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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 09:10

« Attila s’écriait : mon règne recommence ! Et de sa hache il montrait l’Occident. » Bérang.

      http://lecaennaisdechaine.over-blog.com/  caen_22_07_09-006-11ed5e0.jpgPhoto : Louis-Benoît Greffe. http://lafrancedesclochers.xooit.com/index.php 

Non contente de laisser vandaliser le Patrimoine de la ville, la Municipalité n’a pas trouvé mieux de faire abattre, lundi dernier, deux vénérables conifères quarantenaires près l’église Saint André au Calvaire Saint Pierre, sous le fallacieux prétexte : « que des clochards y zonaient ! » En France, c’est bien connu, mieux vaut s’attaquer aux effets plutôt qu’aux causes.Photos-0114.jpg                                                                              Photo : Eddie Torial

Peut-on connaître le nom du petit chefaillon frustré qui a prononcé la sentence et ordonné son exécution ?

Bien entendu personne n’a été au préalable mis au courant. Bonjour la « démocratie de proximité » tant prônée par les guignols de l’Hôtel de Ville ! Photos-0112.jpg                                                                                         Photo : E.T.

Habitants du Calvaire Saint-Pierre, votre colère et votre désappointement ne sont pas terminés. De source sûre, sachez que la Mairie a prévu d’abattre dans votre quartier d’autres arbres, sans autre forme de procès. Cela vous apprendra à laisser « zoner » n’importe qui !

Peut-on suggérer aux bobos municipaux de décimer, séance tenante, tous les arbres se trouvant au-delà de l’ancien terrain de camping de Louvigny, puisqu’en ce moment même, des gens du voyage au nombre de 1 500 y « zonent » pour une durée indéterminée. De raser la Colline aux Oiseaux, quelquefois que des échappés du Chemin Vert ou des fâcheux de la Folie-Couvrechef viendraient y « zoner » à leur tour. D’arracher tous les arbres des cimetières en service et désaffectés… des dizaines de milliers de cadavres « zonant » sans vergogne et sans payer d’impôts, qui plus est. De bazarder les arbres du Château à l’extérieur, et surtout à l’intérieur des remparts, ça fera plus de places aux bagnoles s’en servant comme parking gratuit ! Epargnons à notre fidèle lectorat une longue et fastidieuse liste, en revenant quelques temps en arrière avec d’autres méfaits, incuries, ou coups bas.       18-juin-2008-prix-dportation-cdre-064Rappelons-nous l’histoire de ce cèdre de l’Atlas, âgé d’une cinquantaine d’années, avec ses 20 mètres de haut, pour une circonférence de 3 mètres, que l’on devait soi-disant déplacer (taux de réussite 50%, taux d’échec 90%)... pour terminer lamentablement sous les tronçonneuses, parce que personne n’a su maîtriser la très délicate manoeuvre. Coût de l’opération : au moins 40 000 €. Tout n’a pas été perdu pour tout le monde… Nous étions alors en 2008, au tout début de la très remarquable mandature actuelle.cdre-abattu-juin-2008-009.jpg  cdre-abattu-juin-2008-0111.jpg         Photos : Packinformatique

Entre temps – décidément on n’aime pas les cèdres dans cette ville – ce fut le tour de ceux situés au nord du campus I… pour y construire une chaufferie à bois ! Le nonsense Britannique à la sauce Normande ! Et puisqu’on vous entretient de ces fameux cèdres, nous vous apprenons que ceux attenant au cloître du Bon Sauveur - sauvagement détruit ces derniers jours - sont en passe d’être tous arrachés, contrairement aux « promesses » de certains.

  zcEt quand on laisse les arbres debout...

za ... voilà ce que cela donne...

Photos-0085.jpg... de monumentales et magnifiques sculptures contemporaines. Chapeau, le service des espaces verts ! Photos : E.T.

Ôtons notre esprit d’un doute, n’y a-t-il pas des Verts dans cette équipe de bras cassés ? Rudy L'Orphelin, Colette Gissot, Françis Joly, Samia Chehab, Annie Berger, Jean-Luc Veret et Pascale Cauchy ? Servent à quoi ? Font quoi ? Disent quoi ? Proposent quoi ?

Les entendez-vous parler d’écologie ? De l’air chaque jour de plus en plus irrespirable ? De la circulation automobile dans nos rues : 60% de voitures supplémentaires en 20 ans ! De la faune et de la flore agonisant, puis disparaissant ? Du chômage et de la précarité gangrenant l’agglomération, la Basse-Normandie ? De cette saloperie d’EPR, futur Tchernobyl à la puissance 100 ? Des lignes à haute tension défigurant le paysage du sud de la Manche, et déclencheuses de futurs cancers ? On peut légitimement poser ces trois dernières questions puisqu’en bons cumulards, la plupart d'entre eux siègent également à la Région !

Mais sommes-nous bêtes ! D'abord et avant tout, ils pensent (presque tous) à leurs petites carrières ! Voilà probablement l’explication. AFFLIGEANT !!!

                                                EDDIE TORIAL 

Post-scriptum émouvant :  http://www.ville-caen.fr/DevDurable/Espacesverts/circuitArbres/index.asp

* Cal :Tissu ligneux qui se forme sur les arbres à la suite d'une blessure.

 

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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 09:10

"Les tragédies de l’Histoire révèlent les grands hommes ; mais ce sont les médiocres qui provoquent les tragédies." Maurice Druon

   http://lecaennaisdechaine.over-blog.com/  Replica_catapult.jpgBaliste ou catapulte : engin fort sympathique, écologique, pratique, et créateur d'emplois, puisqu'en outre il fait appel à une nombreuse main-d'oeuvre pour son maniement dans le lancer de lourdes pierres et autres projectiles, à seule fin de fracasser murailles, édicules, chaumières, hôtels particuliers, bâtiments civils, garnisons, chapelles, et accessoirement les fortes têtes qui s'y opposeraient...

 

Entre autres amoureux des havres de paix ; de ceux soucieux de la préservation du Patrimoine, de l'Histoire et de sa Mémoire ; ou des précautionneux quant à la qualité et à la quantité du bâti nouveau pour cette ville ; il semblerait que les ultra-catholiques et le Front National de la Jeunesse, s’immiscent à leur tour dans la polémique qui bat son plein suite à l’annihilation du Cloître du Bon Sauveur. Bravo, et encore merci à messieurs Duron et Lecoutour (et également à leurs prédécesseurs) de nous infliger aussi cela !

Le texte qui suit est signé par Louis-Benoît GREFFE que nous appréhendons comme faisant partie de l’une des trois premières catégories...  A sa demande, nous communiquons en préambule une liste – exhaustive (?) – des futurs désastres possibles, communiquée par Philippe CLERIS, Membre du Collectif Bienvenue En Normandie, et Membre de la Société des Antiquaires de Normandie :

    « Une maison signée Pierre AUVRAY non loin du Jardin des Plantes »

    « Les derniers bâtiments de l'Hôpital Clémenceau avec une chapelle »

  « Le Palais Fontette après le déménagement du TGI sur la presqu'île »

   « L'Ancienne Visitation (Caserne Lorge), son cloître, et son jardin »

    « La friche de l'ex-caserne DECAENS Rive Droite »

    « L'ancienne Chambre de Commerce chef-d’œuvre de la Reconstruction déjà amputé par Bouygues de son escalier quelques semaines avant le classement de ce dernier... »

    « Le site du "Petit Lourdes" à Hérouville, dernier site religieux du XIXe siècle désormais dans l'agglomération, (avec la nouvelle Visitation rue du Carel toujours occupée par sa communauté) »

    « Les vieux cimetières du centre ville actuellement pris en charge de façon minimale par le service des espaces verts, avec des monuments non entretenus et tombant en ruines »

 NDLR

        logo-lfdc-12751d2 

Bonjour Monsieur de Colandon,

Je vous écris suite à la lecture des articles de votre blog au sujet de la démolition du cloître du Bon-Sauveur et à la citation de ses contenus sur mon site, consacré au patrimoine religieux : La France des Clochers.

Ayant séjourné deux semaines à Caen en juillet 2009, j'en avais profité pour photographier tous les édifices religieux de la ville, et tout mettre sur le site, édifices existants et édifices disparus.

Je suis de Loire-Atlantique, naviguant entre Paris et la région Nantaise, c'est pourquoi je n'ai pu suivre l'affaire en direct. Cela dit, il faut maintenant se mobiliser pour que le reste ne soit pas démoli - je parle là, des bâtiments dans l'enceinte de la DRAC et de la première chapelle.

J'ai aussi photographié le cloître du BS, que je pressentais bon pour la démolition, et comme je l'ai vu faire pour un ancien couvent à Nantes (moins historique, certes), toujours pour les mêmes motifs : immobilier, pour le groupe Arc, cette fois.

AT-TER-RE, je suis atterré de devoir compter ce monument comme une ombre du passé. Atterré de voir que le vandalisme continue en terre Normande, que l'on dépense des millions pour la pointe du Hoc (qui de toute façon se fera bouffer par la mer) mais qu'on ne fait rien pour des lieux qui ont sauvé des villes, atterré du manque de réaction, et de l'opinion, et des dirigeants, qui s'emballent pour des tas d'autres futilités.

J'ai donc fait les honneurs une dernière fois au cloître du Bon-Sauveur en deux endroits :

Chapelles (début de la page) pour la grande chapelle du BS, la chapelle St Joseph (dans la DRAC) et la petite chapelle funéraire de l'hôpital

Anciennes églises / Anciennes chapelles (en bas de la page) : tout en bas du message, voir à "Ancien oratoire du cloître du Bon-Sauveur, avec les photos de 2009, en ajoutant aux articles de l'Etoile Normande les vôtres, qui ont le mérite d'exposer les développements de l'affaire. 

 Savez-vous si à la suite de ce scandale, la première chapelle du BS (chapelle St Joseph, dans l'enceinte de la DRAC) sera sauvée ou non ? Si non, il s'agit maintenant de se mobiliser pour elle et pour les vieux bâtiments de la DRAC...

D'autre part, les bâtiments du BS donnant sur la rue Caponière (et sur la Place Villers, devant l'ancienne entrée du CHS) m'ont semblé déjà privatisés (BAL, digiphones, balcons etc.).

Je vous serais aussi très reconnaissant de me signaler par mail toutes les destructions ou dommages commis envers le patrimoine Caennais après la Reconstruction du fait de la pusillanimité et de l’impéritie de ceux et celles qui étaient chargés de le protéger.

Cordialement, 

 Louis-Benoît GREFFE

 

http://lafrancedesclochers.xooit.com/index.php   

http://lafrancedesclochers.xooit.com/t338-Caen-14000.htm#p455   

     http://lecaennaisdechaine.over-blog.com/ 

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22 juillet 2010 4 22 /07 /juillet /2010 09:49

 " Comme une mère, une ville natale ne se remplace pas." Albert Memmi.
   http://lecaennaisdechaine.over-blog.com/    Caen bombardement  Archives Nationales des USA

  

Ce que la piété des pilotes de la RAF en 1944 avait su épargner, les pelleteuses du groupe EIFFAGE l'ont aujourd'hui écrasé !

Le promenoir en bois du Bon Sauveur qui encadrait un jardin de 3 000 mètres carrés a été détruit Lundi 6 juillet à l'heure du laitier en moins de 4 heures au moyen de deux pelles mécaniques de la société LECLERC.

  UN VRAI MASSACRE !

Les colonnes en bois écrasées, les éléments architecturaux et vitraux en miettes. Saluons la mauvaise conscience d'un chef d'équipe qui n'a pas souhaité écraser le Bon Dieu sous les chenilles du PANZER, puisque l'oratoire et son calvaire ont été sauvagement abattus : seuls le crucifix et une statue de la Vierge ont été démontés. (Pour aller où ? NDLR)

Le groupe immobilier a pris la responsabilité de détruire non pas un chef d'oeuvre absolu de l'art architectural mais de détruire un lieu historique qui perd désormais sa cohérence sinon son âme...

C'était un là un lieu courageux en juin-juillet 1944 lors de la Bataille de Caen : c'est désormais le lieu de notre honte, de notre hypocrisie et de notre colère.

Les bâtiments du Bon Sauveur qui avaient accueilli plusieurs milliers de réfugiés et blessés caennais lors des bombardements de juin 1944 ont été épargnés grâce à la présence - au centre du promenoir et du jardin qui sont actuellement saccagés - d'une grande croix de sang humain peinte sur les draps blancs de l'hôpital.

En juin dernier, nous avions tous été saisis par l'émotion du témoignage du l'ambulancier du Bon Sauveur, un vieux monsieur de 90 ans aujourd'hui, qui a pris l'initiative décisive de mettre cette croix qui fit du lieu massacré aujourd'hui, un lieu courageux qui a permis de sauver d'autres lieux.

S'il n'y avait pas eu ces grandes croix rouges signalant les îlots sanitaires de l'Abbaye aux Hommes et du Bon Sauveur aux aviateurs alliés, Caen aurait été rasé comme Saint-Lô à 90%!

Cette réalité historique essentielle a été ignorée et d'aucuns auraient souhaité la nier : un monument historique, au sens premier de l'expression, est aujourd'hui détruit et sera remplacé par une petite stèle qui sera vissée au bas du plus grand monument d'hypocrisie qui sera élevé à Caen.

Ce bombardement barbare se produit à moins de 50 mètres des fenêtres du bureau du directeur des affaires culturelles qui aura bientôt à réfléchir à un classement UNESCO de barbelés, de ferrailles et béton de blockhaus qui hantent encore les plages du Débarquement : la faible valeur esthétique de ces éléments ne semble pas faire obstacle à ce classement...

Le dernier cloître en bois de Caen, méconnu par les élus caennais toute tendance confondue, et méprisé par certains responsables en charge de la conservation du patrimoine historique, n'est plus !

A la place, la banalité et la médiocrité d'une "architecture" de promotion immobilière qui optimise l'espace ainsi dégagé : le compromis intelligent d'une réhabilitation des bâtiments existants autour d'un espace public de qualité, mémorial du courage de juin 1944 n'a pas été défendu ni porté par des élus intelligents et volontaires :

La politique d'urbanisme de Caen, ville rasée à plus de 70% en 1944, est, de fait sous-traitée aux promoteurs immobiliers qui n'ont aucun état d'âme...

Sur la friche immense du Bon Sauveur, aucune vision urbaine d'ensemble face à la vente progressive des lieux à des marchands de mètres carrés : Monsieur LECOUTOUR, l'adjoint à l'urbanisme dit qu'il faut "produire" 700 logements par an à Caen (jusqu'à 1 400 et plus ! NDLR) pour garder les 100 000 habitants... Et la solution de compromis proposé par le promoteur n'était qu'une compromission de plus : une moitié du promenoir à peine sauvegardé alors que le jardin va être amputé de moitié, et transformé en un banal espace vert sur dalle de béton avec curetage complet du site pour creuser un parking souterrain : la destruction du site sera donc totale, en élévation et en sous-sol ! Comme en 1944, avec des bombes qui faisaient tomber les murs les plus vénérables et transformaient les jardins et les places en cratères lunaires...

"Produire" et non pas construire de nouveaux espaces publics et préserver le patrimoine ou la mémoire historique très vivre et sensible d'une ville qui a failli totalement disparaître il y a moins de 70 ans : l'urbanisme à Caen, tant à cause du peu qui reste d'avant 1944 que de la spécificité de la Reconstruction des années 1950, n'est pas chose anodine ! Moins qu'ailleurs,

UNE VILLE NE DOIT PAS ETRE

LE TERRAIN DE JEU DES PROMOTEURS !

On fabrique aujourd'hui la ville à l'image de la médiocrité morale de certaines de nos élites : rien ne semble tenir face à l'impérieuse nécessité économique de faire du profit maximum !

Enfin, la chapelle 1950 et la façade XIXe siècle classés Monument Historique en 2006 perdent toute signification avec la destruction du jardin-promenoir qui mettait cette façade en valeur : la cour d'honneur va devenir une dalle engazonnée de parking souterrain, une vulgaire cours d'immeubles claquemurée et ouverte au Nord Est, c'est à dire au mauvais temps... la vue d'artiste proposée par le promoteur le précise : elle est "non contractuelle"

Quant à penser transformer la chapelle en lieu culturel majeur au profit du centre chorégraphique : inutile d'y penser puisqu'il faudra pénétrer une co-propriété pour aller au spectacle non pas par la belle porte néo-gothique de la cour d'honneur, mais par une petite porte dérobée qui serait située à l'arrière puisque tous les éléments d'importance auront été soit détruits ou privatisés.

LECOUTOUR nous promet le maintien d'un espace public : cette promesse ne vaut rien puisque Monsieur LECOUTOUR n'est pas en charge de l'urbanisme à Caen.

Ce sont les citoyens mobilisés bien tardivement il est vrai qui doivent faire et défendre une politique de l'urbanisme devant les tribunaux.

Rappelons en effet, que Caen n'a pas le label "ville d'art et d'histoire" et ne dispose d'aucun secteur urbain sauvegardé (ZPPUP) : certainement parce que les services techniques de la ville auraient à travailler davantage et à prendre en charge certaines responsabilités.

Comme d'habitude, il faudra attendre que tous les coeurs d'îlots du Caen d'avant guerre soit curetés par les promoteurs ou que la Reconstruction soit défigurée (ex: destruction de l'escalier de la chambre de commerce) pour qu'enfin les élus mettent en place la politique de protection et de valorisation...

C'est vrai c'est plus facile de protéger et de valoriser quelque chose qui n'existe plus : ça coûte moins cher... Ou alors, on fait des « Mémorial », des « Historial » et « Scriptorial », ou autres musées avec de la belle architecture contemporaine pour éclairer des cartes postales et quelques pieux vestiges mis en vitrines à destination du grand public et du public scolaire (ce qui revient à la même chose) : on va donc consommer la mémoire historique muséifiée comme on va au supermarché, on va en périphérie, on gare sa bagnole et on entre dans une grande boîte aveugle. Le MEMORIAL de CAEN c'est avant la ville elle-même avec son architecture, son urbanisme et la mémoire portée par ses habitants.

Le 12 juillet prochain, il y aura une audience très importante au Tribunal administratif de Caen qui peut se déclarer compétent sur le dossier quant au fond malgré le litige sur les délais de recours (les riverains auraient du camper tout l'été 2009 sous les hauts murs de la petite rue St Ouen pour savoir que le Bon Sauveur allait être presqu'entièrement détruit).

Le promoteur a pris le risque et la responsabilité d'une voie de fait qui peut offusquer le tribunal administratif sachant que les fondements juridiques du permis de démolir au regard de la loi de 1913 réglementant les abords immédiats d'un édifice classé et au regard de la jurisprudence existante, sont très faibles.

Aussi le promoteur a été tenté par le fait accompli, le coup de force en détruisant l'objet même du litige : mais il se peut très bien que le litige enfin porté devant la bonne juridiction ne détruise le permis de démolir...

Et la belle affaire profitable, déguisée en opération de charité (Lecoutour insiste sur les 80 logements sociaux intégrés au projet) pourrait être elle-même abattue : comme dans beaucoup d'autres endroits en France, on aura une friche avec en plus des ruines...

Les bombardements de Caen doivent-ils se poursuivre ?

 

Philippe CLERIS, Collectif Citoyen et Républicain "Bienvenue en Normandie"

 

En complément, nous vous conseillons vivement ce lien pour découvrir les "joies urbanistiques" de Caen :  http://caennaissivoussaviez.hautetfort.com/ NDLR

 

http://lecaennaisdechaine.over-blog.com/

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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 11:12

"On construit des maisons de fous pour faire croire à ceux qui n'y sont pas enfermés qu'ils ont encore la raison." Michel de Montaigne

 http://lecaennaisdechaine.over-blog.com/          rue_de_geole_detruit.jpg

 

Il y a peu, nous vous apprenions que Philippe DURON se couchait devant les forains (http://lecaennaisdechaine.over-blog.com/article-forains-50307678.html), maintenant vous saurez qu’il baisse son froc devant les « promoteurs » immobiliers !!

       

CAENNAIS – nous ne cessions de vous le répéter - le patrimoine de votre ville comme vos propres biens sont en danger ! On vous prévient à la dernière minute, à grand renfort de débats-présentations bidons (parfois) médiatisés -  l'escobar du XXIe siècle tente ainsi de vous prouver qu'il cultive « l’esprit démocratique » - afin de vous faire acquiescer le percement d’une rue ici, la démolition d’un bâtiment d’un intérêt majeur ou non là, l’édification d’un immeuble « high-tech » encore ici, sans qu'il y ait une véritable concertation quant au choix de l’architecte, du promoteur, du style de la construction etc.  « Nous n’avons pas encore retenu d’architecte et à fortiori de projet avant septembre », lit-on, par exemple, sur un panneau vantant le projet de la future BMVR (Bibliothèque Municipale à Vocation Régionale).

      

Aussi, du jour au lendemain, locataires, vous pouvez être expulsés ; propriétaires*, vous pouvez être expropriés (http://ladefensedeslocataires.skyrock.com/), parce que, ô naïfs, ce n’est pas le Maire qui gère cette ville, mais les banquiers, les « promoteurs », les « architectes », les « urbanistes » ! La preuve ? La destruction qui a frappé le Cloître du Bon Sauveur, lundi dernier... avec la bénédiction de Xavier le Coutour - le soi-disant « chargé de l’urbanisme, du logement, et du renouvellement urbain… et des démolisseurs associés (!) » - qui a signé le permis de démolir ! (Affaire engagée par la Municipalité précédente. Pour autant, rien n'est irréversible !)

 

Honte à eux deux ! Honte à la majorité des Conseillers municipaux qui n'ont pas levé le petit doigt ! Honte à la DRAC (Direction Régionale aux Affaires Culturelles) qui n'a pas daigné classer le site ! Honte aux promoteurs qui méprisent cette ville et ses citoyens, bafouent la Mémoire de sa tragique Histoire, et la mémoire de ceux qui ont cherché et peut-être trouvé paix et sérénité dans ce cloître - le temps de leur hospitalisation - qu’ils fussent croyants ou agnostiques ! Honte aux Bonnes Soeurs avides de fric frais - qu'elles cuisent en Enfer !  

 

Voilà ce à quoi l'on pense quand on parle de vous :  fumier.jpg                                                                           

                                                   Eddie Torial

 

* On peut se faire du souci pour la petite maison agrémentée de son jardinet, léguée par la grand-mère, quand on sait que l'objectif de la Mairie vise la construction de 1 400 logements par an ! Exemples de quelques destructions partielles ou massives : la Haie Vigné, le Clos Joli, le secteur Guynemer, Venoix, (liste non exhaustive). Et quid des infrastructures qui vont avec : écoles, transports, commerces etc. ?

 

(Re)lire aussi :     

http://lecaennaisdechaine.over-blog.com/article-6-juin-2010-le-bombardement-de-caen-se-poursuit-51718805.html 

http://lecaennaisdechaine.over-blog.com/article-cloitre-du-bon-sauveur-a-caen-2e-episode-51996413.html

 

      http://lecaennaisdechaine.over-blog.com/

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 07:38

"Les villes sont la nature façonnée par l'homme, à son image et à sa ressemblance". Jacques Godbout.

 

http://lecaennaisdechaine.over-blog.com/     FH000023

" Quand une oeuvre d'art vous donne le vertige, souvenez-vous que ce qui donne le mieux encore le vertige, c'est le vide ". Sacha Guitry. (Photo : Luc de Normandie)

   

        A l’attention de Monsieur Philippe DURON

 

   Député-Maire de Caen, Président de l’Agglomération « Caen la Mer »

 

     

objet : modestes propositions pour réinventer l’architecture et l’urbanisme du centre-ville reconstruit.

 

  " (...) La Reconstruction au niveau de l’urbanisme et des espaces publics présente trois défauts majeurs :

     

1)     La présence de trois « dépressions architecturales et urbaines » résultant à la fois de la volonté de Laujardière de concentrer la densité urbaine du Centre reconstruit entre Saint-Pierre, Saint-Jean, Résistance et le port et du bouleversement du programme de l’architecte urbaniste municipal par les interventions du MRU. Ces trois zones dédiées à une architecture de type « hard-french » (barres et tours orthogonales) sont : le quartier des Quatrans avec pour conséquence une façade lépreuse sur l’entrée du plateau piétonnier de la rue Saint- Pierre ; le « bas » de la rue Saint-Jean entre l’église et la tour de la place du 36ème et enfin le secteur  Henri Brunet et le rond point de l’Orne.

 

2)     Des cœurs d’îlots à l’abandon ou des « garage land », encombrés d’entrepôts et de garages, notamment la « place » Félix Eboué, les cœurs d’îlots centraux entre avenue du Six Juin et rue Saint-Jean ou encore derrière le front de l’Orne (rive droite : l’emprise du garage Renault) ou de Prairie.

 

3)     De la voirie au détriment de vrais espaces publics : c’est le grand échec de la Reconstruction. Le centre ville de Caen ne dispose plus d’une vraie place publique. La place de la Résistance, ouverte aux quatre vents, espace commémoratif où les mémoires s’empilent et s’oublient, n’est vraiment pas un lieu chaleureux et accueillant : cette place qui n’est pas sans qualité architecturale aurait gagné à être plus resserrée ou entourée de galeries sous arcades. Le vrai problème c’est que la place de la République attend toujours sa reconstruction !

 

Face à ce constat, nous voudrions vous faire part de quelques propositions et réflexions, qui, à n’en point douter, devraient rencontrer celles qu’auront pu déjà avoir vos services de l’urbanisme sur ce même sujet. Propositions à modérer, cela va sans dire, les contraintes juridiques étant plus ardues que les contraintes techniques...

 

  ° Rue Saint-Pierre, côté droit : au dessus de ce rez-de-chaussée et de cet entresol hideux porté par des poteaux de béton en guise d’arcade, construire un bardage en bois avec une structure métallique porteuse de un à deux niveaux avec un toit courbe et créer ainsi une dizaine de logements pour étudiants ou pour jeunes travailleurs en plein centre ville.

   

  • La double équerre « hard french » (« grille de mots croisés ») entre la rue du Havre et le bas de la rue Saint-Jean, abords de la place Félix Eboué, rues Lavalley et Saint-Louis : améliorer la qualité de vie des habitants en équipant ces façades qui n’en sont pas, d’un système d’arcades métalliques portant des terrasses en bois et permettant de prolonger, tant sur rue que sur les arrières, la surface habitable des appartements : l’espace tampon, vaste, au pied de ces immeubles et actuellement occupé, notamment sur l’arrière, (place Eboué) par une « casquette » de garages, pourrait être surmonté de cette nouvelle structure enrobant l’immeuble d’un système de « jardins suspendus ».

   

  • La Tour du 36ème : en faire un nouveau signal dans le ciel caennais en compagnie de la flèche de St Pierre et du clocher de St Jean. Proposition : équiper le toit terrasse d’un dôme ouvert en forme d’ogive et permettant de disposer plusieurs terrasses et jardins mis à la disposition des propriétaires et résidents de la tour. La nuit, cet ensemble pourrait bénéficier d’une mise en valeur lumineuse.

   

  • Requalification des cœurs d’îlots en les transformant en jardin d’hortillonnage au pied des immeubles. Reconstruire les garages, a demi enterrés sous une dalle béton végétalisée.

   

  • Transformation du passage du chanoine Cousin (actuellement : « back street » lépreuse en arrière des immeubles de la rue St. Jean) en passage couvert avec une voûte métallique vitrée : les magasins et boutiques de la rue Saint-Jean auraient ainsi deux entrées, et un nouvel espace convivial pour le commerce et la flânerie dans l’hyper-centre serait ainsi créé...

   

  • Requalification urbaine de la Rue Saint-Jean en marquant dans l’espace public la relation clocher Saint-Jean –flèche Saint-Pierre : au pied du clocher Saint-Jean, dans l’axe de la rue, on a l’un des plus beaux paysages urbains de Caen ! A cet emplacement, il faudrait créer un parvis à partir duquel il faut faire partir deux lignes d’arbres plantés et taillés (charmilles ou tilleuls, en tenant compte de la forme en « baïonnette » de la rue en face de l’église) vers le carrefour Saint-Pierre, sur des trottoirs élargis et avec une rue Saint-Jean, à nouveau mise en sens unique.

   

  • Circulations : suite à l’arrivée du TVR, le nouveau plan de circulation génère une congestion catastrophique du trafic dans un centre reconstruit aux voiries généreuses et largement dévolues à l’automobile. Il faut rétablir le circuit des sens uniques entre la rue Saint-Jean et le quai Vendeuvre avec trottoirs élargis devant les terrasses des restaurants (pour d’évidentes raisons de sécurité) et rétablir la circulation automobile dans le haut de l’avenue du Six –Juin (circulation à double sens : il faut respecter la vision de Laujardiere et le sens circulatoire d’une« voie triomphale » à parcourir d’un bout à l’autre). Créer un rond-point au carrefour Saint-Pierre, rond-point traversé par les voies du TVR, le tout dans le cadre du réaménagement des abords du Château (faire apparaître dans le paysage du futur jardin, le plan de l’ancien quartier disparu en 1944 et restituer les anciens accès à la porte Saint-Pierre restaurée avec les éléments sculptés qui ont été déposés suite à la maladroite restauration des années 1960)

     

  • Cours des Alliés et chevet Saint-Pierre : actuellement cet espace essentiel pour l’image même de la ville de Caen est défiguré par sa transformation consternante en aiguillage des transports en commun ! Proposition : transférer la station de bus  « Saint-Pierre » devant la pelouse du Château et créer un plateau piéton sur cet emplacement accompagné d’un miroir d’eau à  hauteur du chevet Renaissance de l’église Saint-Pierre : cette pièce d’eau légèrement placée sous le niveau de la place pourrait être entourée d’escaliers en gradins et signalée par des bacs de topiaires. Elle permettrait le reflet de cet architecture extraordinaire et rendrait enfin hommage à l’esprit des lieux (la petite Orne coule toujours en dessous).

   

  • Cours des Alliés suite : le plateau piétonnier a très mal vieilli. Les bus doivent-ils toujours emprunter cet axe commercial essentiel ? La encore, pour ressusciter « l’esprit des lieux » trois propositions. Rapatrier à Caen, la fontaine des « Trois Grâces » actuellement jardinière à géraniums remisée au font du square municipal de Langrune s/mer. Cette fontaine est l’unique survivante, ou presque ! du mobilier urbain caennais d’avant la guerre et son emplacement fut d’abord sur la place St Pierre puis sur le Cours des Alliés là où se trouve justement un médiocre jet d’eau. En face, suite au départ du cinéma vers le nouveau site de la rive droite, pourquoi ne pas songer à la réouverture de la « brasserie Chandivert » dans ses locaux mêmes ! Puisque ce bâtiment en béton de style art Déco, ayant survécu aux bombardements, avait été construit pour l’abriter. Enfin, il y a urgence à ce que les « Galeries Lafayette » nous propose une autre « façade » sur rue que l’actuelle peau défraîchie faite de plaques de fibro-ciment ondulées. (du haut de la terrasse de cet immeuble : vue superbe sur le centre ville !)

   

  • Rue de Bernières : réhabiliter l’un des petits bijoux de la Reconstruction, à savoir le passage couvert « Démogé ».

   

  • Place de la République : achever sa reconstruction en recréant un « quatrième côté » (mur fontaine, création d’art contemporain; arcades ou fabrique de jardin rappelant les modénatures de la façade de l’hôtel de ville disparu en 1944). En arrière : transformation du parking de la préfecture en mail de promenade « Unter den Linden » avec ouverture d’un parcours à travers le parc du Conseil Général vers le nouveau quartier de la Cité Gardin. En avant : dégager le quadrilatère et y remettre la statue de Louis XIV si elle doit quitter la place Saint-Sauveur.

   

  • Oser l’art contemporain dans l’espace public : Guillaume le Conquérant, fondateur la ville de Caen, n’a toujours pas de statue ou de monument digne de ce nom ! Propositions : réaménager la place de la Mare en bas des fossés St Julien pour accueillir une œuvre d’art consacré au Duc-Roi ou accueillir cette œuvre dans l’enceinte du château. Faire un parcours de sculptures contemporaines sur les quais de l’Orne et établir des œuvres colorées et significatives sur le rond-point de l’Orne et le rond-point du 36ème  (Vive Nikki de Saint-Phalle !). Dans ce cadre, le quai rive gauche pourrait être transformé en mail de promenade dans le prolongement du cours Koenig  de la Prairie et proposer ainsi une grande coulée verte  le long de l’Orne  ou du canal à l’échelle de l’agglomération, de Louvigny à Ouistreham.

     

  • Signaux d’art contemporain aux entrées du centre ville : deux sites crient actuellement leur misère urbaine : Rive Gauche  le boulevard Clémenceau etRive Droite : l’axe  « Demi-Lune » rue d’Auge. Nous savons que le boulevard Clémenceau doit faire l’objet d’une requalification complète, nous souhaitons que les derniers bâtiments restants de l’ancien CHR (notamment la chapelle) puisse faire l’objet d’une réhabilitation, et nous proposons la création d’un rond point oblong à la hauteur de la « patte d’oie » de la Croix Guérin avec au centre un « signal » sculpture, colonne... proposée par un créateur contemporain. Le carrefour de la « Demi-Lune » pourrait recevoir une colonne assez haute qui permettrait de donner tout son sens à rue d’Auge enfin réhabilitée.

   

A ces propositions, parfois ambitieuses (mais elles ne sont pas, nous l’espérons, irréalistes) nous voudrions enfin, attirer votre attention sur quelques points concernant trois dossiers en cours :

 

    1) La piétonisation de la place Saint-Sauveur : l’idée de débarrasser le dernier théâtre d’architecture classique encore en place à Caen de sa pollution visuelle et automobile est bonne, sinon courageuse. Mais est-il possible d’animer une place piétonne avec des agences immobilières et bancaires ? Si Louis XIV doit retrouver son ancienne place « royale » (alias de la « République ») ne pourrait-on pas enfin implanter une belle fontaine dans un espace public à Caen ? Enfin, la requalification de la place St Sauveur ne sera pas totalement aboutie tant que l’église du même nom ne sera pas entièrement mise hors d’eau et restaurée (espace d’expositions et d’animation) et surtout tant que le Palais Fontette n’aura pas été lui-même restauré et transformé pour un nouvel usage (puisque la cour d’appel  sera établie sur la Presqu’île) : ce Palais Fontette, l’un des monuments emblématiques du centre ville,  pourrait être transformé en salle de concert dédiée aux musiques acoustiques ainsi qu’à la danse : cet équipement manque cruellement pour établir le rayonnement culturel de Caen si notre ville doit intégrer un réseau métropolitain normand.

     

2)   Le palais universitaire Henri Bernard doit être classé Monument Historique et ses abords enfin respectés : la statue du Phénix de Georges Leygues, actuellement cachée par le mobilier du TVR, pourrait être déplacée  sur l’esplanade de la Paix pour donner enfin du sens à cet espace public de transition qui n’en a toujours pas !

 

       3)   Poursuivre et achever la restauration du Château qui doit être le centre du centre ville : la restitution d’éléments disparus (flèche et clocher de l’église St Georges ;  restaurations à l’identique des portes St. Pierre et des Champs, escalier du logis du gouverneur), la mise en valeur de l’existant (par ex : poteaux et projecteurs pour signaler la présence du donjon) ainsi que le réaménagement muséal (exposition permanente « les Normands peuples d’Europe » dans la salle de l’Echiquier) doivent pouvoir faire du Château le point fort d’une nouvelle attractivité du centre-ville à l’échelle de toute l’agglomération caennaise et bien sûr au-delà, si  Caen confirme son positionnement comme ville universitaire et scientifique rayonnant sur un espace régional Normand voire Anglo-Normand.

 

    Avec nos meilleures salutations Citoyennes et Normandes, "

           Le Collectif Citoyen et Républicain                                                             

                             « Bienvenue En Normandie »

                             20 place Maurice Fouque 

                                     14000 CAEN

 

(Re) lire : http://lecaennaisdechaine.over-blog.com/article-caen-une-ville-qui-a-peur-de-grandir-39489115.html

 

et les commentaires :

 

http://lecaennaisdechaine.over-blog.com/article-caen-une-ville-qui-a-peur-de-grandir-39489115-comments.html#anchorComment

 

http://lecaennaisdechaine.over-blog.com/ 

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Publié par Le Caennais déchaîné - dans Vie caennaise
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