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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 07:08

    http://lecaennaisdechaine.over-blog.com/  HROUVI~1 Photo : Pascal Radigue http://commons.wikimedia.org/wiki/User:Pradigue

 

  

FESTIVAL de

 BEAUREGARD à HEROUVILLE…

   

…ou tout le contraire d’un festival pépère.

 (Suivez notre (beau)regard…)

 

D'AILLEURS, L’ON DEVRAIT DIRE :

FESTIVAL de « BELLES OREILLES »

 ou « BONNES OREILLES »,

 

tant ce tout jeune Festival – il a vu le jour en 2009 – nous promet cet été un programme au choix et à la qualité indiscutables !!

 

(De plus, il y a notre copine Brigitte FONTAINE ! NDLR)

http://lecaennaisdechaine.over-blog.com/article-brigitte-fontaine-a-caen-attention-le-48427522.html

     

 Lien Festival :

http://www.festivalbeauregard.com/

     

http://lecaennaisdechaine.over-blog.com/  

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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 09:10

VIVE LA MUSIQUE !!!

   VIVE LE MEXIQUE * !!!

 http://lecaennaisdechaine.over-blog.com/

mariachis.jpg

* ¡¡¡ Muchas gracias !!!  ¡¡¡ Mexicanos sea bendito por los Dioses !!!

Merci infiniment !!! Mexicains soyez bénis des Dieux !!! 

ABBAYE-AUX-HOMMES,

contact 02 31 30 45 55

Perron de l'Hôtel de Ville

12h30 à 13h30 CHOEUR ET ORCHESTRE UNIVERSITAIRE RÉGIONAL DE CAEN BASSE-NORMANDIE

 

Concert surprise

Cloître

17h00 à 18h30 CHOEUR ET ORCHESTRE UNIVERSITAIRE RÉGIONAL DE CAEN BASSE-NORMANDIE

 

Orchestre à cordes : Mozart, Britten, Disney (??)

Choeur : Gounod, Fauré, chansons françaises, swing et spirituals

 

contact 02 31 56 60 87

 

18h30 à 20h00 CONSERVATOIRE DE CAEN

 

Ensembles de musique de chambre, trio de Reinecke, trio de  

Dvorak

 

contact 02 31 30 46 70

DANS LES QUARTIERS

samedi 19 juin

 

CHOEUR ET ORCHESTRE UNIVERSITAIRE RÉGIONAL DE CAEN BASSE-NORMANDIE

Animations musicales :
 

10h30 Marché boulevard Leroy

 

12h00 Centre commercial Pierre-Heuzé

 

18h00 Place du Marché Calvaire-Saint-Pierre

contact 02 31 56 60 87

CHATEAU DE CAEN

En extérieur, contact 02 31 30 47 67

17h00 à 21h00 CENTRE PERMANENT D’INITIATION À L’ENVIRONNEMENT

 

atelier de musique "verte" tout public

contact 02 31 30 43 27

 

19h15 à 20h00 CHAOS DU COEUR chorale burlesque scénarisée

 

20h00 à 21h00 LES ZARPONS (association Nevel) ensemble de

 

harpes celtiques à géométrie variable

 

21h00 à 00h00 LA BOÎTE À BOIS bal folk

MUSEE DES BEAUX-ARTS, contact 02 31 30 47 70

16h00 à 17h00 ASSOCIATION NEVEL performance dansée

 

“l’art peut en corps !”

 

danse contemporaine et harpe celtique

 

17h00 à 18h00 ANNE LECOUPEUR guitare, musique folk, 

chanson française

Auditorium du musée des Beaux-Arts, contact 02 31 30 47 70

 

18h15 à 18h45 GIUSEPPE MOLINO guitare classique (M. Ponce, H. Villalobos...)

 

18h45 à 19h30 ORLANDO & ABASTO TANGO tango argentin

 

19h45 à 20h30 AMUNDIVILLA ET ALDEROS chants classiques, musique profane, musique sacrée

 

20h30 à 21h00 ANNE LECOUPEUR guitare, musique folk, chanson française

 

21h00 à 22h00 CHAOS DU COEUR chorale burlesque scénarisée

 

22h00 à 22h45 EN VOITURE SIMONE chansons française et européenne, mises en scène et accompagnées musicalement (accordéon, violon, guitare)

 

22h45 à 00h00 ENSEMBLE VOCAL ARPADOR en costumes médiévaux, musique sacrée, autour de la messe brève de Léo Delibes

Café Mancel, contact 02 31 86 63 64

19h00 à 20h30 SUNDY SIBE musique country

 

20h30 à 21h30 AURÉLIEN chanson française

 

21h30 à 22h30 JAZZ CLUB DE NORMANDIE

 

22h30 à 23h30 BLUE NAT jazz

 

22h30 à 00h00 en terrasse, ORLANDO & ABASTO TANGO

tango argentin

Musée de Normandie (église Saint-Georges), contact 02 31 30 47 60

18h00 à 19h00 SALOMON chant et harpe celtique, musiques juives et actuelles, présentation de l'instrument

 

19h00 à 19h30 GIUSEPPE MOLINO guitare classique (M. Ponce, H. Villalobos...)

PLACE DU THEATRE

18h00 à 23h00 ACROD’ROCK

 

spectales de danse et piste libre, découverte du rock acrobatique, swing, balboa, west coast swing, danse en ligne, step...

 

contact 02 31 23 77 00

PORT DE CAEN - Place Courtonne

18h00 à 22h30 LA CLEF DES PAS ET LA TIMBA

 

démonstrations-shows : danses latino, rock, country, danse orientale et danse sportive

 

contact 06 77 76 75 73

ABBAYE-AUX-DAMES - Parc d'Ornano

Programmation Région Basse-Normandie et France Bleu Basse-Normandie

 

contact 02 31 06 98 98

Dans le parc

18h30 ÉPHÉMÈRE / SONABILE chorales d’enseignants
direction Anne Piraud et Pascaline Munnia

 

collectif jazz manouche, atelier de percussions

 

20h00 GLORIA direction Auguste M’Baya

collectif jazz manouche, atelier de percussions

 

21h00 AIR DU TEMPS chorale d’enfants, direction Brigitte Machinal

 

21h30 collectif jazz manouche, atelier de percussions

Sur la grande scène

19h00 à 20h00 HOT ROD 56

 

20h30 à 21h30 OSWANDO

 

22h00 à 23h30 SINSEMILIA

NOTRE-DAME DE LA GLORIETTE - Rue Saint-Laurent

Programmation Musique en Normandie - contact 02 31 27 88 10

 

20h30 ÉVASION direction Pascale Hardy

 

21h00 ARPADOR direction Isabelle Hanout

 

21h30 AÏDEO direction Joëlle Hummel

 

22h00 VENI VEDI CANTO - direction Pascal Melun

22h30 TOTAL PRAISE 14 CHOIR - direction Allex Foulquier

23h00 C.O.U.R. direction Didier Horry

LE TEMPLE, Eglise Réformée - Rue Mélingue

Programmation Musique en Normandie - contact 02 31 27 88 10

 

20h00 AIR DU TEMPS chorale d’enfants, direction Brigitte Machinal

 

20h30 EN VOITURE SIMONE direction Christian Hardy

 

21h00 VOIX LIÉES direction Jeanine Cancian

 

21h30 AMUNDIVILLA/ALDEROS - direction Janine Ducastelle

 

22h00 CANTABILE - direction Florence Deviehle

 

22h30 LES JACASSES CHANTENT - direction Véronique Malczuk

EGLISE SAINT-JULIEN - Rue Malfilâtre, contact 02 31 38 23 70

18h30 CANTA MUSICA chorale - extrait du requiem de Fauré

 

19h00 ARPADOR chorale - autour de la messe brève de Léo Delibes

 

19h30 LES VOIX LIÉES chorale - chants du monde profanes et sacrés

 

20h00 CONSERVATOIRE DE CAEN répertoire baroque, cantate de Teleman et sonate de Kuentz (orgue et violon, chants et flûte)

21h00 CORNEMUSE

PLACE MALHERBE

Programmation du Collectif Full Time Mix

 

18h-19h Aurel

 

19h-20h Leven

 

20h-21h Ziloub

 

21h-22h Saumak

 

22h-23h LSB

 

23h-00h HI!Population

 

00h-01h Muslim

PREFECTURE (dans les salons)

 

18h-19h Récital Anne Royer, mezzo soprano et Angélique Leterrier, soprano, accompagnées par une pianiste - airs et duos de Mozart et Rossini

 

Entrée libre, sans invitation. En raison de la capacité restreinte des salons, il est possible que l’accès soit limité.

 

   

LE CARGÖ...

...FETE LA MUSIQUE !
Du samedi 19 au lundi 21 juin 2010

3 jours de fête, 4 évènements !

 

contact : 02 31 86 79 31 - www.lecargo.fr

 

Les extérieurs du bâtiment seront pour l'occasion transformés en terrasses estivales, avec transats, buvette et grignotages apéritifs et les soutes du navire seront ouvertes à la curiosité du public le samedi à 15h.

 

Samedi 19 juin à partir de 9h

Esplanade et Cargö

CONVENTION DU DISQUE ET DE L'INSTRUMENT D'OCCASION

Rendez-vous annuel des collectionneurs de vyniles et des musiciens en quête d’instruments à petits prix : 130 m de stands linéaires pour y plonger les mains et espérer une pêche miraculeuse.

 

Samedi 19 juin à partir de 21h

Le Club

STEREOTYPE PARTY #2

DJ DEE NASTY + MC KOHNDO + PHUNCKY DOYEN + INVITES

 

Dimanche 20 juin à partir de 17h

Terrasse du Cargö et Club

SUMMER OF FOLK (concerts, barbecues, chaises longues)

MOTHER MOUNTAIN + UNDER RUST + AFTER SEX + MOCKERY BOX + UNDOBAR

 

Lundi 21 juin à partir de 18h30

Esplanade du Cargö

ABA SHANTI I + Dublivity + invités

Pour clôturer ces trois journées de Fête de la Musique, l’esplanade du Cargö reçoit l’anglais d’origine jamaicaine Aba Shanti «The Humble lion» en personne ! Son dub roots et conscient a véritablement marqué l’histoire de la scène Dub anglaise dont il est un des plus fameux représentants, grâce au fameux carnaval de Nothing Hill où il officie chaque année. Il sera accompagné du sound caennais DubLivity et d’invités !

 

Les bus et les trams seront gratuits le lundi 21 juin à partir de 19 heures

 

 

 

LA MUSIQUE S’INVITE AUSSI DANS LES CAFÉS, BARS ET RESTAURANTS !

 

 

Ce programme n'est pas exhaustif, il peut être complété à tout moment.

 

 

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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 09:10

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Paul CuvelierUne délégation de l'Adada et du Synavi discutant avec le Conseiller du Ministre, le tout entouré par de pacifiques autochtones du Bocage. (Peinture de Paul Cuvelier)

 

Désaccord total …

Mobilisation plus que jamais nécessaire !

 

Contexte

 

Alors ? La visite du Ministre de la Culture à Vire valait-elle le détour ?

 

Nous l’avons entrevu, fugitivement aperçu, et finalement eu l’immense honneur d’être reçu par  son conseiller en présence de M. Kléber Arhoul directeur de la Drac. Faut-il le dire, ce dispositif ne fut pas pour nous surprendre. Nous savions parfaitement que l’entrevue espérée n’avait pas d’autre objet que d’amener les organisations syndicales à résipiscence. Éviter que la visite assez incognito et impromptue du Ministre puisse faire l’objet de vagues et autres facéties incongrues dont les intermittents ont justement montré (et encore récemment) qu’ils en avaient le talent !

Ceux qui s’interrogent sur le pourquoi du comment de l’acceptation par le Ministre de recevoir une délégation d’organisations aussi misérables qu’inconsistantes que sont ADADA et le SYNAVI Basse-Normandie, ont en cela la réponse.

 

C’est notre capacité à troubler l’ordre public qui nous a valu cet honneur !

EST-CE BIEN CLAIR, CAMARADES ARTISTES QUI DORMAIENT DANS VOS CHAUMIÈRES ?…Nous ne pesons que du poids de notre mobilisation !

 

Voilà la grande, sublime et belle leçon que nous avons apprise  de notre escapade viroise…hors la mobilisation : point de salut !

Ce que le Ministre voulait éviter hier, c’était que nos fameux et célèbres Clowns Républicains de Sécurité sortent leurs binious ! ( les CRS de l’adada ont déjà sévi et séviront encore )

 

Sonnez trompettes et battez tambours, les intermittents sont toujours là avec leur chanson favorite qui fait COUAC ou COIN–COIN lorsqu’ils « canardent » !

Bref nous fûmes en l’état, très discrètement, la seule fausse note du rituel de la visite ministérielle.

À preuve, un journaliste plus curieux que permis s’étant inquiété de notre présence auprès des représentants du Ministre fut éconduit par ces derniers d’un « rien à déclarer » dont nous eûmes à le consoler en lui disant tout !

C’est aussi chers amis pour combler votre frustration que vous trouverez ci-joint un compte-rendu le plus complet possible de notre virée viroise.

 

Des mauvais esprits diront que nous y sommes allés faire l’andouille…On leur concède volontiers la pertinence de jugement mal accordée à cet inévitable et  mauvais trait d’esprit. On aura fait ce qu’on a pu …Le mieux peut être l’ennemi du bien ! Le plus sûr moyen de discuter par les temps qui courent, c’est encore et toujours, se mobiliser et taper sur nos casseroles !

  

L’entrevue du Bocage

 

C’est bien sûr, par un discours lénifiant sur la dette et la crise et les dépenses inconsidérées des français que Monsieur le Conseiller personnel du Ministre nous accueillit !

 

Nous fûmes surpris et décontenancés de ce règlement de compte car nous n’avions pas sur nous un sou vaillant pour rembourser la dette dont on nous accable …Et dont on menace notre progéniture !

Évidemment, on s’interroge d’emblée sur l’évidente indécence des revendications et propos que l’on est susceptible d’émettre !

 

Se taire ou passer outre…Nous avons choisi l’outrage.

 

Sans exprimer le moindre regret, sans essuyer la moindre larme, en mal élevés que nous sommes, sans nous excuser du dérangement de la crise établie et du chagrin que nous pouvions causer au conseiller du Ministre…Nous avons donc outrepassé la décence et fait état de nos préoccupations.

 

Jean-Pierre Dupuy, Président d’adada, eut donc l’insigne honneur d’ouvrir le bal, en remerciant courtoisement nos interlocuteurs du temps qu’ils pouvaient bien nous accorder à faire semblant de nous écouter[1].

Comme l’adada l’écrivait dans son dernier courrier adressé au Directeur Régional des Affaires Culturelles de notre Région : il nous paraît important pour ne pas dire décisif que le Ministère de la Culture soit le Ministère de tous les artistes !

 

Si, en cette heure qui fut solennelle, nous avons cru devoir souligner cette exigence, c’est pour, hélas, déplorer qu’aujourd’hui cela ne soit pas le cas !

 

Il y a donc des artistes, laissés-pour-compte de la politique de l’état et justement (avons-nous dit)  les artistes présents en étaient une brochette représentative ! Il y avait là : outre JP Dupuy déjà nommé ( interdit de pratique artistique par décision d’experts en date d’octobre 2005) Romuald Duval secrétaire régional du SYNAVI (animateur de l’Oreille arrachée, membre du Bazarnaom) Laurent Frattale membre du bureau national du Synavi en charge des rapports avec l’Ufisc (Comédien,  Directeur des Ateliers Intermédiaires à Caen) Arnaud Gilberton membre de l’adada, en charge des questions de l’intermittence (Musicien-animateur de musique actuelle ; Membre du Bazarnaom) Nicolas Maurel et Mélanie Marie Adada/Synavi, animateur du collectif danse ( danseurs et chorégraphes Compagnie Accorps implanté à Falaise Calvados).  Pas un d’entre nous – exception faite de la Compagnie Accorps -  ne doit son existence (entendons ses moyens d’existence et de travail… aux services de l’état !) Notre vie et survie, dépendent plus que largement des collectivités locales ! Notre camarade Romuald Duval du Syndicat National des Arts Vivants reviendra sur ce sujet en s’inquiétant de la Réforme des collectivités territoriales[2]…

L’adada comme le Synavi essaient d’organiser et défendre les « acteurs » les plus précaires et les plus fragiles du secteur culturel, lesquels n’entrent que peu ou prou[3] dans les statistiques du Ministère.

Il y a, avons-nous souligné, un problème de lisibilité …Chaque instance publique a « ses artistes » …et certains « artistes » ne le sont, de personne ! « A existe pas » comme dirait la môme Néant de Tardieu[4]

 

Après cette intro sur l’artiste inconnu tombé au champ d’honneur des trente ans de crise d’un système qui n’en finit pas de. Nous[5] sommes entrés dans le vif du sujet.

Récemment, à l’émission « l’objet  du scandale » sur A2 (interrompue par les intermittents du spectacle[6]) le Ministre a dit vouloir marquer son passage dans ses hautes fonctions du sceau de la démocratisation culturelle, profession de foi ramassée dans la formule : « la culture pour chacun ».

 

Sur quoi nous rebondissons pour dire : chiche ! Et pour cause, atteindre un objectif aussi généreux qu’ambitieux, ne peut se faire sans la mobilisation de toutes les forces vives de la culture!

 

Car pour la mise en œuvre d’une réelle politique de démocratisation, d’éducation artistique et populaire qui serait sans précédent, nous ne sommes pas de trop ! Les forces créatives, en veillant à ce qu’elles soient de qualité sont tout simplement dans l’état actuel des choses, insuffisantes !

Nous pensons aussi qu’il y a loin de la coupe aux lèvres …la seule question qui vaille devient Le Ministre se donnera-t-il  les moyens de son ambition ?

 

 Un rapport parlementaire récent (Cour des comptes/ M. Dell’Agnola) sur le spectacle vivant a mis en évidence une certaine incurie dans l’évaluation des moyens et forces en présences concernant  notre secteur (je parle ici du secteur indépendant !) Comment peut-on mener une bataille (la démocratisation) de cette ampleur sans une revue sérieuse d’effectifs ?

 

Bref  s’il y a carence dans l’évaluation des moyens comment prétendre atteindre l’objectif !

Tant que le secteur indépendant restera en jachère, livré à lui-même, bafoué et méconnu …Cachez- moi ce secteur de la culture que je ne saurais voir ! [7]…le slogan « la culture pour chacun » ne connaîtra pas un meilleur sort que le mort-né « la culture pour tous »… Pour sortir des formules incantatoires qui relèvent de l’exorcisme, que faut–il faire ?

 

Que Faire ?

 

Reconnaître et mobiliser le secteur indépendant nous paraît la condition sine qua non - avons-nous insisté auprès du conseiller - ce qui implique que la Drac s’occupe en concertation avec les autres instances publiques (Région, Départements et Villes) des dossiers nous concernant ! Voir ci-dessous en italique :

 

Tout au long des interventions de la délégation. Nous aurions souhaité poser des questions précises à Monsieur le Directeur de la Drac  pour éviter de rester  dans l’ordre des généralités. Il lui fut remise la note ci-jointe pour mémoire et fixer notre questionnement.

Le rééquilibrage que nous souhaitons passe certes par la concertation entre toutes les « tutelles » mais nous avons constaté par un comparatif entre toutes les Régions (Drac comprises) qu’une marge de manœuvre existe … Et que justement  cette marge permet une meilleure attention aux entreprises indépendantes. Pourquoi ce ne serait pas le cas en Basse Normandie ? Pourquoi  serions-nous écartés de cette perspective, indispensable aux objectifs du Ministre ? Illustrations par des exemples précis : 

 

Quelle aide et soutien apporte la Drac, à la Compagnie Jacky Auvray qui dispose d’un étonnant outil  de salle mobile ? Comment ce professionnel estimé et apprécié peut-il organiser des manifestations importantes sans aucun soutien sérieux de la Drac ! Il ne s’agit même pas de lui, à titre personnel, mais de l’effort qu’il fait pour mettre son outil au service des musiciens amateurs ou professionnels et des compagnies de danse de la région. Quel soutien conséquent  à  ces chorégraphes qui, à Caen,  prennent le risque d’ouvrir des salles Hippocampe de la Compagnie Aller retour ou studio 50 de la compagnie Awama, Comment la Drac accompagne-t-elle la Compagnie Actea qui porte à bout de bras la formation professionnelle des acteurs dans la Région ? Comment sont soutenus les efforts de mutualisation à travers Bazarnaom ou les Ateliers Intermédiaires ? Et l’association poly-disciplinaire Amavada comment la traite-t-on? Quel intérêt est porté à l’un des rares sites de critique artistique existant en France : « l’insensé » ? Comment la Drac accompagne-t-elle et s’implique-t-elle dans l’expérience originale des lieux-relais initiés par la Région ? Pourquoi n’a-t-on pas retenu notre proposition d’États Généraux de la Danse concernant tous les acteurs de ce secteur ? Enfin nous l’évoquions dans un dernier courrier : pourquoi la compagnie Silenda est-elle frappée d’ostracisme ainsi que la Compagnie émergente « projet libéral » de Thomas Ferrand ? À quoi ressemble cette politique ? Quelle est sa cohérence ? ADADA. 22 Mai 2010.

  

L’évolution des institutions constitue aussi un des volets incontournables d’une nouvelle phase de la politique culturelle. Une véritable démocratisation ne peut pas se faire sans elles ! Or, le moins que l’on puisse dire, si on en croit la rumeur publique et de récentes manifestations, c’est qu’elles n’affichent  pas un visage bien florissant

Nous avons donc rappelé au Conseiller que les lois de Baumol [9] depuis toujours mettaient en difficulté les institutions et que si une vraie réforme de l’intermittence ferait du bien au secteur culturel, une vraie réforme du mode de subvention des institutions, ce serait pas mal non plus.

 

Soyons concret … qu’est-ce qu’une politique  qui prétend préserver la création ?

 

Chacun voyant midi à sa porte : Voyons quelle heure sonne au clocher de notre Centre Dramatique de Normandie !

Parler de création – entendons bien - c’est parler de marge artistique ! Il faut appeler un chat, un chat[10]…

 

Donc en quoi les derniers moyens que le Ministère a alloué – via la Drac – au CDN, ont-ils conforté sa marge artistique ? Comment et pourquoi nous expliquera-t-on, un CDN ne peut se programmer à Avignon sans l’aide exceptionnelle de sa Région ?

 

Bref dispose-t-il  ou pas de fonds propres nécessaires à l’accomplissement de sa mission ?  A-t-il ou pas, la capacité d’honorer son cahier de charges ? Vis-à-vis de l’intermittence ? Vis-à-vis des compagnies indépendantes ?

Vous voyez, avons-nous insisté auprès du conseiller, tout est lié… L’avenir de notre secteur ne va pas sans une saine gestion des marges artistiques des institutions Nous sommes bien conscients  que l’ensemble des forces vives doivent avancer d’un même pas.

 

Pour conclure notre propos, nous revenons sur le « culture pour chacun »…resucée du « culture pour tous » et nous posons la question qui fâche : comment éviterez-vous l’effet d’aubaine [11] ? C’est à dire faciliter toujours plus l’accès de la culture à ceux qui en ont déjà le bénéfice ?

 

La volonté d’élargir  la base sociale n’est pas nouvelle …Alors pourquoi cette base reste toujours la même ?

 

Y aurait-il quelque part un vice de forme ? Une erreur « politique » dans le diagnostic ?  Une mauvaise évaluation ?

 

Nous sommes enclins à le penser… Saura-t-on nous écouter ?

On peut toujours rêver.

 

Mes camarades souhaitent  en témoigner.

 

Tel fut le propos liminaire du Président Jean-Pierre Dupuy.

 

Pour l’Adada.  Coordination des Artistes de Basse Normandie 22 Mai 2010

 

   Réponses du Conseiller

 

Alors ?  Bon, bien, oui, oui… D’accord.

Voilà Monsieur le Conseiller n’a rien objecté !

 

Si nous nous ne sommes pas d’accord avec la politique actuellement suivie … Et n’y croyons pas … Monsieur le conseiller trouve à propos, grosso modo, nos propositions [12] …De toute façon le temps pressant  et le rituel syndical étant ce qu’il est, nous ne pouvons qu’être d’accord !

 

Du coup notre camarade Laurent Frattale dont on connaît le goût pour les beaux textes a cru bon intervenir  en ces termes ; «mais attendez Monsieur le Conseiller … Il faut nous entendre sur les mots ! De quoi parlons-nous ?  Nous ne sommes pas si d’accord que ça … Sémantiquement parlant ! »

Las, la mise au point de l’ami Frattale fut vaine …La langue de bois étant ce qu‘elle est, nous fûmes invités à poursuivre …

Et donc, c’est notre camarade  Arnaud Gilberton qui s’y colla !

 

D’emblée l’ami Arno donna dans la discordance et brandit sous le nez du conseiller la pétition « nous voulons travailler en paix » !

Vous savez ! Cette pétition où l’adada explique que les artistes qui interviennent dans d’autres cadres que les lieux de spectacle le font cependant à partir de leur réalité d’artistes et d’aucune autre ! Qu’ils ne sont ni des enseignants, (en milieu scolaire)  ni des animateurs (en milieu socio-culturel) et encore moins des assistantes sociales (dans les quartiers ou dans le social) .

 

Passé la légère sueur froide provoquée par les 3 600 signatures de la pétition ... Arno poursuivit son propos sur les difficultés des chômeurs avec Pôle Emploi, provoquant l’intervention du Drac nous assurant d’une rencontre possible et souhaitable avec Pôle Emploi. Transmission au Drac de la coupure de journal (OF) sur  le RAS LE BOL de Katia… On s’en occupe ! nous sera-t-il assuré.

C’est le moment que choisit Romuald Duval pour parler de la réforme territoriale …De l’inquiétude ! de l’angoisse ! DE… Je vous arrête  Monsieur !

 

Comment ? Duval …Monsieur Duval …Oui du Synavi ? Monsieur Duval du Synavi …Il n’y a pas lieu ! Chassez ! Monsieur Duval les lourds nuages qui obscurcissent votre front ! laissez les tomber dans les abyssales profondeurs de l’océan atlantique (« in deep bosom  of the ocean burried » dirait Richard III de William Shakespeare).

Les collectivités territoriales vont garder leurs compétences !

 

« Mais » tenta Romuald Duval !

 

« chutttttt »[13]  enjoint le conseiller « garderons, vous dis-je ! »

 

« Avec quel argent » tenta encore,  blême, livide, désespéré l’ami Duval !

Le conseiller chaussant ses lunettes, laissa tomber un laconique et définitif : 

 

«  Je vais devoir vous quitter »

Stupeur de la délégation. Incrédulité et consternation. Ultime et désespérée tentative : Nous avons à faire des propositions originales, d’intérêt national ! NATIONAL ! Notamment sur la Danse …

 

Alors Nicolas Maurel et Mélanie Marie avec la vivacité d’esprit qu’on leur connaît vont posément exposer ce qu’on peut souhaiter de mieux pour le développement de la danse contemporaine sur tout le territoire ! Comment en Basse-Normandie mettre en musique une vraie concertation avec une CONFÉRENCE PERMANENTE pour la danse  dont nous avons  pu convaincre la Région à l’initiative de son Président Laurent Beauvais, Président socialiste et Pascale  Cauchy  Présidente Culture d’Europe Écologie … Donc un contexte local et régional très favorable peut permettre la mise à l’épreuve d’un outil que la France entière va rapidement nous envier.

Et nous avons un collectif danse très actif !  Bref, une chance et à saisir ... Un vrai travail à faire ... Et d’ailleurs Monsieur le Drac en a convenu le 29 Mars dernier quand nous avons pique-niqué à la Drac et qu’il nous a reçu aimablement.

 

Enfin enchaînera-t-on, nous voulons un Centre Ressources qui ne laisserait personne sur la touche ! Une organisation rationnelle  de la concertation et  de la politique culturelle avec le concours de tous les acteurs !

 

Laurent Frattale membre national du puissant Syndicat National des Arts Vivants va conclure Il reviendra sur la promesse du Ministre faite à « l’objet du scandale » de voir tout le territoire couvert pour une TNT accessible partout … Ce n’est pas la « Culture pour chacun » mais la télé … à coup sûr, chacun en aura sa dose.  Significatif dira Laurent …et là ! Incident ! Le conseiller sort de ses gongs  NON et non !  Mise au point-il ! Vous tirez un mauvais parti d’une anecdote !

Anecdote reprend de volée Laurent Frattale … Il faut s’entendre sur le sens des mots « anecdote » c’est vite dit  .. « moi, je… »

 

Parti !  Envolé ! Le conseiller …

Nous nous regardons interloqués ? …

 

Et soudain en rafale : Rires ! Quasi fou rire … Bon ! Le vin est tiré, il faut le boire ! Nous décidons de quitter la place et de rejoindre le Ministre au plus vite.

On y va ! Et nous allâmes ! … Et c’est comme ça, qu’un journaliste en vadrouille parvint à nous intercepter sur notre route de Compostelle  vers le théâtre des opérations ministérielles.

 

 Texte collectif. Lu, revu et approuvé par la délégation. 24 Mai 2010.

  

[1] ça fut plus pensé que véritablement dit

 

[2] Ce qui fut fait mais sur ce sujet sensible le conseiller jura ses grands dieux que oui, plutôt que non ! On ne touchera pas aux compétences culturelles … Ce qui lui vaudra de la part du camarade Romuald un « ce n’est pas si simple ! Il y a des ressources qui… ». Le camarade n’a pu finir sa phrase car le temps nous était compté ! La question de fond serait plutôt : quels grands dieux convoqua dans sa barbe le conseiller imberbe. Par ailleurs signalons que le Synavi entreprend une démarche auprès de tous les députés de la région pour défendre la clause de compétence générale reconnue à tous les niveaux.

[3] J’ai utilisé là cette expression pittoresque sans trop savoir d’où ce « prou »  tient son origine mais il tient bien en bouche peu ou prou.

 

[4] Ça non plus je l’ai pensé mais pas dit pour éviter la cuistrerie dont on accable ceux qui s’invite au banquet des mots poétiques.

[5] Je dis « nous » car le plus souvent, bien sûr, je ne fis que traduire une parole et un sentiment collectif  même si - je le concède - il m’échappa parfois des propos d’une acidité assez corrosive, à la limite du tolérable.

 

[6] Intermittents à qui sans doute nous devons l’insigne honneur d’avoir pu être reçu

 

[7] la formule doit se corriger de ce que, bon an mal an, NOUS obligeons, organisations nouvelles Synavi, SMA, Fédurock, Cirque de création, fédé art de la rue, Ufisc, Adada, nous obligeons les pouvoirs publics à compter avec NOUS ! Mais cela se fait si j’ose dire à la force du poignet et nos politiques ont du mal (toutes orientations confondues) à prendre conscience de ce « changement » considérable de la donne  du développement culturel. Mais ne désespérons de rien car les signes existent d’une nouvelle perception politique de la problématique culturelle et de ses acteurs ! Il nous semble que le développement culturel s’aborde aujourd’hui d’avantage sous l’angle du « trait de civilisation » comme Edgar Morin avait pu le pressentir. J’en profite pour saluer ici la naissance, en basse Normandie  d’une fédération régionale des musiques actuelles et plus. Tout effort de structuration participe  de la prise de conscience des changements en cours.

[8] Cet inventaire fait la part belle à Caen-Capitale ! Surtout ne pas en déduire que nous ignorions les problèmes de nos camarades de la Manche ou de l’OrneL’adada vient d’engager une importante campagne pour obtenir les moyens de mobiliser vraiment tous les artistes de la région  présents sur tout le territoire…C’est donc très tactique que  cette mise en avant de la problématique de Caen-Capitale …C’est que, sur la capitale, de plus en plus, une attente s’exacerbe qui demande des solutions urgentes et concrètes. Comment gérer efficacement la floraison des structures indépendantes ? Cela ne peut se faire et se penser sans le concours de tous et en tout lieu du territoire.

[9] Qu’est-ce que les lois de Baumol ! Je ne me lasse pas de les expliquer …C’est la règle qui veut que les entreprises à forte main d’œuvre humaine (c’est le cas semble-t-il des entreprises artistiques)  ne peuvent prétendre à des gains de productivité en remplaçant l’homme par des machines ( pardon aux marionnettistes) … Donc  le coût des matières premières et  l’augmentation mécanique ( respect des conventions collectives)  de la dépense concernant la masse salariale creuse chaque année pour les institutions un déficit... Si donc il n’y a pas une augmentation  de la dotation financière  alignée sur le coût de la vie et l’augmentation des salaires ... L’institution doit « ramer » pour « combler » son déficit ! Comme les pouvoirs publics - pure distraction de leur part -  ne veille au grain  que sous la pression… Il en résulte deux choses en forme de dégâts collatéraux : Ce sont les intermittents ou les indépendants qui opèrent dans le champ institutionnel qui servent de variable d’ajustement ! L’institution fait avec eux ce qu’elle ne peut pas faire avec son personnel permanent qui lui bénéficie de sérieuses protections. Autre dégât et non des moindres : discrédit systématique porté aux gestionnaires d’institution qui passent pour  des « zozos ». Au bout du compte, ce n’est bien sûr, pas par hasard  que la puissance publique utilise les lois de Baumol comme épée de Damoclès, menaçant nos institutions. C’est un chantage permanent  qui pèse sur l’indépendance des institutions !

 

Parfois, il peut conduire à la démission brutale d’un responsable. Ce n’est pas le cas semble-t-il de M. Jean-Jacques  Passera ex directeur de l’Esam (nouvelle école des beaux Arts de Caen)  qui vient de démissionner. Les citoyens dont nous sommes, aimeraient bien en connaître les raisons  … Est-ce trop demander ?

 

[10] Dans les années 80, la maison de la Culture de Bourges en fut réduite à ne plus faire que des « décors » pour les autres, pour cause d’une marge artistique réduite à néant. S’agissant de notre CDN, Monsieur le Drac saura nous dire que Jean Lambert-Wild a eu trois ans pour rétablir les comptes et que MAINTENANT il doit se consacrer à son art ! Heureux fûmes nous, de l’apprendre et nous fut-il dit, d’y trouver le motif de la présence du CDN à Avignon !  Nous fîmes observé incidemment que l’équilibre des comptes et  marge artistique à nos yeux ne se confondait pas ! À preuve, il fallait un coup de pouce financier de la Région pour permettre au CDN de se manifester artistiquement à Avignon !…Par conséquent, pas de miracle ! Marge artistique en peau de chagrin  veut bien dire soutien à la création en trompe l’œil ! Il faut arrêter de nous prendre pour des imbéciles !

 [11] C’est en s’appuyant sur l’ouvrage sur « les pratiques culturelles des français » d’Olivier Donnat  que l’on peut faire le constat que la culture rapportée aux beaux arts  reste toujours aussi peu partagée. Non pas « privilège » d’une élite  (en quoi cela conférerait-il un degré supérieur d’existence ?) mais pratique d’une minorité a contrario de la télé qui serait à raison de 3H30 par jour en moyenne hyper partagée. Ce qui confère aux français un degré de culture très appréciable dont un effet remarquable est la grande popularité de la Culture ! Les français approuvent massivement la politique culturelle à tous les niveaux …C’est le vecteur le plus sûr d’une popularité « cultivée » … Est-ce pour cette intelligence de la chose politique que le Maire de Caen garde sous sa gouverne  la  Culture ?  En tout cas une organisation politique qui sous estimerait  le vecteur culture y perdrait un des meilleures occasions qu’elle a de se rendre populaire ! La visite de Frédéric Mitterrand à Vire … Avant sa montée des marches à Cannes ce même jour  avait-elle un autre objet ?

 

[12] Désolé mais développer ici l’enfumage - discours fumeux et convenu du conseiller présente peu d’intérêt -  Impossible pour moi d’en retenir que des bribes, fasciné que je fus par l’ennui morose et las émanant de nos interlocuteurs chargés qu’ils étaient de distraire un temps précieux gâché en notre compagnie alors  qu’à quelques mètres le Ministre pérorait  tandis que tiédissaient les petits fours.

 

[13]  Si je donne dans une certaine ironie cela n’enlève rien à ce que nous avons pu défendre  sur le fond ! S’en tenir au sérieux  de ma part ne serait pas sérieux… Et puis une fois pour toutes nous avons décidé de mener nos luttes joyeusement ! Donc si vous voulez échapper à la morosité ambiante rappelez-vous sans cesse qu’à l’adada on milite la fleur au fusil en gardant toujours le rire à portée de main. En tout cas mes plaisanteries pas toujours fines j’en conviens ne visent pas à blesser qui que ce soit …mais à alléger autant faire ce peu, la lourdeur et longueur du propos.

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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 08:09

 "Ce qui est tragique dans la vie des hommes, c'est moins leurs souffrances que leurs échecs." Thomas Carlyle

 

http://lecaennaisdechaine.over-blog.com/   saint-antoine-4.jpg Parvis de l'église d'Etreham : Frédéric Mitterrand coupe le ruban officiel avec à sa droite Anne d'Ornano, Présidente du Conseil Général... ou peut-être est-ce Laurent Beauvais, Président de la Région.

 

           Samedi dernier, l’une des plus célèbres andouilles mondiales - Frédéric Mitterrand, Ministre opportuniste de la Culture nommé en juin 2009 par l’usurpateur-menteur-exploiteur-du-peuple-débauché-corrupteur-déshonneur-de-la-France * - musardait dans les rues de l’une des plus célèbres capitales mondiales de l’andouille : Vire.

  saint-antoine.jpgLe fameux tableau restauré de Francisco Zurbaran. Non, ce n'est pas Maggie Simpson qui implore qu'on lui restitue sa tétine. 

 

Auparavant, il s'était confessé auprès du curé d'Etreham, pour avoir dans sa jeunesse converti de jeunes étudiants exotiques aux délices de la chair. Après avoir fait moult signes de croix par-ci, esquissé une (osée) génuflexion par-là, joué à l’harmonium un extrait du Magnificat de Johann Sebastian Bach version jazzy avec les pieds et une seule main (dans l’autre il se commandait une pizza à l’aide de son portable), lu l’intégralité de la Genèse chapitres 18-19-20-21 relatant la destruction de Sodome et Gomorrhe, et enfin intimé au bedeau de sonner à toute volée les cloches de l’église pour réveiller l’auditoire endormi après ses quatre heures de prêche… pardon de discours, le neveu de son Oncle, au soulagement général, inaugura, après dix années de restauration, la réapparition sous les voûtes de l'édifice religieux de… « l’apparition de l’Enfant Jésus à Saint Antoine de Padoue » par Francisco Zurbaran, peintre prolifique Ibérique catholique mystique bourré de tiques as de la relique et de l’esthétique, ayant vécu un tout petit peu au XVIe siècle et pas mal au XVIIe.

saint-antoine-2.jpgEmu par la personnalité du commanditaire, le livreur de pizza rate un virage et se retrouve dans la Vire. Il a été... viré sur le champ par son employeur. 

          Un peu plus tard, à Vire, Frédo le baratineur ne tarit pas d’éloges quant à l’intense vie culturelle et les infrastructures adéquates tels que médiathèque qu'il inaugura (bien qu'ouverte depuis quatre ans, du coup les petits fours qui attendaient depuis tout ce temps étaient un tantinet rassis), cinéma, théâtre etc. qui jalonnent la cité des boyaux. A l’entendre, Paris à côté serait devenu un désert !

 

theatre-Preau.jpgThéâtre le Préau de Vire, Centre Dramatique Régional. Très pratique quand il vous tombe des andouilles sur la tête.

         En parlant de théâtre, une petite anecdote que nous aurions aimé apprendre de la bouche du culturel ministre. Chacun a déjà entendu parler du théâtre de Vaudeville. Mais chacun sait-il qu’il tire son origine des chansons à boire Normandes, facile à chanter et à retenir, railleuses, malignes, parfois érotiques **, que l’on exécutait dans le Val de Vire ? Avec le temps on les appellera les chants des Vaux de Vire, et bien plus tard, ils deviendront les Vaudeville.

        

         A n’en point douter, Si Frédéric Mitterrand avait été le contemporain des Feydeau, Courteline ou autre Labiche, ces vaudevillistes incontournables l'auraient brocardé à la fois pour son côté vieux bourgeois décadent, suffisant, opportuniste, et la médiocrité qui, aujourd’hui, le caractérisent ; alors qu’hier le personnage était reconnu comme un brillant homme de culture, un amateur éclairé de cinéma, d’opéra, et un homme de télévision de grande qualité.

 

Tout fout le camp !

                                                                              Germain de Colandon

 

 *  Victor Hugo, Les Châtiments

         ** A l’instar des « Carmina Burana » écrits au XIIIe siècle par d’illustres anonymes. 

 

Pour les fans du Mythe Errant : http://normandie.france3.fr/info/basse-normandie/frederic-mitterrand-voyage-sur-les-departementales-63216728.html?onglet=videos

 

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 11:29

 http://lecaennaisdechaine.over-blog.com/ vue generale du chateau prise de st pierre

 

  " ON IRA TOUS AU SALON DU LIVRE ! "

 

  

 « Passages de témoins » ? C’est un nouveau truc au Mémorial ?

 

- Mais non, c’est le Salon du Livre ! Ca, c’est la photo d’illustration.

 

- Fallait le dire tout de suite ! Ça s’appelait comment avant ?

 

- L’Aventure humaine. Tu vois, c’est toujours aussi conceptuel. Le maire, Philippe Duron, il a dit : « Il eut été facile de décliner à l’infini la formule du salon du livre qui avait pourtant fait ses preuves, accueillant chaque année des écrivains nationaux et régionaux pour des rencontres et signatures. Nous avons choisi l’innovation. Nous proposons cette année une manifestation revue de fond en comble, forts des enseignements des premiers changements amorcés l’an passé. »

 

- Ouh là ! T’as raison, je ne vois pas ce que c’est. Cela à l’air bien culturel, rien qu’à penser ce que ce peut être précisément, j’en ai mal à la tête !

 

- Alors dans le programme, il y a d’abord un stage manga pour les adolescents.

 

- J’ai besoin d’une aspirine, pas d’un anti-acnéique. C’est iranien, les passages de témoins par le manga ?

 

- Attends, il y a une lecture chaque soir de la semaine au Vieux-Saint-Sauveur.

 

- Où ça ?

 

- Mais si, c’est la grosse porte place Saint-Sauveur.

 

- T’as raison, c’est génial comme lecture, je vais d’abord lire un plan.

 

- Mais si, c’est la place qu’ils veulent rendre piétonne. Le premier soir, on va lire Lisières de Nancy Huston.

 

- On lit tous le livre là-bas ?

 

- Eh oh, c’est pas ATD Quart-Monde. On ne va pas donner des livres dans les quartiers non plus. Déjà qu’ATD a prêté un logement à Aubenas, on ne va pas faire plus dans le social.

 

- Elle vient, celle-là ?

 

- Attends, je continue. On va diffuser un film.

 

- C’est sympa, les adaptations. Ça va plus vite. On se demande même pourquoi on fait des livres. On est moins connu.

 

- Le lendemain, rencontre d’un auteur de BD au Chemin-Vert.

 

- Ah c’est sûr, c’est populaire, la BD. Tu crois que les jeunes en échec scolaire, ils en lisent des BD ?

 

- Ben c’est ce qu’on espère. On leur a appris à lire et écrire comme à tout le monde. Après, s’ils ne veulent pas faire d’effort… Sinon à la Guérinière, on va lire un conte pour les tout-petits et à la Pierre-Heuzé, on va apprendre comment les écrire. Cela semble bien assimilé dans les quartiers.

 

 - Y en a ailleurs ? Et c’est où, ces bibilibio… ces bibibalo ? C’est où ça !

 

- Je ne sais pas. Il n’y a même pas l’adresse et ce n’est pas dans le plan du guide.

 

- Ha ! Ha ! De toute façon, soit on envoyait une troupe de théâtre pour paraître fou devant les mamas maghrébines qui font leur marché, soit on fait dans la démagogie du rap.

 

- Alors jeudi 6 mai, à 10 heures, Forum Interprofessionnel, mais ouvert au grand public.

 

- Je peux pas, je travaille moi monsieur.

 

- Hé ho, ça va ! Tu louperas quand même Patrick Bloche, secrétaire national des médias au Parti Socialiste.

 

- Que c’est dommage ! C’est quelqu’un d’important ; du moins pour le maire, il fait jouer ses relations.

 

- C’est sûr que ça n’a pas la gueule de Jean-Louis Debré !

 

- Et tu te souviens d’Yves Jégo ? Et t’aurais voulu Fabius, le motard aux carottes râpées ? Et Manuel Valls ? Non, tout ça, c’est pas grave, ça passera.

 

- Sinon à 20h, rencontre avec Teresa Cremisi, PDG des Editions Flammarion.

 

- Attends, c’est quoi ton truc encore ? C’est dans le plan ?

 

- Mais si, c’est l’Abbaye d’Ardenne. On y stocke les archives d’écrivains contemporains.

 

- Ah oui. J’espère qu’elle va dire pourquoi le prix des livres a augmenté d’un coup de 20% ces dernières années alors que ce n’est pas la crise dans le milieu du livre ?

 

- Ca va pas ? Elle vient parler de sa vie et c’est tout. Le lendemain, cinéma iranien au Café des Images.

 

- Mais parle-moi du Salon du Livre !

 

- J’y viens, j’y viens. Alors ça ne t’intéresse pas, les documentaires et les concerts à propos de l’Iran, non ? Et je ne parlerai même pas du spectacle de danse. Ni même de la soirée Manga !

 

- Non ! Y a qui au Salon du Livre ?

 

- Il y a d’abord des rencontres littéraires au château, sponsorisées par La Poste.

 

- Tu parles, je vais profiter des livres de la taille d’un timbre avant que ce soit privatisé.

 

- Tu te moques mais dedans il y au moins les deux noms connus : Jean-Claude Carrière et Florence Aubenas.

 

- Jean-Claude Carrière, je l’aime bien. Mais là, Aubenas, toute cette petite-bourgeoisie qui vient prendre pitié et s’enorgueillir, ça me fait vomir.

 

- Ne verse pas du fiel, c’est la fête. Il y a les kiosques des acteurs normands du livre animés par Rémi Mauger et Aurélie Misery.

 

- Les présentateurs régionaux de France 3 ? Ce n’est pas public, ils parlent et ça passe juste sur des télés derrière les caméras.

 

- Il y a les forums avec pour thèmes la littérature africaine et puis c’est bien dans le thème « Passages de Témoins » (on l’avait oublié celui-là) : la résistance après la Seconde Guerre Mondiale, Mai 68 et la guérilla d’ultragauche en Italie ensuite.

 

- Oh là, il y a beau avoir Etienne Adam, ça pourrait puer le renégat.

 

- Mais tu ne veux pas connaître les autres auteurs ?

 

- Mais si ! Donne-moi le guide ! Mais il y a juste les noms, leurs stands et c’est écrit en tout petit en plus. Le guide, je l’aimais mieux avant, avec leurs présentations. Ah, c’est rageant de voir tout ça ! Je commence à préférer les salons du livre à Granville ou à Cheux.

 

- Ah bon pourquoi ?

 

- Sans tout ce tapage, ils attirent proportionnellement autant et même plus de monde, d’auteurs des plus célèbres en nombre. (Granville 4 000 visiteurs sans trop de touristes en 2009 pour une agglo de 30 000 habitants, Caen 23 000 pour 400 000 !)

 

- Mais comment y arrivent-ils ?

 

- Les relations bien sûr. Et des bien plus amicales. Ils reviennent à Granville, en 2009 Jean-Paul Ollivier, Jean-François Kahn, Vladimir Fédérovski, Laurent Joffrin (qui a une résidence secondaire là-bas). Eux, ils ne sont pas encore revenus ou même pas venus à Caen.

 

- Des personnalités médiatiques, certes il en faut. Mais c’est quoi la différence ?

 

- Granville ou Cheux, ce sont des petites associations de lecteurs. Tandis qu’à Caen, c’est une association de libraires indépendants (D’ailleurs, à Granville, le libraire du centre-ville, M. Roquet, vient de prendre sa retraite sans successeur). Mais dedans, il n’y a ni Marque-Pages, la plus petite, et plus Mémoranda, pas assez de livres rares et chers vendus sûrement, pas leur politique quoi. Mais les relations, c’est la seule chose qu’Eydoux, l’ancien adjoint à la culture, avait compris, l’ancien organisateur, mais il avait fait ce qu’il a pu, surtout sous l’autre folle, la Brigitte Le Brethon. Evidemment avec Duron, il a fallu faire table rase.

 

- Bon alors, tu y vas ou tu n’y vas pas ?

 

- Je ne sais pas. C’est la seule occasion d’avoir des livres d’éditeurs régionaux. C’est le 8 mai, y aura pas trop de transport, alors faudrait que je vienne à pattes. Avant, ça aurait été décalé.

 

- Le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, vient voir les plages du Débarquement et le Mémorial. Il se pourrait qu’il fasse un crochet au Salon.

 

- Ah bah alors ça mérite qu’on vienne lui dire qu’on l’emmerde !

 

- Mais fais gaffe, tu vas sans doute être fiché.

 

- M’en fous, c’est sans doute déjà le cas. Même les p’tits gars de Racailles, ils sont fichés par la boîte de com’ qui organise.

 

- Alors tous au Salon du Livre !

 

 

 

Article co-signé par Philippe « Elle m’plaît pas, ta ville » et Régis « Elle est pelée »*

 

 

 

* Jeu de mots autour de Pléville Le Pelley, figure de la Marine de la seconde moitié du XVIIIe siècle, né à Granville.

 

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