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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 14:05

" On ne demande pas l'accord de celui à qui l'on veut du bien ". Proverbe Tunisien

http://lecaennaisdechaine.over-blog.com/ tunisie.jpg

 

MOBILISATION !!! 


A L'APPEL DE LA LIGUE DES DROITS DE L'HOMME

Sections de CAEN et d'HEROUVILLE

RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN AU PEUPLE TUNISIEN

A  CAEN

Place de la République

SAMEDI 29 JANVIER A 16H00.

Soutenons le Peuple Tunisien

engagé dans sa Révolution pour

les Droits  de l'Homme, la Liberté et la Démocratie.

Renforcé dans sa détermination par la répression criminelle dont il a 
été victime, le Peuple Tunisien poursuit sa Révolution afin de mettre 
définitivement hors jeu le régime dictatorial fondé sur l'hégémonie 
du Rassemblement Constitutionnel Démocratique (R.C.D.) et sur la 
terreur des organes policiers de l'Etat, et afin d'instaurer une 
démocratie pérenne et respectueuse des Droits de l'Homme.

Nous soutenons le peuple Tunisien

pour ce qu'il réclame :

- l'établissement d'une véritable Démocratie respectueuse des libertés 
fondamentales par la rédaction d'une nouvelle Constitution allant dans ce sens.

- le gel en France et dans le monde des avoirs volés par le clan du 
dictateur, par les cadres du régime et par les patrons Tunisiens liés 
au régime, puis leur restitution à la République Tunisienne.

- le jugement de ceux qui ont mis la Tunisie en coupe réglée, la 
reconnaissance des victimes et la réparation des préjudices subis.

Nous dénonçons et condamnons comme indignes

et contraires aux valeurs 
de la République Française :

- le comportement scandaleux des autorités Françaises qui ont soutenu 
jusqu'au bout la dictature, en particulier par une offre de 
collaboration policière à la répression ( cf ALLIOT-MARIE :

« le savoir-faire des forces de sécurité Françaises grâce à nos 
techniques de maintien de l’ordre »
(sic !) )

- l'absence actuelle de soutien réel du gouvernement Français à la 
lutte du Peuple Tunisien pour les libertés fondamentales.

- les accords qui soumettent l'économie et le Peuple Tunisien aux 
intérêts financiers européens et en particulier Français.

Nous exigeons que la France et l'Union Européenne cessent de 
cautionner les régimes les plus détestables de la Planète et appuient 
celles et ceux qui combattent en faveur des Libertés et de la 
Démocratie.

Nous formons par ailleurs le voeu que les autres Pays de la région 
s'engagent dans la même voie et nous les soutiendrons lorsque l'heure 
aura sonné !

Nous appelons les forces politiques et syndicales démocratiques, les 
associations et les citoyen-ne-s solidaires à se rassembler à chaque 
fois qu'il le faudra pour manifester le soutien du Peuple Français au 
Peuple Tunisien et aux Peuples qui se libèrent des dictatures qui les 
étouffent.

http://lecaennaisdechaine.over-blog.com/

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Publié par Le Caennais déchaîné - dans Opinion
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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 16:32

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De notre correspondant - Philippe Cléris - ce billet fort instructif, passionnant même, sur la Normandie que l’on pourrait également intituler : « La Normandie en 11 siècles pour les nuls. » La Rédaction.

« Normandie, terre d’histoire, terre d’avenir et de solidarité »

Synthèse sur la question régionale normande proposée au titre du collectif citoyen et républicain « Bienvenue en Normandie »

Présentation du collectif citoyen et républicain « Bienvenue en Normandie »

Notre collectif a été crée à Dozulé en 2006 (avec le parrainage de Luc Couillard, président du « Normandy-Day ») dans le but de produire une expertise citoyenne de la question régionale normande : apolitique et composé d’une dizaine de membres, nous participons à l’animation d’un Séminaire « Normandie » au sein de l’Université Populaire de Caen (Michel Onfray) et nous participons depuis peu à l’exercice de prospective régionale « Normandie 2020 » engagée par le Conseil régional de Basse-Normandie.

En guise d’introduction : Histoire et Avenir de la Normandie.

 L’année 2011, année du 11ème centenaire de la Normandie, sera décisive pour savoir si nos responsables politiques régionaux souhaitent continuer ensemble une aventure normande ou non, définitivement ! Entre Grand Paris et Grand Ouest, il faut précisément choisir la Normandie !

HISTOIRE

1° La Normandie, l’une des plus anciennes et l’une des plus historiques provinces françaises (911-1204 : duché-état indépendant / 1204- 1790 : province rattachée au Royaume de France)   

Le « prestige » de la Normandie, l’une des matrices de l’Etat-Nation européen (le domaine « anglo-normand »  des ducs- rois ; l’Italie du Sud ; l’influence sur la France Capétienne et le rôle encore actuel joué par le droit Normand dans les pays anglo-saxons : le droit Normand est toujours enseigné à l’université de Caen pour le compte des juristes de Jersey et Guernesey où survit encore le souvenir de la Normandie ducale autonome) .

911 –950 : fondation « normande »  (Danois dans la Basse-Seine ; Norvégiens dans le Nord-Cotentin, le terme de « Vikings » ne datant que du XIXème siècle) dans le cadre romain et carolingien de l’ancienne « Seconde lyonnaise » ou « province ecclésiastique de Rouen » (Rouen ; Evreux ; Sées ; Lisieux ; Bayeux ; Coutances et Avranches) .

1066 : conquête de l’Angleterre par Guillaume le bâtard dit « le Conquérant », qui impose le respect de la « coutume de Normandie » permettant la conscience précoce d’appartenir à un état unitaire ; conscience qui se prolonge après 1204 dans la province normande désormais intégrée à la France.  

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1187 : première attestation de l’emblème aux « deux lions d’or passant et gardant sur champs de gueules » à savoir les « léopards » (bâtards de lion) choisis par Henri II Plantagenêt en guise de protestation contre le Pape après l’affaire du meurtre de Thomas Becket archevêque de Canterbury.

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1339- 1456 : Guerre de Cent ans. Echec des rois d’Angleterre de recréer une « Anglo-Normandie » dans une province continentale devenue française : la résistance du Mont Saint-Michel et le supplice de Jeanne d’Arc à Rouen deviennent même les premiers symboles de l’unité nationale française.  Après la fin de l’occupation anglaise, l’Université de Caen  (fondée en 1432 par le roi anglais Henri VI) et le parlement de Rouen gardien de la « coutume », garantissent la permanence de la « géo-histoire » normande jusqu’à la fin de l’Ancien Régime voire au-delà puisque le découpage départemental de 1790 permet la continuité  normande dans le nouveau régime révolutionnaire et républicain.

Le beau XVIe siècle : la Normandie, puissance maritime à l’échelle européenne. Navigateurs, aventuriers et armateurs normands de Honfleur, Harfleur et Dieppe concurrents des Portugais en Afrique, aux Canaries, en Amérique et au Brésil ; fondation du Québec.

1517 : fondation du port et de la ville nouvelle du Havre de Grâce.

1562- 1594 : dans une Normandie devenue majoritairement protestante (sauf la ville de Rouen) les « guerres de Religion »  ébranlent la prospérité de la province malgré une belle reprise au début du XVIIème siècle (règnes d’Henri IV et de Louis XIII) : c’est le temps de « l’Athènes Normande » (Université de Caen) ou du « pays de sapience » (la majorité des habitants savaient à l’époque lire et écrire). C’est le temps de François Malherbe (Caen) ou de Pierre Corneille (Rouen). Caen et Rouen sont alors les seconds centres d’édition en France après Paris et Lyon… Création à Caen de la seconde « académie » de France.

Richelieu et Louis XIV ou l’anéantissement du potentiel normand : la Normandie, la province la plus riche de France et Rouen seconde ville du pays après Paris…

1639 : pression fiscale, révolte des campagnes « Les va- nu- pieds » ; création des généralités de Haute et Basse Normandie contre l’avis du parlement de Rouen avec déjà une frontière administrative mais sur la Dives et non pas  comme on le croit trop souvent sur l’estuaire de la Seine.

1685 : persécutions  des protestants normands.  25000 familles s’en vont à l’étranger et avec elles un savoir-faire technique et commercial qui manquera durablement à la France.

cherb2Cherbourg

1692 –1815 : « Seconde guerre de Cent ans »  (Jean Meyer) entre la France et l’Angleterre ouverte par Louis XIV et poursuivie jusqu’à Napoléon 1er ; la Normandie y gagne la construction du port de Cherbourg mais la Manche devient une zone militaire et le littoral normand  est une frontière qui entraîne le déclin durable commercial et maritime de la Normandie. Révolution : échec du rêve normand d’une  monarchie constitutionnelle ou d’une république modérée et décentralisée ( révolte girondine et « fédéraliste » ; Charlotte Corday ; contemplation normande du modèle américain : de Bernardin de Saint-Pierre à Tocqueville)  

2° La Normandie « le visage de majesté qu’offre la France face à l’Angleterre et au Monde » (Jules Michelet) : la renaissance normande  (1830 – 1944), entre Paris et la Mer…

1750 – 1820 : la Normandie, ou la première renaissance régionale en France après la Révolution  (François Guillet) ou la contemplation archéologique, historique et esthétique du berceau de l’Angleterre par les touristes anglais, les monuments de la Normandie ducale, la contemplation des « sites » :  la baie du Mont Saint- Michel, les boucles de la Seine, la côte Sainte Catherine à Rouen, Etretat. De Caumont stimule la création de sociétés savantes : les érudits normands prennent la tête d’un mouvement national pour un « fédéralisme provincial » en France face au centralisme parisien.

1830 : « l’Entente Cordiale »  entre la France et l’Angleterre pacifie enfin la Manche ; renaissance maritime de la Normandie, ports et bains de mer : Le Havre premier port français transatlantique ; Grande pêche à Terre-Neuve (Granville ; Fécamp ; Dieppe). Révolution industrielle sur le modèle anglais dans la Basse-Seine et dans le bocage bas-normand. « Pasteurisation des campagnes normandes » : grâce au chemin de fer, la Normandie herbagère et maritime fournit ses produits frais à la métropole parisienne… 1840 : Dieppe- Paris, première ligne de chemin de fer  de France;

1872 : « Le  HAC »  (Le Havre Athlétic  Club)  premier club de foot créé sur le continent.  Dès 1820 à Dieppe : les « bains de mer » ; à Granville la « Monaco du Nord » , à Deauville –Trouville, Cabourg et Houlgate : la Normandie première destination touristique.

EUGNE_-1.JPGEugène-Louis Boudin : "Princesse Eugénie à Trouville"

1860- 1900 : écrivains et peintres entre Paris et la Normandie : « Normandie Impressionnisme ». 1911 : fêtes du « Millénaire normand », défilé grandiose à Rouen devant 400000 personnes et le président de la République.

1914- 1918 : le camembert, dans la besace des Poilus, devient le fromage national.

3° La tragédie de 1944  et la modernisation autoritaire de l’Après- Guerre : une « illusion de prospérité » (Armand Frémont)

La Normandie est traumatisée avec ses villes en ruines : 29000 victimes civiles directes; bombardements du Havre et de Saint-Lô ; anéantissement patrimonial irrémédiable à Caen et Rouen ; destruction complète des ports, des usines et des infrastructures ; traumatisme mental chez les survivants. Libération de l’Europe du nazisme : la Normandie a été « sacrifiée » pour éviter une bataille de France.

Normandie 1944 : lieu de mémoire universel et fraternel (notamment pour les « peuples libérateurs » : Américains ; Canadiens ; Britanniques ; Polonais ; Norvégiens ; Russes). 1950 : la reconstruction des villes et des infrastructures est prise en charge  totalement par l’Etat, malgré quelques velléités municipales notamment à Caen. Le plan « Perret » de reconstruction sur « table rase » du port et de la ville du Havre symbolise cette prise en charge, pour le meilleur et pour le pire… 

1956 –1960 : au nom de l’intérêt national et dans le cadre de la « planification » ,  l’Etat impose la division administrative des cinq départements normands en deux préfectures régionales (Circonscriptions d’aménagement régional de Caen et Rouen) pour permettre l’aménagement industriel, urbain et portuaire d’une « Normandie utile »  à savoir, la Basse-Seine normande intégrée à la région parisienne  (1965 : « Plan Delouvrier »  ou  Schéma de Développement et d’Aménagement Urbain de la Basse Seine étendu en 1969 à l’Estuaire). Dans ce cadre déterminé par l’Etat central et ses haut-fonctionnaires, la Normandie disparaît et les élites locales perdent toute autonomie de gestion ou de décision.

1945 – 1975 : après la période de la « Reconstruction »  (1947- 1965), les « Trente Glorieuses »  sont l’occasion d’une tentative de spécialisation économique des deux « néo-régions normandes » : agriculture et nucléaire en « Basse » Normandie ; industrie lourde, pétrochimie et logistique portuaire en « Haute » Normandie transformée en « armoire technique » de la Région parisienne, avec, dans les deux régions normandes, une forte valence industrielle renforcée par quelques décentralisations dans une Normandie réputée pour la qualité et la docilité de sa main d’œuvre d’origine rurale  dans une vision « fordiste et taylorienne » : « usines tournevis » type Moulinex ; construction et assemblage, sous-traitance automobile.

1975- 1980 :  « illusion de prospérité »  en Normandie, région la plus moderne de France ? (Centre-villes neufs ; plein-emploi industriel ; turbo-train ; nucléaire ; proximité parisienne  avec l’A13; Caen son université et son CHU  « technopole » de l’Ouest ?)

Les deux régions normandes sont  totalement dépendantes des décisions parisiennes : avec la crise économique des années 1980 et la perte des relais politiques en 1981 pour des régions normandes réputées de droite ou démocrate-chrétienne, le réveil va être extrêmement difficile…

turbo.jpgTurbotrain Paris-Caen-Cherbourg. Dans les années 70, c'était le train le plus rapide de France (après le Capitole) mettant Caen à 1h45 de Paris 

Bilan, le déclin normand  (1980-2000) : la question régionale normande est posée…

1972 , la question régionale normande est posée : 

Les préfectures régionales sont transformées en « Etablissements Publics Régionaux » qui deviendront en 1982 et 1986 des « Conseils Régionaux », collectivités territoriales de plein-exercice : la question politique (« réunification ») est donc posée.

Dès 1972 : Gustave Héon, président du conseil général de l’Eure et maire de Bernay, s’oppose avec vigueur à la création d’un conseil régional « haut-normand » et provoque sa paralysie jusqu’en 1981 en exigeant la création d’un conseil régional commun aux cinq départements normands : Michel d’Ornano à Caen et Jean Lecanuet à Rouen s’opposent sur la question de la capitale administrative d’une Normandie unitaire. Le « clochemerle » entre Caen et Rouen va durablement handicaper la « métropolisation » du territoire normand pour le plus grand profit de Lille, de Rennes, Nantes et de la région parisienne. 

1982, la décentralisation ou la « stérilisation normande » :

L’Etat transfère à des élus locaux la responsabilité de piloter l’aménagement et le développement d’un territoire régional tandis que le territoire national s’ouvre à l’Europe et à l’International… Le recours unique au préfet n’est plus la solution, l’Etat central décentralise et se désengage en mettant en œuvre une démarche contractuelle qui va valoriser les territoires et les projets les plus volontaristes : la Bretagne, s’appuyant sur une identité forte va profiter pleinement des nouvelles règles du jeu, la Normandie va les subir… 

En effet, la question d’intégrer ou non le territoire régional des cinq départements normands qui n’était jusque là qu’une question « technique » va faire l’objet d’un enjeu « politique » qui va durablement stériliser la prise de conscience d’un « intérêt général normand ». Les projets ou la réflexion n’étant que « Bas » ou « Haut » normands,  les décisions dépendent étroitement de l’Etat et de ses préfets régionaux . 

1984- 2000 : faute d’une vision d’ensemble et de l’absence d’un « lobby normand » tant à Paris qu’à Bruxelles, les Contrats de Plan Etat –Région sont plutôt  déséquilibrés au détriment des régions normandes tandis que la Normandie subit la plus grande crise de désindustrialisation de son histoire (fin de l’industrie textile ; de la sidérurgie ; des constructions navales ; fin des paquebots au Havre ; premières difficultés dans la filière automobile)

1993-1995 : fermetures de la SMN et de Moulinex. Le recours aux fonds européens FEDER dans les années 1990 permettent d’éviter le pire ( reconversions industrielles à Caen et à Rouen ; rattrapage du retard pris dans le désenclavement routier du territoire) tandis que les agglomérations de Caen et du Havre tentent enfin de réagir face à la désindustrialisation, la crise portuaire et face à la concurrence d’autres territoires (Grand Lille ; région parisienne ; Grand ouest ligéro-breton) .

1986, à Caen : arrivée du Ganil et création du « Mémorial » ; d’une communauté d’agglomération en 1990 ; reconversion en technopole du site de l’ex SMN et reconversion du site de l’ancienne presqu’île portuaire, grâce aux efforts de Jean-Marie Girault, efforts poursuivis actuellement par Philippe Duron.

pont de normandie gross 20050615143034

1995, au Havre : ouverture du « Pont de Normandie » ; mise en route de « Port 2000 » et d’un Label UNESCO « patrimoine mondial de l’Humanité » pour l’œuvre d’Auguste Perret, reconversion urbaine de la friche portuaire grâce à la vision dynamique d’Antoine Rufenacht (maire du Havre jusqu’en 2010)

« Rouen, la métropole disparue » (Yves Guermond) : avec le refus obstiné de Lecanuet de créer une agglomération, le déclin rouennais devient absolu : Il faudra attendre… 2008 et la prise en main du dossier métropolitain par Laurent Fabius pour que s’amorce enfin un « réveil rouennais » ( Les « Armadas » ; le « pont Flaubert » ; la reconquête urbaine des quais de Seine ; festival « Normandie Impressionniste »)

1993 : lancement de l’initiative « Normandie métropole » pour une coopération métropolitaine entre Caen, Rouen et Le Havre. Faute de projets concrets, cette expérience s’achèvera en janvier 2009.

2004 : pour la première fois, la campagne des élections régionales se fait sur le thème de la « réunification ». La droite bas-normande divisée sur le sujet perd les élections : les deux conseils régionaux normands sont de la même couleur politique et à gauche. Philippe Duron (CRBN) et Alain Levern (CRHN) promettent d’engager un cycle de coopérations structurelles entre les deux régions normandes pour préparer leur fusion à venir et commandent un énième rapport sur les avantages et inconvénients d’une fusion régionale : le rapport du cabinet « INEUM Edater » achevé dès 2005 et trop ouvertement favorable à l’évidence de la « fusion régionale normande » ,  ne sera rendu public qu’en avril 2008 après les élections municipales.

La gestion de l’aéroport de Deauville- Saint Gatien en tant qu’aéroport régional normand est donc expérimentée avec succès par les deux régions. Mais arguant d’un écart de richesse insurmontable ou d’une trop grande différence entre Haute et Basse Normandie, Alain Levern élude désormais l’idée d’approfondir les coopérations structurelles entre les deux régions normandes, approfondissement pourtant vivement souhaité par Laurent Beauvais nouveau président du CRBN… Faut-il expliquer ce changement d’attitude par la crainte très « politique »  d’Alain Levern d’avoir finalement à tirer du feu les marrons de la fusion régionale normande  pour le seul bénéfice d’un certain … Laurent Fabius ?

Bilan de 40 années d’existence des régions Haute et Basse Normandie : un déclin relatif sinon absolu de l’ensemble normand et l’expérimentation dans la douleur d’une autonomie régionale de gestion et de décision : « passer d’une région de notables à une région de responsables »  (Laurent Beauvais), c’est l’acquis positif de la « décentralisation » avec un bilan mitigé en raison des effets structurels de la division d’un potentiel régional unique en deux périmètres de gestion administrative. Mais l’actuelle réforme des collectivités régionales inquiète les élus : en l’état du projet, les conseils régionaux perdraient toute autonomie financière et de gestion vis à vis de l’Etat…

-      Echec de la métropolisation en Normandie devant la difficulté politique d’animer un réseau de villes (triangle Caen ; Rouen ; Le Havre) avec pour conséquences : l’incapacité de « fixer l’avenir » dans les villes normandes et la fuite massive des jeunes diplômés et des talents formés dans les deux régions normandes ; depuis 1999, c’est l’équivalent de 5% de la population normande qui vit et travaille en région parisienne : 90% des jeunes normands partis ne reviennent pas. Dynamique démographique négative: les jeunes s’en vont, les retraités arrivent. En 2020, un habitant sur deux en Normandie aura plus de 50 ans ! Sous-encadrement : 1 emploi sur 2 en Normandie dépend d’un donneur d’ordres extérieur ; faiblesse des salaires ( jusqu’à 200 à 300 euros de moins qu’ailleurs) ; fuite de nombreuses directions publiques ou privées hors de Normandie au profit de Rennes, Nantes, Lille ou la région parisienne. (ex : départ de la direction du CIN de Rouen à Lille)

-     Retard dans l’aménagement du territoire, vieillissement des infrastructures et de l’appareil industriel : les grandes agglomérations du triangle Caen-Rouen –Le Havre génèrent un étalement urbain, l’urbanisation du littoral s’accélère avec la venue des résidents « franciliens » tandis que s’opère un décrochage économique, social voire sanitaire des populations plus rurales au sud d’une ligne Valognes – Pont l’Evêque – Pont Audemer- Le Havre (ex : revenu médian mensuel à Lisieux en 2008 : 576, 18 euros). La misère devient « invisible » et l’économie résidentielle permet d’organiser la survie ; ex : « le quai de Ouistreham » ( Florence Aubenas). Chiffres significatifs : 14% d’illettrisme dans l’académie de Rouen ; 11% dans celle de Caen pour une moyenne nationale à 9%. Plus aucun dentiste dans le canton de Mortain. Inachèvement du désenclavement routier dans le bocage de la Manche et de l’Orne ; toujours pas de train entre Rouen et Evreux ; saturation du nœud ferroviaire rouennais et des routes sur les deux rives de l’Estuaire ; une A13 « tout à l’égoût à bagnoles » (Antoine Grumbach) qui rend peu de service au territoire d’une Normandie traversée entre Paris,  la « côte » ou l’Ouest (c’est à dire la Bretagne). Mono industrie de l’automobile ou du pétrole dans la Basse-Seine ou en Basse-Normandie ; mono industrie du nucléaire dans le Nord Cotentin…

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-    La mesure du déclin global  de la Normandie : en part de PIB, les performances des deux régions normandes actuelles sont plutôt médiocres : 18ème rang national pour la Normandie basse et 13ème rang national pour la Normandie pas si haute que cela. Une Normandie fusionnée pouvait prétendre au 5ème rang national avant 1990 : c’est désormais au 6ème qu’elle peut prétendre dorénavant. Selon le rapport Edater (cité plus haut), c’est l’équivalent de 30% du PIB régional normand global qui aurait été amputé par les effets et les complications de la division administrative.

 -   Une image régionale qui se « ringardise » : clichés ; tropisme du plouc et de la pluie ;   marge récréative de la région parisienne ; région tristement historique marquée par 1944 et le béton de la reconstruction. Deux INSEE ; deux académies ; deux zones de vacances ; deux quotidiens « régionaux » : ignorance voire mépris entre Haut et Bas Normands ; paradoxe normand : évidente notoriété à l’extérieur et hésitation entre  la « Normandie » et les deux actuelles régions administratives : l’espace vécu normand a  semble-t-il été brisé…

-   2004 – 2011 : la montée d’une prise de conscience normande, la Normandie déjà  « réunifiée » . Le thème de la « fusion régionale normande » est désormais dans tous les esprits des décideurs et acteurs régionaux : elle est perçue comme inévitable ou comme indispensable notamment chez les plus jeunes et les plus dynamiques du territoire avec la prise de conscience qu’il y a des atouts normands spécifiques :

 

·       La notoriété internationale exceptionnelle de la Normandie

·       La densité patrimoniale, historique et culturelle (5 sites ou objets sur la liste du patrimoine mondial UNESCO)

·       La proximité avec la région parisienne et ses 12 millions d’habitants.

·       Une agriculture et des paysages ruraux relativement préservés des excès de l’agro-industrie ( la « Gourmandie » : record national pour le nombre d’AOC)

·       La Normandie, 1ère région de France pour l’économie maritime toute activité confondue sur le littoral (du GPM à la plaisance en passant par la pêche ou la conchyliculture et la construction navale…)

·       La Normandie, terre d’élection du cheval en France (2014 : jeux équestres mondiaux en Normandie)

·       Des niches en terme de savoir-faire de niveau mondial : imagerie médicale ; recherche fondamentale sur les ions à Caen ; production linicole ; flaconnage des parfums de luxe ; plasturgie et nouveaux matériaux

·       La Normandie, 3ème ou 4ème région industrielle de France : automobile ; aéronautique ; production énergétique (sortir du tout pétrole ou du tout électro-nucléaire avec le potentiel des éoliennes ou des hydroliennes au large des côtes)

La Normandie déjà « réunifiée » : on ne compte plus désormais, le nombre d’institutions, d’associations, syndicats ; entreprises,  mouvements, médias ou manifestations qui intègrent désormais l’évidence normande… Liste non exhaustive :

Le comité régional de tourisme ; la chambre régionale d’agriculture ; la banque alimentaire ; l’église catholique ; la CGT ; certaines fédérations ou unions patronales ; le pôle de compétitivité sur l’automobile « Mowe’o » ; l’aéroport de Deauville ; la fédération de tennis et d’autres fédérations sportives; les écoles supérieures de commerce et prochainement celles d’ingénieurs ; la Caisse d’Epargne ; la Caisse primaire d’assurance maladie ; la fédération « à chœur joie » ; les sociétés savantes ; l’opération du « Normandy Day » ; l’équipe d’ Heula pour un humour normand ; le réseau des agriculteurs sans OGM ; la presse magazine spécialisée normande ; FR3 « Normandie » ; les nouveaux médias sur Internet ; l’agence de promotion des entreprises normandes à l’international (« Normandie développement ») ; l’aide publique régionale au financement des entreprises (« Normandie investissement ») ; « Normandie incubation » (création d’entreprises innovantes) ; la Directive Territoriale d’Aménagement de l’Estuaire ; la délégation régionale du conservatoire du littoral ; le contrôle de la qualité de l’air ; les délégations régionales de la SNCF (eh oui !)  de France Télécom  ou d’EDF ; l’institut régional de la qualité alimentaire ; certaines centrales d’achat de la grande distribution ; l’Office de développement de l’action culturelle ; la délégation régionale du CNRS et pour bientôt : la conférence portuaire interrégionale normande ( Ports Normands Associés et GPM de Rouen et du Havre) ; l’association des CCI de l’Estuaire ; le Pôle de recherche et d’enseignement supérieur normand pour une mise en réseau des trois universités normandes… Manquent à l’appel : les fédérations des partis politiques (on se demande bien pourquoi !)

arton156.jpg"Ach Nicolas, mein klein Führer... Tu vas l'avoir ton Gross Paris ! "

Le coup de tonnerre du « Grand Paris maritime» ( Antoine Rufenacht et Antoine Grumbach à la manœuvre) : « Le meilleur moyen de faire prendre conscience d’un intérêt général à des imbéciles est de leur faire peur »  (d’après Hobbes)

Printemps 2009 : l’annonce de Nicolas Sarkozy qu’il faut un « Grand Paris » tourné vers la mer avec une ligne grande vitesse reliant Paris au port du Havre pour assurer l’avenir du pays dans la compétition mondiale fait l’effet d’un coup de tonnerre dans le ciel bien morose ou brumeux du projet régional normand. Grâce à l’intelligence politique du maire du Havre soutenant le projet de l’urbaniste Antoine Grumbach d’un Grand Paris doté d’une densité en infrastructures de transports le long de la Seine jusqu’au Havre, les décideurs politiques régionaux découvrent avec horreur qu’ils n’ont aucun projet pour penser la Normandie et en faire un enjeu national.

La crainte est forte que le « Grand Paris n’avale la Seine aval sans l’aval des Normands » : les Haut-normands se laissent séduire par « l’axe Seine » , axe utile des intérêts parisiens depuis toujours, oubliant peut-être qu’il faut « une longue cuiller pour dîner avec le diable ».  En effet, dans le premier projet proposé par Grumbach « Seine métropole »,  les 800000 habitants des agglomérations du Havre et de Rouen sont associés aux… 12 Millions de franciliens ! Enfin, un TGV sur LGV nouvelle est proposé au Nord de Rouen entre Cergy-Pontoise et Le Havre : on ne parle plus de Normandie !

Avril 2009 : réaction très vive des élus et des citoyens de Basse-Normandie menacés d’une relégation définitive…

Eté 2009 : les élus bas-normands, Laurent Beauvais en tête obtiennent finalement de l’Etat le principe d’une desserte ferroviaire modernisée irriguant l’ensemble de la Normandie avec un TGV  roulant sur une LGV pour sortir de la région parisienne. Un nouveau discours du président de la République rectifie le tir et en août 2009 des lettres de mission sont envoyées à Jean-Pierre Duport, conseiller d’Etat chargé de piloter le groupe de travail « TGV Paris- Normandie » pour le compte de la Commission Nationale du Débat Public et au président de région Laurent Beauvais (Alain Levern ayant été oublié…)

Décembre 2009 : les deux CESER normands se mobilisent en créant une association pour suivre et défendre le projet ferroviaire, tandis qu’Alain Tourret vice-président du CRBN présente un nouveau rapport pour promouvoir la « réunification normande » au risque de présenter une « Normandie caennaise contre une Normandie rouennaise sinon parisienne ».

Mars –Avril 2010 : élections régionales dominées par la politique nationale. On parle, bien évidemment plus du dossier en Basse qu’en Haute. Les deux présidents sortants sont réélus.

4 Mai 2010 : colloque du Havre  « Seine d’avenir ». Devant plus de 1500 acteurs et décideurs régionaux présents, Antoine Rufenacht (Le Havre) ; Laurent Fabius (Rouen) et Bertrand Delanoë (Paris) s’engagent à promouvoir et défendre l’intérêt national de « l’axe Seine » : les élus bas-normands présents ne sont pas associés à la déclaration finale.

Juin 2010 : à Caen, le CRBN s’engage dans une réflexion prospective normande globale pour associer un projet territorial cohérent au futur TGV. L’axe « Seine » ne suffit pas, il faut un projet « Grand estuaire » englobant l’ensemble de la Normandie, en tant que façade maritime privilégiée du « Grand Paris ». C’est autour des élus de l’Eure de craindre la marginalisation alors que le cœur des futures infrastructures ferroviaires seront dans ce département ( « Y » de débranchement entre Paris-Rouen-Le Havre et Paris-Caen-Cherbourg). A Rouen, Laurent Fabius lance le festival « Normandie Impressionniste » montrant ainsi son intérêt pour le dossier normand…

Eté 2010 : Les 50 propositions du rapport Attali. Jacques Attali, missionné par les CCI de l’Estuaire présente son livre «Paris et la mer la Seine est capitale » . Il propose la création d’un établissement public d’Etat pour mettre en œuvre les projets dans l’Estuaire car on n’a plus le temps d’attendre l’émergence d’une région normande avec son projet régional. Dans plusieurs réunions publiques en Normandie, Jacques Attali déclare : « il faut vous entendre pour qu’on vous entende » 

Octobre 2010 : à Caen, lancement de la prospective « Normandie 2020 » par le CRBN (en cours actuellement) avec la publication d’un « livre blanc » en avril 2011.

acfdraisincftagray.jpg"Le futur TGV Normand... en bonne voie"

Novembre 2010 : Antoine Rufenacht quitte la vie politique havraise et normande. Il accepte le principe d’un TGV irriguant la Normandie et celui d’une gare TGV à Rouen sur la rive gauche. Le consensus politique normand sur l’architecture générale du projet est enfin acquis mais toutes les ambiguïtés ne sont pas levées : du côté du CRHN certains se contenteraient bien d’une simple prolongation du RER jusqu’à Mantes la Jolie (projet Eole). Le président du CRHN Alain Levern est élu président de la « C8 » , conférence des 8 régions du Bassin Parisien : va-t-il défendre le projet normand global ou s’entendre directement avec la région Ile de France ?  Normand ou banlieusard ? Le choix ne semble pas encore fait à Rouen…

21 décembre 2010 : après un recours des écologistes, le tribunal administratif de Rouen annule le SCOT de l’Estuaire qui prévoyait les grands travaux pour un désenclavement ferroviaire du port du Havre (tunnel sous l’Estuaire ; prolongement du canal port-fleuve ; écluse à Tancarville). A Caen : au colloque célébrant les 20 ans de l’agglomération caennaise, Philippe Duron déplore que ses collègues haut-normands soient « fascinés par l’illusion de l’axe Seine ». Un nouveau colloque « Seine d’avenir » doit se réunir en juin 2011 à Rouen : les élus bas-normands seront-ils enfin sur l’estrade ? Les élus haut-normands, notamment rouennais vont-ils enfin comprendre qu’une métropole telle que Rouen qui se prétend régionale  («  Rouen un R de capitale »)  ne peut plus se permettre d’ignorer la Normandie ?

Janvier 2011 : Lancement du 11ème centenaire de la Normandie (911-2011) piloté et financé par le CRT Normandie et le seul Conseil régional de Basse-Normandie, le CRHN ayant refusé de façon dédaigneuse de verser le moindre centime. Conséquence : des collectivités territoriales haut-normandes désireuses de participer à l’opération vont bénéficier de l’effort financier du CRBN : une coopération interrégionale normande de plus ! ger.jpgPhilippe Cléris (au centre) dans la cave à whiskies de Germain de Colandon. Ca nous donne le paragraphe qui suit :

CONCLUSION : L’ AVENIR, la Normandie en 2020

C’est donc en 2011, année du 11ème centenaire de la Normandie qu’il va falloir choisir… Bon anniversaire ou avis de décès ?

La Normandie, première région d’économie maritime de France est désormais réunifiée avec un puissant réseau urbain couronné par une capitale atypique en réseau : Caen (siège du conseil régional ; technopole régionale) ; Rouen (siège de la préfecture régionale normande et de l’interrégion Normandie-Nord- Picardie ; métropole régionale : 6ème département normand) et Le Havre (siège de la CRCI et de la conférence portuaire « Seine-Normandie ») en tant que port du Grand Paris et avant-port européen . Les ports normands envisagent une coopération avec les ports de la côte sud de l’Angleterre. Le nouveau campus anglophone de l’université de Caen est un succès tandis que le réseau universitaire normand attire les étudiants de la région et d’ailleurs pour la qualité des formations et pour l’ouverture internationale et maritime. Le contournement ouest de Paris est achevé et deux grands corridors de fret ferroviaire partent de l’Estuaire vers l’Espagne et vers l’Allemagne. Rouen avec sa gare TGV est devenue le carrefour ferroviaire de la Normandie : dans cinq ans roulera le futur Eurostar Paris-Londres via la Normandie. La région normande est devenue pionnière dans la « chimie verte », tandis que des véhicules électriques sortent des chaînes de montage de Sandouville. Des « maisons douces » , tels des « béguinages » modernes accueillent les personnes âgées dans la sérénité rurale ou rurbaine ; les villages de l’Orne ou de l’Eure revivent avec le télétravail et l’agriculture labellisée « biocal » qui alimente les AMAP des aires urbaines normandes et franciliennes qui tendent à se joindre définitivement. Chaque intercommunalité du territoire normand fait l’objet d’un contrat de projets sociaux et culturels à destination des populations dans le cadre d’un accord entre le conseil régional de Normandie et les 5 conseils généraux : des antennes locales avec regroupement des services publics ont été ouvertes dans toutes les petites villes normandes !  Les lignes à haute tension ont été enfouies et le second EPR a été abandonné au profit de parcs d’éoliennes off shore. Une scène nationale d’Opéra en réseau entre Caen et Rouen, un corps de ballet au Havre et un orchestre symphonique de Normandie participe au rayonnement national de la région  qui s’est spécialisée dans la programmation de festivals de la « vive saison » ( c’est à dire le contraire d’une « morte saison ») qui ravit les Parisiens, les Anglais et tous les autres tandis que Caen accueille depuis peu la « cité nationale des arts du Livre ».  En 2025, Caen-Rouen-Le Havre (« Normandie métropole »)  sera capitale européenne de la culture. L’exposition « Normands peuple d’Europe » va créer l’événement. L’autoroute de Normandie est devenue gratuite entre Caen et Rouen tandis que le tunnel sous la Seine permet de faire Caen Le Havre en train en 1 heure de même qu’ il est possible de prendre la navette maritime express au départ de Ouistreham, Trouville ou Honfleur. Le train touristique Paris-Le Mont St Michel via le bocage normand (ex Paris-Granville) est apprécié par les touristes chinois et indiens tandis que le carnaval de Granville attire la jeunesse de l’Ouest : le départ de la nouvelle édition de la « course en solidaire » sur la route des Terreneuvas promet d’être une grande fête populaire . On lira le quotidien en ligne « Normandie-Eclair ». Une liaison ferry relie à titre expérimental Granville à Saint-Hélier (Jersey) : les jeunes du pays sont intéressés. La liaison ferroviaire Caen-Flers a été rétablie il y a trois ans : plus de 800 voyageurs par jour ! L’école d’ingénieurs de Caligny est réputée : il y a une liste d’attente ! Une tour de 100 mètres de haut a été construite au Havre tandis que la vieille tour de l’ancien CHU à Caen a été réhabilitée en logements et bureaux avec un restaurant panoramique… A Rouen, la rive gauche offre un nouveau front de Seine ultra-moderne avec le nouvel opéra et la nouvelle gare tandis que, rive droite, la cathédrale a fait l’objet d’une restauration complète : des promenades arborées ont été installées sur les quais avec des guinguettes  et les paquebots viennent s’amarrer régulièrement en amont du pont Flaubert. A Evreux et à Vernon, on accueille désormais les laboratoires de conception du futur projet lunaire européen. La liaison ferroviaire Evreux-Rouen a été enfin rétablie. A Dieppe, le nouvel institut des énergies renouvelables accueille 200 étudiants . A Cherbourg, le terre-plein des « Flamands » est encombré de conteneurs, trois navires attendent dans la rade, le ferry pour l’Angleterre vient de partir : c’est un prototype à propulsion nucléaire sorti des chantiers de l’ex DCN… Est-il nécessaire d’imaginer un autre scénario ?

Philippe CLERIS

COLLECTIF "BIENVENUE EN NORMANDIE"

bienvenorm@yahoo.fr

   

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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 11:11

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azur et asmar 

A notre plus grande honte (non, c'est même pas vrai), nous avons grappillé cet article plein d'enseignements signé par notre confrère Fausto Giudice. A lire sans tarder. En deuxième partie, le discours de la Ligue des Droits de l'Homme de Caen... et une piqûre de rappel sur la manipulation des masses. 

PS : D'après l'impayable Ouest-France, vendredi dernier dans la manif Caennaise contre Ben Ali et son régime, les quelques 200 manifestants scandaient :

" Ben Ali assassin ! ".

Pour les absents, précisons que le slogan intégral était :

"Ben Ali assassin, Sarkozy complice ! "

Que voulez-vous, Ouest-France ne se lasse pas de rouler pour le "Grand Talonnier" ...

La Rédaction

  

Tunisie :

Une fois Ben Ali parti,

le bon vieil épouvantail est de retour

   

Eugenio García Gascón est un journaliste espagnol, correspondant à Jérusalem du quotidien progressiste Público. Il vient de publier le16 janvier un article intitulé  “L’empereur était nu” qui est un vrai modèle du genre. En effet, il a réalisé la performance de concentrer en 457 mots les principaux stéréotypes de la pensée unique régnant dans l’Europe laïque et démocratique sur les pays

arabo-musulmans et les mouvements populaires

de révolte contre les dictatures qui s’y déroulent.

En quelque sorte, une application à la Tunisie de ce qu’on

pourrait appeler la “pensée-vargas-llosa”.

Face à de tels articles, trois réactions sont possibles :

1 – Avaler leur contenu sans broncher
2 – Envoyer un commentaire virulent sur la électronique page du journal
3 – Déconstruire dans un but pédagogique.

J’ai opté pour la troisième possibilité. Je m’attelle donc à cette tâche quelque
peu ingrate mais à mon avis salutaire.

Je crois en effet que, face aux pays arabo-musulmans comme la Tunisie,
on peut caractériser les trois étages des sociétés européennes comme suit :
1 – Le rez-de-chaussée (la masse des citoyens) est dans une ignorance
quasi-totale de la réalité vécue par les peuples de ces pays, et totale
pour ce qui est de leur histoire et culture, malgré les séjours touristiques
effectués par des millions d'Européens, malgré la présence de millions
d'originaires de ces pays en Europe ;
2 – Le premier étage (les faiseurs d’opinion) est presque tout aussi
ignorant, et prêt en toute bonne foi à reproduire les pires clichés
et stéréotypes diffusés par les “spécialistes” autoproclamés et médiatisés ;
3 – Le deuxième étage (les cercles de pouvoir) est beaucoup plus
informé, d’autant plus qu’il est mêlé de près à la mise en place et
au maintien des dictatures qui écrasent les peuples de l’Orient
arabo-musulman et de l’Occident arabo-berbéro-musulman.
Il pratique donc en toute mauvaise foi le mensonge, la désinformation
et la langue fourchue, caractéristique fondamentale des Visages-Pâles
bien connue de tous les spectateurs de westerns.
 
Ce deuxième étage s’appuie sur le premier étage pour garder
le contrôle du rez-de-chaussée. Il faut donc concentrer
le tir sur le premier étage pour ouvrir les yeux des gens du
rez-de-chaussée.
 
Je vous propose donc une déconstruction paragraphe par
paragraphe de l’article de Don Eugenio, traduit par moi.
 

 Vieux fantôme - Nouveau fantôme - Giacomo Cardelli

 
A la gente que conoce Túnez no le ha sorprendido lo ocurrido, aunque otra cosa distinta es pensar que la situación que se ha creado en este país del Magreb sea exportable al resto de Oriente Próximo. Hablar de la primavera tunecina es hermoso, aunque se debe precisar que a día de hoy no existen garantías de que el proceso que ahora se inicia vaya a terminar como acabó en Europa del Este tras la caída del muro de Berlín; es decir, con un contagio democrático.

Les gens qui connaissent la Tunisie n’ont pas été surpris par ce qui s’y est passé, bien que ce soit autre chose de penser que la situation qui s’est créée dans ce pays du Maghreb soit exportable au reste du Proche-Orient. Parler de printemps tunisien est bien beau, bien qu’il faille préciser qu’au jour d ‘aujourd’hui, il n’existe pas de garanties que le processus qui commence maintenant va s’achever comme cela s’est passé en Europe de l’Est après la chute du Mur de Berlin : à savoir, par une contagion démocratique.


Déconstruction

Passons sur la vision géographique de l’auteur, qui place le Maghreb au Proche-Orient. C’est sans doute
le double effet du fait que, résidant à Jérusalem depuis 20 ans, il a adopté
la carte mentale israélienne, qui fait de Tunis, Hammamet et Djerba
des banlieues résidentielles de Tel Aviv et que, d’autre part, il fait
sienne la division du monde opérée par l’administration US, CIA en
tête, qui place le Maghreb dans la zone “Middle East”. C’est d’autant
plus cocasse que Maghreb signifie…Occident !
Qui sont les gens qui connaissent la Tunisie ? Sans doute
les Israéliens d’origine tunisienne et les spécialistes qui viennent
de réaliser une opération militaire, avec l’aide européenne,
pour « sauver » 21 touristes israéliens coincés en Tunisie, étant bien
entendu que, dès le départ de “notre ami” Ben Ali, la Tunisie
a basculé automatiquement dans le “territoire ennemi”. Et c’est bien
contre cela que notre auteur nous met en garde : attention à ne pas
mélanger un vrai et bon printemps démocratique européen
(Berlin, novembre 1989) avec un faux printemps tunisien.
Nous voilà avertis d’emblée.
 
La dictadura de Ben Alí es similar en muchos aspectos a la que se da en otros países de la región. No se permitía la disidencia y una gran parte de la oposición se encontraba exiliada en Francia. La represión de los islamistas era completa. El régimen policial los mantenía apartados de los lugares estratégicos. Había una dictadura que era tolerada por todo el mundo (la Unión Europea tiene con Túnez un acuerdo de asociación, como con Israel), y casi se podría decir que se sustentaba firme en el apoyo expreso o tácito de la mayoría de la población.
La dictature de Bel Ali est semblable sous beaucoup d’aspects à ce qui existe dans d’autres pays de la région. La dissidence n’y était pas permise et une grande partie de l’opposition était exilée en France. La répression des islamistes était totale. Le régime policier les maintenait à l’écart des endroits stratégiques. Il y avait une dictature tolérée par tout le monde (l’Union européenne a un accord d’association avec la Tunisie, comme avec Israël), et on peut presque dire qu’elle s’appuyait fermement sur le soutien exprès ou tacite de la majorité de la population.

Ici un bel oxymore : une dictature totale appuyée par la majorité
de la population. Le mystère reste donc entier : comment une
population « appuyant majoritairement » une dictature peut-elle
soudain se révolter contre celle-ci ? Patience, vous allez bientôt
comprendre.
 
Al fin y al cabo, la corrupción beneficiaba a una gran parte de la sociedad tunecina. Esto es algo que se sabía, pero nadie ponía el grito en el cielo. Nadie decía que el emperador estaba desnudo, ni dentro ni fuera. La irrupción de la gente en las calles durante el último mes ha sido algo inesperado, como lo fue la caída del muro de Berlín, que no anticiparon ni los grandes expertos en el bloque soviético que había en EEUU. Pero también es verdad que lo de Berlín luego no le extrañó a nadie, como ocurre ahora con Túnez.
 
Au bout du compte, une grande partie de la société tunisienne bénéficiait de la corruption. C’est quelque chose que l’on savait mais que l’on ne criait pas sur les toits. Personne ne disait que l’empereur était nu, ni à l’intérieur ni au dehors. L’irruption des gens dans la rue durant le mois écoulé a été quelque chose d’inattendu, comme le fut la chute du Mur de Berlin, qui n’avait pas été anticipée par les grands experts du bloc soviétique qu’il avait aux USA. Mais il est aussi vrai que ce qu’il y avait à Berlin n’a ensuite manqué à personne, comme cela arrive maintenant avec la Tunisie.

Ici, l’auteur fait un étalage complaisant de son ignorance :
il n’a apparemment jamais entendu parler ni de la révolte dans le
Sud tunisien, dans le bassin minier de Gafsa, au printemps et durant
l’été 2008, ni des câbles diplomatiques révélés par WikiLeaks,
dans lesquels l’ambassadeur US Robert F. Godec ne mâche pas
ses mots sur la dictature mafieuse de Ben Ali, “que l’on ne peut pas
considérer comme notre allié”, écrivait-il. La révolte n’était donc
inattendue que pour ceux qui, comme l’auteur, ne suivaient pas
la blogosphère tunisienne et planétaire.
 
El experimento democrático en Túnez no entraña los grandes riesgos que podría implicar en otros países árabes, principalmente en Egipto, donde la enorme fuerza del fundamentalismo es visible a pesar de la represión. Túnez es un país pequeño, con un alto nivel educativo, prácticamente bilingüe y sin grandes conflictos internacionales. Además, la fuerza real del fundamentalismo es desconocida, aunque si hay elecciones pronto la conoceremos. En Egipto, por el contrario, si zozobra el régimen, el panorama sería mucho más negro, tanto a nivel interno como internacional.
L’expérience démocratique en Tunisie n’implique pas les grands risques qu’elle pourrait impliquer dans d’autres pays arabes, principalement en Égypte, où l’énorme force du fondamentalisme est visible, malgré la répression. La Tunisie est un petit pays, avec un haut niveau d’éducation, pratiquement bilingue et sans grands conflits internationaux. En outre, la force réelle du fondamentalisme est inconnue, bien que nous pourrons la connaître s’il y a des élections bientôt. En Égypte, en revanche, si le régime s’effondre, le panorama serait beaucoup plus noir, tant sur le plan interne qu’international.

On commence à comprendre où Don Eugenio veut en venir :
si vous laissez les peuples arabes exercer la démocratie,
ils vont choisir le fondamentalisme, et c’est un véritable danger.
Même si dans le cas de la Tunisie, ce danger n’est pas sûr.
Le fondamentalisme est associé à l’ignorance et au monolinguisme.
Les petits peuples éduqués et “pratiquement bilingues” sont
(peut-être) vaccinés contre cette maladie. L’auteur, qui vit à
Jérusalem, ne semble avoir jamais entendu parler d’un petit
peuple “hautement éduqué” et “pratiquement trilingue” appelé
le peuple palestinien qui a fait une expérience démocratique en
2006 et a voté pour les “fondamentalistes” du Hamas. Il a été
sévèrement puni pour ce choix par ceux auquel l’auteur
semble s’identifier totalement : l’Occident démocratique et son
fer de lance, Israël. Quant à l’inquiétude qu’il essaye de nous
communiquer à propos de l’Égypte, elle nous laisse sans voix :
c’est celle qui règne à Tel Aviv et à Washington, où l’on a peur
de perdre le principal allié dans le monde arabe, la dictature
du vieux Moubarak. Si cette dictature s’écroulait, nous prévient
l’auteur, ce serait une catastrophe.
 
Peligro del fundamentalismo
En Túnez, el contador ahora se pone en marcha desde cero. De lo que se trata es de construir una sociedad democrática en una región que carece de precedentes. Es prematuro juzgar si el futuro dará la razón a quienes apuestan por el establecimiento de instituciones plurales, pero el intento, aunque fracase, habrá merecido la pena.
Y Europa debe enviar mensajes claros, pero al mismo tiempo debe andar con cuidado para no colaborar con los fundamentalistas y no facilitarles el acceso al poder.
 
Danger du fondamentalisme
En Tunisie, le compteur se remet en marche à partir de zéro. Il s’agit de construire une société démocratique dans une région qui manque de précédents. Il est prématuré de juger si l’avenir donnera raison à ceux qui misent sur l’établissement d’institutions plurielles, mais la tentative, même si elle échoue, aura valu la peine.

Et l’Europe doit envoyer des messages clairs, mais en même temps elle doit avancer avec prudence pour ne pas collaborer avec les fondamentalistes et ne pas faciliter leur accession au pouvoir.

Je me mets à la place du lecteur lambda de Público :
mais qui sont donc ces fondamentalistes tunisiens contre lesquels
Don Eugenio nous met en garde ? Sans doute les mêmes contre
lesquels le bras droit de Netanyahu, Sylvan Shalom, vient de
mettre en garde. Ou Mezri Haddad, l’ambassadeur tunisien auprès
de l’Unesco, qui a démissionné de son poste quelques heures avant
la fuite de Ben Ali.

Interviewé par la chaîne Al Jazeera, ce personnage grotesque
a accusé Hamma Hammami, leader du petit Parti communiste des
ouvriers de Tunisie, un des rares opposants qui n’a choisi ni l’exil
ni la collaboration (à la différence de Mezri Haddad) pendant les 23 ans de dictature, d’être un agent des islamistes.

Pour tranquilliser tout ce beau monde, Rachid Ghannouchi,
le leader historique du mouvement islamiste Ennahdha,
de son exil londonien, a prévenu : il ne se présentera pas à
l’élection présidentielle et (les restes de) son parti (pulvérisé
par la répression de Ben Ali, avec la bénédiction de tous
les démocrates) ne se présentera pas aux élections
législatives. L’Occident démocratique et son fer de lance israélien
peuvent donc être rassurés : le spectre qui les hante restera hors
jeu. Mais ils doivent rester vigilants : l’hydre islamiste a de
nombreuses têtes et ils doivent rester vigilants pour identifier
les déguisements “démocratiques” qu’elle va essayer de prendre.

Madame Souheyr Belhassen, présidente tunisienne de la Fédération
internationale des droits de l’homme, nous a déjà fait part de
son inquiétude : la jeunesse révoltée tunisienne est “travaillée”
par les mauvaises idées islamistes. La preuve irréfutable :
un chanteur de rap a commis une chanson contre la minijupe.

Ma conclusion : c’est avec de tels articles qu’on alimente
les fantasmes des citoyens européens et qu’on prépare
l’opinion à tous les mauvais coups venant du “deuxième
étage”. Une chose est claire : les peuples arabes et
musulmans n’ont droit à la démocratie que si NOUS fixons
les règles. Sinon, ils devront continuer à supporter les
dictateurs que nous leur imposons.

Don Eugenio, honte sur toi !
 
Fausto Giudice
    

logo-ldh.jpg

TUNISIE – RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN

CAEN, LE VENDREDI 14 JANVIER A 17H30.

La Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme (F.I.D.H.)

a appelé à la création d’une commission d’enquête internationale sur

la répression sanglante des manifestations en Tunisie car la situation

répressive observée est susceptible de relever du Conseil des Droits de

l’Homme des Nations Unies réuni en session d’urgence.

Le bilan en terme de victimes est tragique et lourd du fait de l’usage

disproportionné de la force avec en particulier les tirs intentionnels

et meurtriers à balle réelle par la police du Régime.

Objectivement, les interventions télévisuelles de BEN ALI n’apportent,

à la place des réponses attendues par les populations, que des mots

inutiles comparés aux meurtres dont le Régime qu’il préside s’est rendu

coupable. Le limogeage d’un « Ministre de l’intérieur-Fusible », les

autres arguties, grigris et colifichets à deux balles n’indiquent rien

d’autre que sa volonté de sauver l’essentiel d’un système de pouvoir

mafieux qui fonctionne au profit principal de sa bande.

L’ensemble de ses gesticulations ne suffit désormais plus à

répondre aux revendications légitimes des manifestants : il y a eu trop

de morts, trop de sang versé, trop de violences, trop d’injustices, parce

que trop de surdité. Il est trop tard, plus personne ne peut croire ce tyran,

les heures de son Régime sont désormais comptées.

La situation peut cependant continuer de se détériorer davantage encore,

dans un contexte où les libertés fondamentales ont été et

sont encore systématiquement bridées et où l’impunité des auteurs de

violations des droits de l’Homme est totale.

Ainsi, c’est avec de nouvelles personnes que se mènent les nouvelles

politiques, sous réserve qu’elles soient guidées par de nouveaux principes.

Ces principes (« nouveaux » pour les seuls dictateurs) sont énoncés dans

la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948. Ces principes

n’auront jamais fini d’épuiser leur potentiel révolutionnaire. Ils sont ceux de

la Liberté et de l’Egalité. Particulièrement, pour ce qui concerne le peuple

tunisien, la Liberté d’opinion, laquelle se décline dans les différentes

libertés d’expression, dont la liberté d’association, avec son droit

indissociable à manifester, et la liberté de la presse, avec la nécessaire

indépendance de celle-ci. La Liberté et l’Egalité se trouvent

garanties par l’Indépendance de la Justice et par des formes

institutionnelles permettant la séparation des Pouvoirs.

Sous le régime despotique de BEN ALI, le musellement de la société civile,

des médias indépendants et des partis politiques à laisser la société sans

aucun relais traditionnel entre le Pouvoir et la population. Les efforts

exceptionnels entrepris dans ces conditions par les avocats et les syndicalistes

doivent cependant être soulignés. Malgré cela, actuellement aucun

contrepouvoir n’est en mesure de jouer efficacement l’indispensable rôle

de garde fou nécessaire à toute société ouverte et pluraliste.

Dans ce contexte et ces conditions, la F.I.D.H. a appelé, dans un premier

temps, à la création d’une commission d’enquête internationale pour

l’établissement des faits et des responsabilités s’agissant de la répression

arbitraire et meurtrière des manifestations. Les principaux responsables de

l’usage de balles réelles contre des manifestants, doivent savoir que leurs

actes ne resteront pas impunis, qu’ils soient exécutants, donneurs

d’ordres ou responsables moraux. En particulier, la F.I.D.H. a appelé les

rapporteurs spéciaux des Nations Unies sur les exécutions sommaires, et

sur la liberté d’opinion et d’expression, sur l’indépendance du pouvoir

judiciaire et sur les défenseurs des droits de l’Homme à prendre

conjointement toutes initiatives utiles à cette fin.

Dans un second temps, la F.I.D.H. a appelé à la suspension des

discussions de partenariat entre l’Union européenne et la Tunisie sur le

rehaussement du statut, celle-ci tentant d’obtenir le statut de « partenaire

avancé ».

Dans un troisième temps enfin, la F.I.D.H. a appelé les États partenaires

de la Tunisie à faire valoir auprès de ses dirigeants actuels, leurs

préoccupations et à oeuvrer pour l’arrêt immédiat des exécutions

sommaires et qu’une réponse pacifique et respectueuse des droits

humains, soit apportée aux revendications légitimes des populations.

Plus largement, alors que le XXème siècle fut celui des indépendances,

le XXIème siècle sera celui de l’émancipation des citoyennes et des

citoyens dans un Maghreb libre, démocratique, laïc et juste « ou ne sera

pas ».

*****

Nous vous invitons maintenant, en mémoire et en hommage des citoyennes

tunisiennes et des citoyens tunisiens assassinés par balles par des

forces policières criminelles aux ordres du despotisme ; en soutien et

en amitié des familles tunisiennes meurtries par l’Inadmissible et la

Barbarie ; en l’espoir de la réalisation des rêves de liberté et de

démocratie, d’égalité et de justice, de fraternité et de vie décente du

peuple tunisien dans son entier et de sa jeunesse en particulier ;

alors que d’en d’autres villes de France, dont la ville de DIJON, des

rassemblements semblables se tiennent en l’instant ; a marquer une

minute de silence et d’indignation.

*****

TENEZ-VOUS PRET POUR

DE NOUVELLES MOBILISATIONS

DE SOUTIEN S’IL LE FAUT.

 

Pour mémoire : http://lecaennaisdechaine.over-blog.com/article-les-10-strategies-de-manipulation-de-masse-61386142.html

 

http://lecaennaisdechaine.over-blog.com/

 

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 11:03

"Un poids lourd supporté par un groupe devient un poids plume." Proverbe Tunisien

  http://lecaennaisdechaine.over-blog.com/c.jpgMarwen Joumli tué par balle  à Thela, 8/9 Janvier 2011. (Auteur photo inconnu)

 

"  Si l'on en juge de la manière dont Ben Ali appréhende la  flamboyante, la prometteuse jeunesse  de son pays, un jeune Tunisien mort devient un  bon  jeune Tunisien. " 

La Rédaction.

 

Le "Caennais déchaîné" soutient le Peuple Tunisien !

 

  Communiqué LDH

Paris, le 10 janvier 2010

 

Répression en Tunisie :

  

le gouvernement français se tait,

les citoyens français

sont solidaires du peuple tunisien !

 

Quel est ce pays, si proche, où un jeune diplômé privé de tous moyens de subsistance par la police en est réduit à se suicider par le feu ?

Où ceux qui, bouleversés par cette tragédie, manifestent pacifiquement essuient des tirs policiers à balles réelles faisant plusieurs dizaines de morts ?

Ce pays dans lequel, depuis des années, les chômeurs qui défendent leurs droits sont durement réprimés, un syndicaliste et un journaliste emprisonnés pour avoir simplement cherché à le faire savoir ?

Ce pays où l’on arrête les étudiants qui se syndiquent, où des avocats sont molestés par centaines pour avoir seulement réclamé justice ?

Où la presse est muselée, où les enquêteurs de la presse étrangère et les missions des ONG sont refoulés à l’aéroport, où les blogueurs sont pourchassés lorsqu’ils font vivre un peu d’information libre ?

Ce pays dans lequel associations et syndicats indépendants sont interdits d’existence légale ou en butte aux tracasseries et aux intimidations ?

Ce pays dans les prisons duquel on torture les opposants politiques ?

 

Ce pays, ce n’est ni la Birmanie ni la Corée du Nord : c’est la Tunisie, si souvent dépeinte sous les traits idylliques d’un paradis touristique paisible…

Misère, chômage, corruption, mise en coupe réglée de l’Etat et de l’économie par un clan affairiste, surveillance étouffante, paralysie de toute association indépendante, parodies d’élection à plus de 90% des voix et de réélections indéfinies, brutalités et calomnies déversées sur les défenseurs des droits, presse de caniveau aux ordres du pouvoir : tout cela, les ONG de défense des droits le savent et le disent depuis des années.

Mais trop de dirigeants européens, parfois sensibles à l’hospitalité officielle du régime, ont cautionné sa vitrine mensongère pour que la majorité de nos concitoyens en soient réellement informés.

 

C’en est fini aujourd’hui : pour la première fois depuis très longtemps, le régime tunisien est en grande difficulté. Les manifestations de solidarité se multiplient dans le monde, les Etats-Unis critiquent la répression… et voici que le gouvernement français reçoit l’envoyé du despote sans un mot de protestation contre ce que subit le peuple tunisien !

 

La Ligue des droits de l’Homme, solidaire de sa Ligue sœur la LTDH, assure les défenseurs des droits, et tous les citoyens victimes de l’arbitraire et de l’injustice qui règnent depuis tant d’années en Tunisie, de son entière solidarité avec leur lutte courageuse pour la démocratie et le respect de leurs droits fondamentaux.

Qu’ils sachent que le silence complice des autorités politiques françaises actuelles n’est en rien représentatif de l’indignation qui s’étend dans la société française, à présent que les masques tombent et qu’apparaît au grand jour le visage de la dictature.

 

L’avenir de la Tunisie, comme celui de bien des peuples de la région pris entre autoritarisme corrompu et injonctions de repli sur le passé, appartient à ces citoyens courageux qui font honneur à leur pays.

Il est de la responsabilité des démocraties, tout particulièrement dans l’Union européenne qui affirme une politique de partenariat euro-méditerranéen conditionné au respect des droits de l’Homme, de les soutenir dans leur combat contre l’oppression et de mettre enfin les actes en rapport avec les discours.

La LDH entend prendre toute sa place dans la pression citoyenne qui s’exerce et s’exercera en ce sens.

  LDH PARIS

ATTENTION VIDEO AVEC IMAGES CHOQUANTES ! 

http://www.agoravox.tv/actualites/international/article/a-l-hopital-de-kasserine-tunisie-28941

  

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23 décembre 2010 4 23 /12 /décembre /2010 22:32

" Les dictatures fomentent l'oppression, la servilité et la cruauté ; mais le plus abominable est qu'elles fomentent l'idiotie. " Jorge Luis Borges

     http://lecaennaisdechaine.over-blog.com/   dictature.jpg Citation de Jean-Louis Barrault...

 

Pendant que l’on vous assomme avec les "incroyables" chutes de neige qui avalanchent sur l'Hexagone… en plein mois de décembre ; pendant que l’on vous fait le coup du feuilleton de l’hiver avec le climat extraconstitutionnel qui règne en Côte d’Ivoire (prémisse de ce qu’il adviendra bientôt ici en France) ; pendant que des docteurs Knock au journal de 20 heures vous prescrivent, jusqu’à la surdose, du Mediator (à ne pas confondre avec Albator, Gladiator, Totor, Tatort, et consorts), 305 députés se sont à nouveau essuyés les pieds sur la Ve République à bout de souffle (pléonasme !?), en votant la dictature par le biais de la loi LOPPSI II dans la plus... sournoise discrétion.

Voici leurs noms, ainsi que ceux qui se sont opposés à cette ignominie (en bleu et en rouge, les députés Bas-Normands). Vous avez même leurs coordonnées en fin de liste. Faites-en bon usage.

Il faudra vous en souvenir de ces malfaisants, de ces fossoyeurs de la liberté chérie ! Cultivez donc la rancune ! Et surtout, ne laissez pas la peur vous envahir. Fiodor Mikhaïlovitch Dostoïevski n'a-t-il pas affirmé : " La peur de l'ennemi détruit jusqu'à la rancune à son égard. "

Germain de Colandon, Eddie Torial

  

Analyse du scrutin n° 675 - Séance du : 21/12/2010

Scrutin public sur l'ensemble du projet de loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure.

Nombre de votants : 500

Nombre de suffrages exprimés : 492

Majorité absolue : 247

Pour l'adoption : 305

Contre : 187

 

L'Assemblée Nationale a adopté

 

Groupe UNION POUR UN MOUVEMENT POPULAIRE (314) :

 

Pour : 284

 

MM. Élie Aboud, Manuel Aeschlimann, Yves Albarello, Alfred Almont, Mme Nicole Ameline, M. Jean-Paul Anciaux, Mme Edwige Antier, M. Jean Auclair, Mme Martine Aurillac, MM. Pierre-Christophe Baguet, Patrick Balkany, Jean Bardet, Mmes Brigitte Barèges, Sylvia Bassot, MM. Patrick Beaudouin, Jacques Alain Bénisti, Éric Berdoati, Jean-Louis Bernard, Jean-Yves Besselat, Gabriel Biancheri, Jérôme Bignon, Jean-Marie Binetruy, Claude Birraux, Etienne Blanc, Emile Blessig, Roland Blum, Claude Bodin, Philippe Boennec, Marcel Bonnot, Jean-Louis Borloo, Jean-Claude Bouchet, Gilles Bourdouleix, Bruno Bourg-Broc, Mme Chantal Bourragué, MM. Loïc Bouvard, Michel Bouvard, Mmes Valérie Boyer, Françoise Branget, M. Xavier Breton, Mme Françoise Briand, MM. Philippe Briand, Bernard Brochand, Mme Chantal Brunel, MM. Michel Buillard, Yves Bur, Dominique Bussereau, Dominique Caillaud, Patrice Calméjane, François Calvet, Bernard Carayon, Olivier Carré, Gilles Carrez, Mme Joëlle Ceccaldi-Raynaud, MM. Yves Censi, Jérôme Chartier, Gérard Cherpion, Jean-François Chossy, Jean-Louis Christ, Dino Cinieri, Eric Ciotti, Pascal Clément, Philippe Cochet, Georges Colombier, Mme Geneviève Colot, MM. François Cornut-Gentille, Louis Cosyns, René Couanau, Edouard Courtial, Alain Cousin, Jean-Yves Cousin, Jean-Michel Couve, Mme Marie-Christine Dalloz, MM. Olivier Dassault, Marc-Philippe Daubresse, Bernard Debré, Bernard Deflesselles, Rémi Delatte, Richard Dell'Agnola, Mme Sophie Delong, MM. Yves Deniaud, Bernard Depierre, Vincent Descoeur, Patrick Devedjian, Nicolas Dhuicq, Eric Diard, Michel Diefenbacher, Jacques Domergue, Jean-Pierre Door, Dominique Dord, Olivier Dosne, David Douillet, Mmes Marianne Dubois, Cécile Dumoulin, MM. Paul Durieu, Christian Estrosi, Mme Jacqueline Farreyrol, MM. Daniel Fasquelle, Jean-Michel Ferrand, Alain Ferry, Daniel Fidelin, André Flajolet, Jean-Claude Flory, Nicolas Forissier, Mme Marie-Louise Fort, MM. Jean-Michel Fourgous, Marc Francina, Pierre Frogier, Yves Fromion, Sauveur Gandolfi-Scheit, Jean-Paul Garraud, Claude Gatignol, Gérard Gaudron, Jean-Jacques Gaultier, Hervé Gaymard, Guy Geoffroy, Bernard Gérard, Alain Gest, Franck Gilard, Georges Ginesta, Jean-Pierre Giran, Louis Giscard d'Estaing, François-Michel Gonnot, Didier Gonzales, Jean-Pierre Gorges, Philippe Gosselin, Philippe Goujon, Michel Grall, Mme Claude Greff, M. Jean Grenet, Mme Anne Grommerch, MM. François Grosdidier, Jacques Grosperrin, Mme Arlette Grosskost, M. Serge Grouard, Mme Pascale Gruny, M. Louis Guédon, Mme Françoise Guégot, MM. Jean-Claude Guibal, Jean-Jacques Guillet, Christophe Guilloteau, Gérard Hamel, Michel Havard, Michel Heinrich, Laurent Hénart, Michel Herbillon, Antoine Herth, Mme Françoise Hostalier, MM. Philippe Houillon, Guénhaël Huet, Sébastien Huyghe, Mme Jacqueline Irles, MM. Christian Jacob, Denis Jacquat, Paul Jeanneteau, Yves Jego, Mme Maryse Joissains-Masini, MM. Marc Joulaud, Alain Joyandet, Didier Julia, Christian Kert, Jacques Kossowski, Patrick Labaune, Mme Fabienne Labrette-Ménager, MM. Marc Laffineur, Jacques Lamblin, Mme Marguerite Lamour, MM. Jean-François Lamour, Pierre Lang, Pierre Lasbordes, Thierry Lazaro, Robert Lecou, Jean-Marc Lefranc, Guy Lefrand, Marc Le Fur, Jacques Le Nay, Jean-Claude Lenoir, Jean-Louis Léonard, Jean Leonetti, Pierre Lequiller, Céleste Lett, Mme Geneviève Levy, MM. Gérard Lorgeoux, Daniel Mach, Guy Malherbe, Richard Mallié, Jean-François Mancel, Alain Marc, Jean-Pierre Marcon, Mme Christine Marin, M. Hervé Mariton, Mme Muriel Marland-Militello, M. Franck Marlin, Mme Henriette Martinez, MM. Patrice Martin-Lalande, Alain Marty, Jean-Claude Mathis, Jean-Philippe Maurer, Pierre Méhaignerie, Christian Ménard, Gérard Menuel, Damien Meslot, Philippe Meunier, Jean-Claude Mignon, Pierre Morange, Pierre Morel-A-L'Huissier, Philippe Morenvillier, Jean-Marie Morisset, Georges Mothron, Alain Moyne-Bressand, Renaud Muselier, Jacques Myard, Jean-Marc Nesme, Jean-Pierre Nicolas, Yves Nicolin, Hervé Novelli, Mme Françoise de Panafieu, MM. Bertrand Pancher, Yanick Paternotte, Mme Béatrice Pavy, MM. Jacques Pélissard, Dominique Perben, Bernard Perrut, Henri Plagnol, Serge Poignant, Mme Bérengère Poletti, M. Axel Poniatowski, Mme Josette Pons, M. Daniel Poulou, Mme Sophie Primas, MM. Christophe Priou, Jean Proriol, Didier Quentin, Michel Raison, Eric Raoult, Frédéric Reiss, Jean-Luc Reitzer, Jacques Remiller, Bernard Reynès, Franck Reynier, Arnaud Richard, Franck Riester, Jean Roatta, Arnaud Robinet, Camille de Rocca Serra, Mme Marie-Josée Roig, M. Jean-Marie Rolland, Mme Valérie Rosso-Debord, MM. Jean-Marc Roubaud, Martial Saddier, Francis Saint-Léger, Mme Françoise de Salvador, MM. Bruno Sandras, François Scellier, André Schneider, Jean-Pierre Schosteck, Jean-Marie Sermier, Fernand Siré, Jean-Pierre Soisson, Michel Sordi, Daniel Spagnou, Eric Straumann, Alain Suguenot, Mme Michèle Tabarot, MM. Jean-Charles Taugourdeau, Guy Teissier, Michel Terrot, Jean-Claude Thomas, Dominique Tian, Jean Tiberi, Alfred Trassy-Paillogues, Jean Ueberschlag, Yves Vandewalle, Christian Vanneste, Mmes Isabelle Vasseur, Catherine Vautrin, MM. Patrice Verchère, Jean-Sébastien Vialatte, Philippe Vitel, Gérard Voisin, Michel Voisin, Jean-Luc Warsmann, Eric Woerth, Gaël Yanno et Michel Zumkeller.

 

Abstention : 3

 

MM. Marc Bernier, Etienne Pinte et Lionel Tardy.

  

Non-votant : 1

M. Bernard Accoyer (président de l'Assemblée nationale).

 

Groupe SOCIALISTE, RADICAL, CITOYEN ET DIVERS GAUCHE (204) :

 

Contre : 159

 

Mmes Patricia Adam, Sylvie Andrieux, MM. Jean-Marc Ayrault, Jean-Paul Bacquet, Jean-Pierre Balligand, Gérard Bapt, Claude Bartolone, Mmes Delphine Batho, Marie-Noelle Battistel, M. Jean-Louis Bianco, Mme Gisèle Biémouret, MM. Serge Blisko, Patrick Bloche, Daniel Boisserie, Maxime Bono, Jean-Michel Boucheron, Mme Marie-Odile Bouillé, M. Christophe Bouillon, Mme Monique Boulestin, M. Pierre Bourguignon, Mme Danielle Bousquet, MM. François Brottes, Alain Cacheux, Jérôme Cahuzac, Jean-Christophe Cambadélis, Thierry Carcenac, Christophe Caresche, Mme Martine Carrillon-Couvreur, MM. Bernard Cazeneuve, Guy Chambefort, Jean-Paul Chanteguet, Gérard Charasse, Alain Claeys, Jean-Michel Clément, Mme Marie-Françoise Clergeau, M. Pierre Cohen, Mme Pascale Crozon, M. Frédéric Cuvillier, Mme Claude Darciaux, MM. Pascal Deguilhem, Michel Delebarre, François Deluga, Bernard Derosier, Michel Destot, Julien Dray, Tony Dreyfus, Jean-Pierre Dufau, William Dumas, Mmes Laurence Dumont, Odette Duriez, MM. Philippe Duron, Olivier Dussopt, Henri Emmanuelli, Mme Corinne Erhel, MM. Laurent Fabius, Albert Facon, Hervé Feron, Mmes Aurélie Filippetti, Geneviève Fioraso, M. Pierre Forgues, Mme Valérie Fourneyron, M. Jean-Louis Gagnaire, Mme Geneviève Gaillard, MM. Guillaume Garot, Jean Gaubert, Mme Catherine Génisson, M. Jean-Patrick Gille, Mme Annick Girardin, MM. Joël Giraud, Jean Glavany, Daniel Goldberg, Gaëtan Gorce, Mme Pascale Got, MM. Marc Goua, Jean Grellier, Mme Elisabeth Guigou, M. David Habib, Mme Danièle Hoffman-Rispal, M. François Hollande, Mmes Sandrine Hurel, Monique Iborra, M. Jean-Louis Idiart, Mme Françoise Imbert, MM. Michel Issindou, Serge Janquin, Henri Jibrayel, Régis Juanico, Armand Jung, Mme Marietta Karamanli, M. Jean-Pierre Kucheida, Mmes Conchita Lacuey, Colette Langlade, MM. Jean Launay, Jean-Yves Le Bouillonnec, Mme Marylise Lebranchu, MM. Michel Lefait, Jean-Marie Le Guen, Mme Annick Le Loch, M. Patrick Lemasle, Mme Catherine Lemorton, MM. Bruno Le Roux, Jean-Claude Leroy, Bernard Lesterlin, Serge Letchimy, Michel Liebgott, Mme Martine Lignières-Cassou, MM. François Loncle, Jean Mallot, Mmes Jacqueline Maquet, Marie-Lou Marcel, MM. Jean-René Marsac, Philippe Martin, Mmes Martine Martinel, Frédérique Massat, M. Didier Mathus, Mme Sandrine Mazetier, MM. Michel Ménard, Kléber Mesquida, Jean Michel, Pierre Moscovici, Pierre-Alain Muet, Philippe Nauche, Henri Nayrou, Alain Néri, Mmes Marie-Renée Oget, Françoise Olivier-Coupeau, George Pau-Langevin, MM. Germinal Peiro, Jean-Luc Perat, Mmes Marie-Françoise Pérol-Dumont, Sylvia Pinel, Martine Pinville, MM. Philippe Plisson, François Pupponi, Mme Catherine Quéré, M. Dominique Raimbourg, Mme Marie-Line Reynaud, MM. Marcel Rogemont, Bernard Roman, René Rouquet, Patrick Roy, Michel Sainte-Marie, Michel Sapin, Mme Odile Saugues, M. Christophe Sirugue, Mme Marisol Touraine, MM. Jean-Louis Touraine, Philippe Tourtelier, Jean Jacques Urvoas, Daniel Vaillant, Jacques Valax, André Vallini, Manuel Valls, Michel Vauzelle, Michel Vergnier, André Vézinhet, Alain Vidalies, Jean-Michel Villaumé et Philippe Vuilque.

 

Groupe GAUCHE DEMOCRATE ET REPUBLICAINE (26) :

 

Contre : 25

 

Mme Marie-Hélène Amiable, M. François Asensi, Mmes Huguette Bello, Martine Billard, MM. Alain Bocquet, Patrick Braouezec, Jean-Pierre Brard, Mme Marie-George Buffet, MM. Jean-Jacques Candelier, André Chassaigne, Yves Cochet, Jacques Desallangre, Marc Dolez, Mme Jacqueline Fraysse, MM. André Gerin, Pierre Gosnat, Maxime Gremetz, Jean-Paul Lecoq, Alfred Marie-Jeanne, Roland Muzeau, Daniel Paul, Mme Anny Poursinoff, MM. François de Rugy, Jean-Claude Sandrier et Michel Vaxès.

 

Groupe NOUVEAU CENTRE (25) :

 

Pour : 18

 

MM. Jean-Pierre Abelin, Christian Blanc, Pascal Brindeau, Hervé de Charette, Charles de Courson, Stéphane Demilly, Raymond Durand, Michel Hunault, Olivier Jardé, Yvan Lachaud, Claude Leteurtre, Nicolas Perruchot, François Rochebloine, Rudy Salles, André Santini, François Sauvadet, Francis Vercamer et Philippe Vigier.

 

Contre : 1

 

M. Jean Dionis du Séjour.

 

Abstention : 5

 

MM. Thierry Benoit, Philippe Folliot, Francis Hillmeyer, Hervé Morin et Jean-Luc Préel.

 

Députés NON INSCRITS (8) :

 

Pour : 3

 

Mme Véronique Besse, MM. Dominique Souchet et François-Xavier Villain.

 

Contre : 2

 

MM. Nicolas Dupont-Aignan et Daniel Garrigue

 

Allez, c'est le moment de leur faire savoir

ce que vous pensez d'eux !! 

http://www.laquadrature.net/wiki/Deputes_par_nom

 

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