. : Laissez tranquille Geneviève de Fontenay ! Elle m’a fait connaître ma chère Malika ! En l’honneur de cette dernière, je ferai rebaptiser la cloche de l’église abbatiale de son charmant petit nom.

JLdV : Ah, parce qu’elle ré-sonne votre Malika ? Hum…

Ph.D. : Il faut que vous compreniez, cher monsieur de Vipeyre, que l’on se méprend totalement sur moi. Tout particulièrement vous et vos collègues rédacteurs du « Confit de caennais ». Quand je dis que je suis le maire re-constructeur, cela ne veut pas dire pour autant que je considère qu’il faut bâtir à tout-va, sans aucune espèce de considération par rapport au passé, au présent, au futur, au conditionnel et au…

JLdV : Plus-que-parfait ?!

Ph.D. : Non. Plutôt à l’imparfait. Je m’explique.

JLdV : Poil à Marie-Dominique ! (Frigout)

Ph.D. : Ha ! Ha ! Elle est bien bonne !

JldV : Poil à Bobonne ! (rires)

Ph.D. : Qu’est-ce qu’on rigole avec vous.

JLdV : Vous aussi, vot’ Grâce, vous nous faites rire, mais jaune.

Ph.D. : Je sens de l’amertume dans votre remarque. Qu’importe. Je disais… qu’est-ce que je disais ?

JldV : N’importe quoi, comme d’habitude.

Ph.D. : Oui, n’importe quoi ! C’est comme ça que j’ai grimpé tous les échelons : en disant n’importe quoi, en faisant n’importe quoi, en me foutant de la gueule de tout le monde, et surtout, en me contredisant et en me contrefaisant, sans peur, sans reproches, sans vergogne !

JldV : Poil à la cigogne. Bon, dites vot’ Sidérante-Personne, si je ne m’abuse – comme disait un certain Docteur – un jour, vous voulez reconstruire partout, n’importe où, quitte à flinguer le patrimoine existant, tout ça pour que Caen ne perde pas son statut de « ville de plus de 100 000 habitants » - histoire de continuer à toucher le pactole de l’Etat - et le lendemain vous nous faites comprendre que tout était loin d’être parfait, que vous allez faire table rase. Admettons… Mais, la ville passera en dessous de la barre fatidique des 100 000 habitants, n’est-il pas ?

Ph.D. : Mais ça, je m’en tapote complètement, puisque j’ai l’intention de faire du Mont Saint-Philippe-au-péril-de-moi-même, une république socialiste d'opérette, souveraine, indépendante, où j’y ferai tout et n’importe quoi, encore plus que maintenant ! Non, ce sera encore mieux ! Je ferai... MOINS-QUE-RIEN !

JLdV : En somme, une république bananière, ou, si vous permettez le néologisme, une république « pommière » au vu des latitudes sous lesquelles nous (sur)vivons, latitudes qui verront la disparition programmée de  la « Basse » Normandie, parce ce n’est pas avec vous – alors que vous vous y étiez engagé - qu’il faudra compter pour la défendre, le jour venu, contre le chancre parisien tête de chien. Bref, « les promesses n’engagent que ceux qui y croient ».

Ph.D. : C’est de qui ça ?

JldV : Chirac.

Ph.D. : C’est qui ça ?

JldV : Ben dites donc, vot’ Science-infuse, je croyais que vous étiez prof d’Histoire.

Ph.D. : Prof d’Histoire, certes, mais d’histoires à dormir debout, rappelez-vous.

JldV : Autant pour moi… quoique Chirac, vous devriez savoir qui c'est, parce que lui, il est toutes les fables du monde à dormir debout…

Ph.D. : Permettez-moi de continuer sur la lancée…

JldV : De nain ! (rires).

Ph.D. : Pensons-nous au même nain ?

JldV : En ce qui le concerne, je n’emploie pas le verbe penser. Il faut plutôt chercher dans le domaine scatologique.

Ph.D. : Poil au cyclothymique !

JLdV : Ha ! Ha ! Il est vrai que vous en connaissez un rayon dans ce domaine.

Ph.D. : Je vous en prie.

JldV : Poil à Marc Levilly.

Ph.D. : Et à Gratien Atchrimi, Francis Joly, Jean Notari… !

JLdV : Et à Bribri ! (Brigitte Le Brethon. NDLR)

Ph.D. : Vous me plaisez bien mon cher ami.

JLdV : Oui ? Que cela n’empêche pas vot’ Désert-culturel de garder vos distances en vous rasseyant à votre place.

Ph.D. : Poil à… poil à… poil à…

JLdV (en aparté) : Ca y est, Pépère est rayé. (Tout haut). Dites, mon Révérend, ça me fait penser que certains rapportent qu’il vous arrive de ne plus avoir toute votre tête. Ceci expliquerait peut-être cela.

Ph.D. : Expliquer quoi ? Poil aux… poil aux… poil aux… 

JLdV : V’là que vous recommencez ! Expliquer par exemple, votre attitude plus qu’étrange envers vos adversaires.

Ph.D. : Laquelle donc ?

JLdV : Comme quoi vous les brosseriez dans le sens du poil, voire plus. Voulez-vous que je développe ?

Ph.D. : Sans façons.

JLdV : Tout de même, avouez que, d’un côté, vous affairer avec ceux qui ne peuvent pas vous piffer, qui n’attendent qu’une seule chose : que vous vous plantiez lamentablement, et, de l’autre, laisser tomber votre électorat qui espérait tant de vous, ce n’est pas banal. Quel beau boulevard vous offrez à l’ultra-droite revancharde !!

Ph.D. : Je n’ai rien à me reprocher. Depuis deux ans, je ne fais rien de rien… sauf me pavaner, me balader, ou faire tourner en bourrique la Brigitte et sa bande d’éclopés de la médiocrité municipale ! De toute manière, Dieu reconnaîtra les siens !

JLdV : Not’ Dépitant-Maire… quand vous citez Dieu, vous faites allusion à François Mitterrand… ou bien alors vous tombez dans la bondieuserie crasse ?

Ph.D. : Pas du tout. Je m’entraîne pour le jour ou Maman sera chéfesse de mon Mont. Puisqu’il y aura bien quelques grenouilles de bénitiers qui traîneront par là, il faudra bien faire semblant…

JLdV : « Le monde récompense plus souvent les apparences du mérite que le mérite même. »

Ph.D. : Chirac ?

JLdV : Non, vot’ Brasseur-de-vent, c’est de La Rochefoucauld.

Ph.D. : Ah oui, Question pour des millions ! Maman adore regarder ça. Entre nous, je préfère - bien que ce ne soit pas un jeu télévisé - l’émission « C dans l’air ». Comme mes idées que je balance tout autour de moi, histoire de bien faire comprendre à la populace que je suis IN-DIS-PEN-SABLE ici à Caen. L’avenir, ah l’avenir… !

JLdV : Ce n’est pour vous contrarier, mais on peut facilement se dispenser de votre indispensabilité, comme du temps ou vous étiez « patron » de la Région où entre autres souvenirs désastreux - la Culture - on peut résumer votre bilan par : NEANT. Passé, présent, avenir, avec vous : même punition ! Seulement, vous avez probablement lu un jour ceci de Voltaire : «  Si les hommes étaient assez malheureux pour ne s’occuper que du présent, on ne sèmerait point, on ne bâtirait point, on ne planterait point, on ne pourvoirait à rien : on manquerait de tout au milieu de cette fausse jouissance. »

Ph.D. : C’est très confortable un voltaire. Ma Mémé à moi en possédait un avec des motifs pourvus de jolies fleurs. Il sentait la naphtaline à plein nez… Réflexion faite, je me demande si ce n’était pas ma Mémé…

JLdV : La vache, jurerait Germain de Colandon ! J’ai comme l’impression que ça va être l’heure de votre piqure. Allez, je vous laisse. A une autre fois !

Ph.D. : Oui, et l’infirmière est sacrément canon. Dites rien à Maman surtout ! Allez, au revoir Mademoiselle la journaliste du « Confit de caennais » ! Au plaisir ! Rentrez bien chez vous !

JLdV : C’est ça, et surtout, restez bien au chaud dans votre chambre. Ils sont très gentils au Bon Sauveur… tout du moins ce qu’il en reste ! Allez, au revoir ma Tante…

  Jack Lang de Vipeyre

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