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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 10:54

"Résister, cela se conjugue au présent." Lucie AUBRAC


(Photo : Ville de Caen)

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10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 09:03

"Un fonctionnaire ne doit pas dormir au bureau le matin

sinon il ne sait plus quoi faire l'après-midi." Coluche

  

  (Photo : Anonyme)


Germain de Colandon et moi-même, flanqués du Prix Nobel de Littérature, le Turc Orhan Pamuk - grand admirateur de Flaubert... et de Germain de Colandon -, allâmes accomplir une petite ballade digestive du côté de la Mairie de Caen, admirant à la fois la majesté, et la sobriété des lieux. Soudain, Germain de Colandon, me gratifiant d'un grand coup de coude dans les côtes, s'adressa à moi en ces termes : « Mon cher Luc, ne voilà-t-il que, là, intempestivement, insidieusement, et malencontreusement, une envie pressante titille les parois de mon auguste vessie, je me dois d'agir au plus vite... sinon mes pataugas vont se retrouver vite détrempés, tel le pont d'un navire tanguant, roulant, quand il subit tempête et tourmente, et flots déchaînés, sous le regard terrible du Créateur ! » Oui, quelquefois, il lui arrive de tenir un phrasé légèrement ampoulé, surtout quand il y a du « beau monde » à ses côtés. « On se fait à tout », disait-on chez mes aïeuls.

 

En moins de temps qu'il ne faut pour vous le conter, tous, nous nous précipitâmes à l'intérieur des anciens bâtiments conventuels, pour aussitôt y trouver un local vidangeur, et donc salvateur à l'illustre descendant spirituel du plus grand romancier de la Littérature française, le déjà nommé Flaubert, surnommé affectueusement « Tatave » par Germain de Colandon. Dans la violence du geste une porte fut déglinguée, par l'onde de choc deux ou trois miroirs se brisèrent sur le sol carrelé. Après avoir perçu d'étranges « aaahh ! » « ooohh ! », « ah là làààà », « la vache ! », « qu'est-ce que ça fait du bieeeeennnn ! », à travers la porte miraculeusement intacte, et après avoir subi de lourds regards réprobateurs de la part du personnel craignant qu'il ne se tramait quelque intrigue peu ragoûtante en ce lieu habituellement respectable, nous vîmes réapparaître un Germain de Colandon soulagé, rayonnant, voire extatique.

 

« Si nous faisions un tour dans la baraque ?! », hurla-t-il comme un possédé. Les trois bouteilles de vin consommées - à lui tout seul - sans modération aucune, commençaient à faire leur petit effet. « C'est une idée excellente, elle me ravit » intervint notre ami Orhan qui ne manqua pas de nous surprendre : « Mes amis, j'emporte toujours avec moi un petit magnétophone, car, voyez-vous, j'adore réécouter chez moi, tous les bruits, tous les sons, qui m'ont accompagné tout au long de la journée. Cela fait très longtemps aussi, que je souhaite comparer votre manière Occidentale de travailler avec celle de l'Orient ». « Tu l'a dit Fernand ! » s'écria de plus belle Germain de Colandon, en gratifiant Orhan d'une claque dans le dos.

 

Il est vrai que la proposition était des plus excitantes. Pendant plus de deux heures, nous parcourûmes, corridors, dévalâmes escaliers, poussâmes mille portes, débusquâmes araignées et souris dans le moindre recoin. Quelle joie, après que nous revînmes en ma maison, de pouvoir, par une simple pression sur un banal bouton, réentendre les « bruits de la vie »... surtout Municipale.

 

Hélas ! Trois fois hélas ! Mouloud, l'un de nos rédacteurs, s'était mis en tête de devenir chanteur d'opéra, surtout, depuis le jour où il était tombé sur un vieil enregistrement de Florence Foster Jenkins, une célèbre soprano américaine... incapable de chanter une seule note juste ! Notre Mouloud, pendant que je servais l'apéritif à mes hôtes, subrepticement, avait emprunté l'appareil d'Orhan, dans l'esprit d'envoyer la bande au célèbre ténor Du Pheu, professeur de chant au Conservatoire Régional de Saint Julien le Faucon. Arriva ce qu'il devait arriver, l'inconscient effaça l'Opus magistral d'Orhan. C'est là où intervint l'immense esprit supérieur de l'arrière-arrière-arrière petit-fils de Tatave, pardon, de Flaubert. «  Qu'à cela ne tienne, les sons nous les transcrirons sur du papier, que votre propre plume noircira ! », décréta Germain de Colandon, tandis qu'il me fixait droit dans les yeux, le teint tendant vers le cramoisi. Les premières chaleurs du printemps, sans doute.

 

Aussi, chers Lecteurs, chers Internautes, ce n'est pas sans une émotion certaine que je vous livre ce que nous entendîmes tant que nous pûmes, notamment au premier étage, là, où, à l'ombre du premier Magistrat de la Ville, oeuvrent sans compter les Adjoints.

 

« Hiin couic ploum ploum encore deux mois et c'est les vacances au soleil wouaaaawouaaaaa (ce sont des bâillements, c'est que ce n'est pas facile à retranscrire !), pouetpouet coincoin atchoum prout zzzzzz rrrrooonn-pchiiii rrrrooonn-pchiiii tiens craaac craaac tiens craaac craaaac (non, ce n'est pas ce que vous croyez, c'est seulement du papier que l'on déchire !), boulouboulouboulou prout zzzzzz rrrrooonn-pchiiii rrrrooonn-pchiiii hurgh zut les choux de Bruxelles de la cantine ne passent pas wouaaaawouaaaaa clang ding dong prout ding dong ding dong ding dong prout ca tombe quand le 1er Mai prout dong dong dong hiin zzzzzz rrrrooonn-pchiiii rrrrooonn-pchiiii zzzzzz pchiiii yaouuu t'as vu hieeer à la téléééé paf pouing la porte atchoum atchoum rrrrooonn-pchiiii rrrrooonn-pchiiii meuh ( ! ) ding dong ding dong bon on verra ça demain y f'ra jour zzzzzz rrrrooonn-pchiiiirrrrooonnpchiiiizzzzzzrrrrooonnpchiiiirrrrooonnwouaaaawouaaaaazzzzzzrrrrooonnpchiiiirrrrooonnpchiiii.................................................................................... ..........................................................................................................................................................(ça, c'est le silence qui s'est abattu, impressionnant, très impressionnant)...

 

... Impressionnant et pesant, car je m'endormis au fond de mon fauteuil... pour être brutalement réveillé par des rugissements à faire pâlir le Diable en personne. C'était, vous l'aviez deviné, ce cher Germain de Colandon :

« Qui prétend,»

« Que dans l'exagération »

« Nous versâmes, »

« Que sur place, il aille voir !!!!! »

  
                               Luc de Normandie 

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Publié par Le Caennais déchaîné - dans Vie caennaise
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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 21:27

"Le sang du pauvre, c'est l'argent".
Léon Bloy
Photographie Luc de Normandie, sous-titrée : " Madame la Taxe terrassant un malheureux Contribuable Caennais"
 

Enfin ! Ca y est ! La Municipalité, après un long et insoutenable mystère sur ses desseins en matière de « seconde reconstruction » - dixit Philippe Duron lors de son discours d'intronisation du 23 mars 2008 -, a enfin accouché d'un projet phare qui fera date, restera dans les annales, remportera l'entière unanimité, tant auprès de ses aficionados que parmi ses opposants. Oui, c'est un authentique coup de maître, que dis-je ? de génie, que bon nombre de villes françaises déjà nous envie, ceci grâce au geste audacieux, généreux, bienfaiteur, et visionnaire du Monsieur cité plus haut, flanqué de son Grand Argentier, Marc Levilly : l'augmentation substantielle de nos impôts locaux !

 

C'est qu'ils n'y sont pas allés de main morte nos « sans peur et sans reproche » ! Pensez donc : + 6,5%, soit 17,34% pour la taxe d'habitation, 31,86% pour les propriétaires (« grands » ou « petits »), 30,73% pour le foncier non bâti ! Mais le brillantissime Marc Levilly, grand pince-sans-rire devant l'Eternel, nous rassure en se justifiant ainsi : « Ca reste de l'ordre de deux cafés en terrasse par citoyen. » Et pour ceux qui ne boivent que du thé, ou les virils qui ne jurent que par les demis ?

 

Et d'ajouter un peu plus loin : « Les gens aux revenus les plus faibles sont déjà exonérés ». Faux ! Archi faux ! Soit Marc Levilly ment, et ce n'est pas bien du tout, soit il dit n'importe quoi, ce qui est encore plus grave. Je connais personnellement des propriétaires, demandeurs d'emploi bénéficiaires de l'Allocation Spécifique de Solidarité - au montant faramineux de 460 Euros par mois - qui payent intégralement l'impôt foncier, ce qui parfois correspond à plus de trois mois d'indemnités ! Que vont-ils faire ? Vendre, et aller encombrer les files d'attentes des logements sociaux déjà engorgés ?

 

Poursuivons... Le principal est d'attirer de nouveaux arrivants. D'inciter ceux qui sont déjà installés à rester. De décourager les uns d'aller voir si les autres ne sont pas partis sous d'autres horizons. Nul doute qu'avec de futiles impôts quelque peu majorés, ce n'est pas pour demain que ce triple vœu pieu sera remis en question. Me moquerais-je de vous ? Que nenni, ce n'est pas mon genre. Le leur ? Oui.

 

J'assistai à ce fameux discours d'il y a  presque un an, j'en ai encore les larmes aux yeux. En voici deux extraits : 

« Il nous faut imaginer un modèle de développement qui redonne à la ville-centre sa capacité d'attraction, de séduction, son utilité pour l'agglomération et la région toute entière. C'est cela la seconde reconstruction. »...

 

«Aujourd'hui, les inégalités se creusent, trop de nos concitoyens de tous âges peinent à vivre dignement. Cette paupérisation, constatée dans certains quartiers appauvrit la ville toute entière. La solidarité doit être affirmée comme une urgence, une priorité. Il est de l'intérêt de tous, que le plus grand nombre puisse s'impliquer dans une démarche d'intégration. »

  

Candidement, je me permets de chicaner Monsieur le Maire. La capacité d'attraction, de séduction, la solidarité, l'intégration du plus grand nombre, cette alchimie s'opèrera...  mais à l'envers : exode des populations les plus fragiles, sauve-qui-peut et chacun pour soi, désintégration dans la plupart des couches sociales, bref, ce n'est pas mille habitants par an que Caen perdra - comme c'est le cas aujourd'hui -, mais dix mille par an dès demain ! Car la loi de l'arithmétique, implacablement et en toute logique, s'appliquera sans concession aucune : moins de quidams... égalent plus d'impôts, jusqu'au jour où la Ville se retrouvera exsangue, tant au sens propre qu'au sens figuré, affublée d'une population vieillie, aigrie, dénuée de toute ambition, sauf celle de quérir par tous les moyens comment joindre les deux bouts. Quel programme ! Quel avenir ! Ca, c'est de la reconstruction !

 

Ah, Béotiens que nous sommes ! Avec grande sagesse et solennité, notre Sully des temps modernes, alias Marc Levilly nous rétorque qu'il faut : « compenser à court terme l'effet de baisse des recettes provenant de l'Etat » - c'est en partie vrai, mais les autres ont toujours le dos large. Qu'il faut investir : « 700 000 € pour la piétonisation du centre-ville » - planter deux, trois panneaux par-ci, et quelques bornes télescopiques par-là, ç'est pas trop mal payé. La mort dans l'âme, je regrette de ne pas avoir créé ma propre entreprise spécialisée dans le mobilier urbain.


Donc, nous devrons nous serrer la ceinture ? Après tout, faut voir. Mais alors, et si nos Elus nous montraient l'exemple ? Et si on « smicardiser » leurs émoluments ? Et si on leur ôtait, une fois pour toute, cette mauvaise manie des cumuls de mandats à tout va ? Et si l'on demandait à Michel Dubois de rembourser ses honoraires d'ex-Adjoint fantôme à la Culture ?


Allons, allons, du calme. Le manque à gagner, l'investissement, la crise, bref, laissons les Politiques dénommer leurs duperies comme ils le désirent, cela leur fait tellement plaisir. Cela les rassure, les galvanise pour leur longue carrière, les conforte dans leur souveraineté qu'ils exercent sur nous... grâce aux bulletins de vote des écervelés que nous sommes !

 
Et hop, cela me permet de rappeler à tout un chacun, que la non augmentation des impôts était une promesse électorale, parmi beaucoup d'autres, de Philippe Duron ! « On ne ment jamais autant qu'avant les élections, que pendant la guerre et qu'après la chasse... », glissait malicieusement dans les conversations un certain Georges Clemenceau.

L.L.

 

 

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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 16:14

"L'élection encourage le charlatanisme." Ernest  Renan
    

Photo : Luc de Normandie
   
    Après sept années pestifères passées avec Mémère, la bonne ville de Caen goûte à présent,
et ce pour encore cinq années, aux caprices de Pépère qui ne sait plus trop où il en est, le pauvre… Du reste, nous aussi.

 

     Loin de moi l’idée de m’acharner sur un sexagénaire… par principe, je les choisis plus jeunes… Hum, hum… Bon, je m’égare… de Caen. Non, surtout ne pas citer la gare de Caen !! Ni son escalier mécanique ! Ni le fait que l'édifice tourne le dos à la Ville, et qu'aucun TGV jamais ne daignera s’y délasser les roues. C’est « comme un oranger sur le sol Irlandais, jamais on ne le verra », chantait notre compatriote Bourvil. Il n’y a que Pépère qui le croit. Il y croit tellement qu’il a presque réussi à nous faire marcher. C’est comme la Réunification de la Normandie avec Caen en guise de Capitale. Ha ! Ha ! Ha ! Et les Rouennais là-dedans ? Ils peuvent se mettre les doigts dans le nez sans broncher ! Ce sera Caen et pas une autre ville ! Hein ? Quoi ? Le Président de la Haute Normandie ne veut pas entendre parler de réunification ? Eh bien tant pis, on ne se réunira pas, et dans la foulée on s’autoproclamera Capitale de la Normandie… Basse ! On sait déjà faire ! De toute manière les jacobins parisiens ont irréversiblement programmé la disparition de la Basse Normandie - ou de la Normandie Basse - pour les vingt années à venir…

 

            Revenons à Caen. Alors, quoi de nouveau ? La Ville bouge enfin ? Elle a une vraie piscine digne de ce nom, surtout pour une ex-future Capitale de la Normandie ? Une belle salle de concerts en perspective, pour y accueillir les meilleures phalanges philharmoniques qui enchantent notre beau Monde ? Du festival à tout va ? Des concerts ? Des Rencontres ? Des colloques ? Des biennales ? Triennales ? Des Parades ? Des fêtes toutes plus folles les unes que les autres ? Tiens, en parlant de fêtes folles, hum… a-t-elle maintenant sa vraie Gay Pride, comme à Paris, Lille, Lyon, Berlin, Londres, Lourdes ? Hein ? Heu... Lourdes ? On s’emballe, on s’emballe, peut-être au XXVe siècle… et encore ! Nous offre-t-elle un, deux, et pourquoi pas, trois carnavals ? S’est-elle rapprochée de la mer ? A-t-elle mis sur pied la fameuse « filière nautique », et désormais, peut-elle légitimement s’appeler Caen-la-Mer ? Y circule-t-on en vélo, après avoir banni toutes ces méchantes voitures, grâce aux gentils Vermoulus, heu... aux Verts qui ornent le sémillant Conseil Municipal composé de cocasses membres qui s’entendent à merveille ? Et d’une pierre deux coups, possède-t-elle dorénavant de jolis transports en communs, très propres, très ponctuels, et pas du tout polluant pour un sou, avec de gentils chauffeurs qui conduisent sans brusquerie aucune ? Alors, forcément il doit y avoir moins de pollution, hein ? A-t-elle aussi baissé ses impôts, ou tout du moins, ne les a-t-elle pas augmenté selon la promesse de campagne du pathétique... pardon, du sympathique candidat Philippe Duron ? Et puis, la Ville est-elle mieux entretenue ? Immaculée même ? Car, n’avons-nous jamais appris que les gens de Gauche sont des individus qui aiment bien que tout soit propre : les esprits, les comptes en banque des uns, les affaires - privées, professionnelles - des autres ? Au fait, les Socialistes ont juré par leurs grands dieux que cumuler mandat sur mandat était quelque peu saugrenu. Aussi, en toute logique, ont-ils désormais une seule et unique fonction à remplir ! 
           
            Hé, dites, avant on s’ennuyait ferme le soir et le dimanche ! Maintenant, qu’est-ce que cela doit être excitant - après avoir assisté à une pléthore de spectacles par la volonté du frais moulu, heu... émoulu Directeur des Affaires Culturelles -, de se promener à travers les rues, les cours, les places, bordés par tout ce beau patrimoine enfin mis en valeur, n’est-il pas ?

 

            Quoi ? Qu’est-ce ? Vous dites ? Des arrivistes ? Des carriéristes ? Des affairistes ? Des j’m’enfoutistes ? Des incapables ? Des bobos ? Des malpolis ?  Pourquoi malpolis ? Ah, ils ne répondent jamais aux courriers qu’on leur adresse. Fichtre ! Diantre ! Mais qu’est qui nous a foutu une bande de bras cassés pareils ? Le suffrage universel ! Le peuple a rembarré Mémère en chantant sous ses fenêtres : « Bribri, c’est fini, et dire que c’était la fille de notre premier amour, Bribri, c’est fini, on ne croit pas, qu’on te reverra un jour ». Présenté comme cela…

 

            Oui mais, et Pépère ? Qu’est-ce qu’il dit le peuple de Gôche et celui de Droâte sur Pépère et sa bande à Bobos, heu... à Bonnot, heu... sa bande d’olibrius ? Je vous le donne en mille : « Nous n’voterons plus jamais, pour ça il faut qu’on t’aime, nous n’voterons plus jamais, et pour plusieurs années, parfois on voudrait bien, te dire recommençons, mais on perd le courage, sachant que tu es félon, Phi-Phi, c’est fini, et dire que t’étais l’Edile, de notre premier amour, Phi-Phi, c’est fini, on ne croit pas, qu’on se r’f'ra baiser un jour »

             Et là, c'est un coup à rester sans voix... dans tous les sens du terme !

            
                                         Germain de Colandon

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