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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 08:00

"Les économies c'est très bien surtout si vos parents les ont faites pour vous."

Sir Winston Leonard Spencer-Churchill



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Nota-bene 

Pendant la Marche, un entretien avec un représentant de la Direction du Travail à Herouville St Clair sera demandé lors du passage du cortège afin de dénoncer la faillite et le non respect du droit du travail .


- A l'issue de la Marche, devant la Préfecture, il sera question du droit des chômeurs, le collectif remettra une lettre ouverte et une pétition au Préfet sachant qu'un exemplaire sera transmis à la Presse. Nous exigerons ainsi l'abrogation de l'ORE et du PPAE, car ils sont facteurs de la précarité durable. Nous insisterons sur le droit au Travail et à la Formation. Nous ne demanderons pas d'entrevue avec le Préfet afin de privilégier la continuité de la manifestation.


- Suite à la manifestation en Centre Ville, il est prévu de nous rendre en tram, gratuitement, vers le Calvaire St Pierre, afin de nous retrouver autour d'un verre dans la salle municipale mise gracieusement à disposition par la Mairie jusqu'à 21H30


- cette Marche doit être visible donc des animations sont prévues au sein du cortège afin que nous soyions vus et entendus.
 

 


Memorandum


Bilan action du lundi 9 novembre à la CAF de Caen:


Une trentaine de manifestants représentant AC ! 14 - Caen, le SPC (dont Sud Solidaire Social ), le CNT et quelques usagers de la CAF étaient présents , une délégation d'une dizaine de personne a été reçue par la Direction du site.


Une discussion constructive a eu lieu et la Direction de la CAF reconnait les difficultés soulevées par les manifestants.


La CAF donne ces chiffres : fin juin 2009 il y a 13 906 paiements de RSA, parmi ces paiements, 9 200 sont des personnes qui touchaient le RMI, 3 344 sont des précaires et 1 600 environ sont des salariés en précarité. Finalement, les chiffres sont très en dessous ( la moitié ) des inscriptions qui étaient attendues initialement.


Il est dit que la CAF participe au RSA mais comme organisme payeur uniquement, et n'a que très peu de lien avec le Conseil Général.


La CAF reconnait que le questionnaire qui est soumis aux demandeurs est très long et fastidieux, et qu'il peut décourager certaines personnes. Il est souhaité que ce questionnaire de 6 pages soit ramené à 15 questions afin de faciliter les inscriptions et limiter le contrôle des ressources des usagers, sachant qu'avec ce contrôle financier plus sévère qu'avant, s'ajoute maintenant un contrôle de Pôle Emploi.


Outre ces demandes, nous souhaitons également que les usagers soient informés et soient en mesure de comprendre comment sont fabriqués leurs droits.


Cette action auprès de la CAF doit donc se poursuivre.

 
Christophe, d'AC ! 14 - Caen, rédacteur des compte-rendus.

 



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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 13:12

« La meilleure santé, c’est de ne pas sentir sa santé » Jules Renard

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La Faculté de médecine de Paris par Barrère


La Couverture Maladie Universelle (CMU), créée voici 10 ans, n’a jamais été «universelle ». De nouvelles conditions d’accès plus dures et les pratiques de certains médecins restreignent encore plus l’accès aux soins de nombreux précaires.

La CMU comprend deux volets : la CMU de base censée donner accès à l’maladie à celles et ceux qui n’ont pas les droits ouverts à la Sécu. À ce jour 1,7 millions de personnes en bénéficient gratuitement ou en payant une cotisation variable selon les revenus. CMU complémentaire prend en charge le ticket modérateur (part restant à charge après remboursement, hors franchises et dépassement d’honoraires) de 4,2 millions de personnes. Son objet est de permettre l’accès aux soins de tous.

La CMU et, pour les sans-papiers, l’Aide médicale d’État (AME) dont bénéficient 190 000 personnes, ont remplacé l’Aide médicale gratuite (AMG), une prestation d’assistance attribuée par les Conseils généraux. Dans certains départements, le plafond de ressources donnant droit à l’AMG était plus élevé que le barème CMU, mais globalement un plus grand nombre de personnes a pu se soigner.

Cependant les conditions imposées – une résidence stable en France de trois mois et un plafond de revenus inférieur aux minima sociaux – n’ont pas permis de généraliser le droit aux soins. De plus, deux dispositions spécifiques à la CMU étendues à toute la Sécurité sociale pourraient constituer un précédent dangereux: les remboursements CMU des soins dentaires, de l’optique et des appareils auditifs sont limités à un panier de soins.

Résultat, les soins dentaires ne pas sont toujours appropriés, les malentendants souvent mal équipés. Les bénéficiaires doivent choisir le gestionnaire de la CMU : CPAM, mutuelle, institution de prévoyance ou société d'assurance. Les assurances qui veulent concurrencer la Sécu et rembourser les malades «dès le premier euro » n’attendent que cela !

Depuis quelques années, de nouvelles règles accentuent les difficultés d’accès des précaires. Une déclaration sur l’honneur évitait des formalités, désormais il faut fournir des justificatifs. La CMU était attribuée selon des critères objectifs, à présent elle dépend d’éléments d’appréciation de la Sécu concernant le train de vie ou le patrimoine, forcément arbitraires.

L’accès à l’AME a été également durci depuis 2004. Il faut trois mois de résidence continue et fournir un justificatif de présence pour chacun de ces mois.


Conséquences, les CPAM mettent plusieurs mois pour instruire les dossiers, les malades sans couverture maladie se présentent à l’hôpital trop tardivement, avec des pathologies aggravées, plus difficiles à soigner, plus coûteuses. Le taux d’affections graves des précaires à âge identique, est deux à trois fois supérieur comparé à la population hors CMU.


Une fois la CMU accordée, l’accès aux soins n’est pas garanti pour autant. 25% des médecins à honoraires libres (secteur 2) refusent de recevoir ces patients, de pratiquer le tiers-payant, ou demandent un dépassement d’honoraires (interdit en cas de CMU). Pour plusieurs spécialités, il est souvent impossible de trouver des médecins qui respectent les tarifs (secteur 1).

Il n’est pas tolérable que 14% de la population renonce à des soins pour des raisons financières. Pour le NPA, l’accès aux soins doit être un droit inaliénable et sans discrimination. Il ne faut pas des Sécu spécifiques pour les pauvres et les étrangers, mais une Sécu universelle prenant en charge à 100 %tousles soins, pour toutes et pour tous.

Stéphane Bernard

______________________________

 

 


 

L'ASSURANCE MALADIE : 50 secondes de lecture à couper le souffle !


Pour combler le déficit de la sécu, nos chers gouvernants ont trouvé que le mieux, c'était encore de nous faire payer...


a Dorénavant, sur une consultation médicale, nous versons 1 euro,


b Nous sommes restreints lors de nos arrêts maladie ...


c Nous devons consulter un généraliste avant de voir un spécialiste ...


d Pour tout traitement de plus de 91 euros, nous en sommes de 18 euros de notre poche,


e Taxe de 0,50c sur les boites
Toutes ces mesures sont destinées à combler le fameux trou qui est à ce jour de 11 milliards.

Or, savez-vous que :


a) Une partie des taxes sur le tabac, destinée à la Sécu, n'est pas reversée. 7.8 milliards


b) Une partie des taxes sur l'alcool, destinée à la Sécu, n'est pas reversée. 3.5 milliards


c) Une partie des primes d'assurances automobiles destinée à la Sécu, n'est pas reversée 1. 6 milliards


d) La taxe sur les industries polluantes destinée à la Sécu, n'est pas reversée 1,2 milliards


e) La part de TVA destinée à la Sécu n'est pas reversée. 2.0 milliards


f) Retard de paiement à la Sécu pour les contrats aidés 2.1 milliards


g) Retard de paiement par les entreprises 1.9 milliards


En faisant une bête addition, on arrive au chiffre de 20 milliards d'euros.


Conclusion, si les responsables de la Sécu et nos gouvernants avaient fait leur boulot efficacement et surtout honnêtement, les prétendus 11 milliards de trou seraient aujourd'hui 9 milliards d'excédent.


Ces chiffres sont issus du rapport des comptes de la Sécu.


Si les pouvoirs publics étaient vraiment convaincus qu'il nous faut consommer 5 fruits et légumes par jour pour sauver notre santé et donc l'assurance maladie, ils supprimeraient la TVA sur ces produits !

Cordialement.

Evelyne DUBIN


Secrétaire Générale Adjointe au Directeur Général de l'Institut National du Développement Local

____________________________

 


Augmentation du forfait hospitalier
 
C’est acté. Le forfait hospitalier passe de 18 à 20 euros, va rendre encore plus fragile l’accès aux soins pour les personnes handicapées. Quid des personnes qui ont les ressources les plus faibles? Les 824000 personnes qui touchent l’AAH, montant en-dessous du seuil de pauvreté, n’ont pas droit à la CMU complémentaire. L’allocataire de l’AAH doit ainsi payer le forfait hospitalier les 60 premiers jours d'hospitalisation.

Ce gouvernement néo-libéral multiplie les restrictions : projet de fiscalisation des indemnités d’accident du travail, déremboursement des médicaments, franchises médicales, plafonnement et taxation des transports sanitaires touchent encore plus durement les personnes handicapées.

Voulons-nous de cette politique de la santé, qui au nom de la prétendue préservation du système, abandonne au secteur privé des pans entiers du surcoût sanitaire lié au handicap ? Cela ajoute de l’exclusion à l’exclusion. De l’appareillage au service à la personne, c’est le secteur privé et ses critères qui tirent profit de cette politique en sacrifiant la santé des personnes handicapées.

 La loi HPST qui vient d’être votée, réorganise les structures médico-sociales et réduit la santé des personnes handicapées à des chiffres, car le premier critère pour l’autorisation de l’enveloppe budgétaire décidée par lesagences régionales de santé (ARS) est l’efficience financière.

Nos revendications

- Respect des quotas dans le public et dans le privé pour satisfaire aux 6 % de l’obligation d’emploi.

- Pas de salaire en dessous de 1500 euros net pour tous les travailleurs du secteur ordinaire ou du secteur protégé.

- Maintien dans l’emploi des salariés du secteur ordinaire se retrouvant en invalidité.

- Non aux restructurations dans les EA et ESAT. Reconnaissance du statut de salariés aux travailleurs des ESAT.

- Pas de revenus à moins de 1500 euros net. Hausse immédiate de 300 euros des minimas sociaux, dont l’AAH, et les pensions d’invalidité.

- Le droit à l'éducation, pas seulement à la scolarisation, la titularisation des accompagnants (AVS) par le ministère de l'Éducation nationale, le maintien et le développement de l’action des Rased1.

- Gratuité de tous les frais de santé et d’appareillage, suppression des franchises médicales. Contre la privatisation du médico-social, pour le rattachement au service public des structures médico-sociales du privé et du privé non lucratif (foyers de vie, centres de rééducation…).

- Pour un service public d’aide à domicile géré au niveau des communes.

- Pour un service public du logement comprenant des appartements adaptés et des appartements thérapeutiques comme alternative aux foyers de vie.

- Réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté

Nouveau Parti Anticapitaliste


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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 23:05


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Communiqué de presse



PANDEMIE ET POLITIQUE DE LA PEUR



Les annonces depuis l’été de l’arrivée d’une pandémie grippale de type A(H1N1) est l’occasion d’une politique de communication alternant alarmisme et le refuge dans une seule solution : la vaccination de masse, par un vaccin incertain, dont la commercialisation sert évidemment les firmes pharmaceutiques qui le produisent.

Pour mémoire
(http://lecaennaisdechaine.over-blog.com/article-vacc-2-38104886.html)
 (http://lecaennaisdechaine.over-blog.com/article-vacc-2-38104886-comments.html#c)


Cette politique s’accompagne de la mise en place d’un dispositif quasi militaire :


l’EPRUS (établissement de préventions des risques et d’urgence sanitaire), et le branle bas de combat des étudiants en médecine et des médecins retraités pour vacciner dans des centres de  vaccination de campagne.

Une pétition de professeurs de médecine a demandé en vain la mise en place d’un conseil large d’experts afin de conduire cette crise sanitaire de façon raisonnée et qualifiée.


Cette campagne est effectivement la démonstration de ce qui sépare la prévention qui est de l’ordre du collectif du principe de précaution qui centre la responsabilité sur le malade et les professionnels.


Au-delà du problème de santé publique bien réel et de l’importance de la vaccination dans le recul des grandes maladies historiques, cette pandémie est l’occasion d’une mise en condition de l’opinion à des mesures de restriction des libertés, dont le dernier avatar est l’équipement des élèves de la région lyonnaise d’une puce pour pister le virus. L’objectif est d’établir à partir d’un modèle mathématique des informations sur les circuits de transmission de cette grippe. Chacun peut imaginer les multiples applications de contrôle des jeunes que cette méthode expérimente !


Cette communication sur A(H1N1) et les mesures prises met en évidence les effets nocifs du programme Hôpital 2007 et de la loi HPST qui ferme un grand nombre de structures de proximité publiques au nom de leur non rentabilité, ce qui rend illusoire la réponse à la pandémie au niveau des établissements hospitaliers.


La campagne contre le virus porte atteinte à nouveau au travail de proximité et ambulatoire de la psychiatrie, par la solution proposée par les préfets de plusieurs régions de rapatrier les patients atteints de la grippe à l’hôpital au nom des - Plans Blancs - habituellement mis en oeuvre dans les périodes de grand froid hivernal et lors d’évènements à risques comme une coupe du monde de football ou une catastrophe naturelle, les soignants étant par ailleurs dans l’obligation de se vacciner
comme possibles porteurs sains contaminants et pour éviter les sous-effectifs dans les services liés à la pandémie.




Cette contradiction entre politiques et moyens se retrouve pour les personnes précarisées à la rue ou dans les lieux d’accueils d’urgence du social pour lesquels il a fallu plusieurs mois avant que soient annoncées un dispositif sanitaire de vaccinations, avec comme mesures d’accompagnement : la réquisition de lits dans les haltes soins santé et le retour de l’argument de contrainte vers une hospitalisation ou un hébergement (circulaire relative aux mesures hivernales et d’accès au logement du 14 octobre 2009).


Parallèlement la médecine générale n’est pas sollicitée, alors que les médecins traitants sont les plus à même de juger de la pertinence de la vaccination, ce qui serait l’occasion de mettre en évidence les déserts sanitaires non traités par la loi HPST et de mettre les médecins « dépasseurs » d’honoraires dans la nécessité de se plier à l’intérêt général.


Elle donne aussi l’occasion au patronat d’expérimenter de nouvelles atteintes au droit du travail par l’organisation de dérogations quant au lieu d’activité et du temps de travail au moment même où la nouvelle gouvernance néolibérale et ses effets destructeurs se révèle par la série de suicides qui frappent non seulement France Télécom mais nombre d’entreprises et de services publics.


Pour toutes ces raisons nous dénonçons ces instrumentalisations de la peur tout en appelant les citoyens à se rapprocher des consultations soignantes pour avoir une information qualifiée.




Collectif Refus de la Politique de la Peur

e-mail :
contact@refus-peur.fr



(Peintures de Willem de Kooning)



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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 23:00

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"La peur est la plus terrible des passions parce qu'elle fait ses premiers effets contre la raison; elle paralyse le cœur et l'esprit."
Antoine de Rivarol, 1753 - 1801.


NON À LA POLITIQUE DE LA PEUR !!!

RÉUNION DU 24 OCTOBRE 2009

Excusés : Syndicat de la magistrature, Parti communiste, Appel des 39, Hôpitaux et maternités de
proximité, Réseau Éducation sans frontières, Parti de gauche, SNPES PJJ, SUD Santé Sociaux (tous
avaient des réunions de leurs instances).

Présents : LDH, USP-CEDEP, 1 membre du réseau Base-élèves, Les Verts (commission justice),
Collectif de défense des libertés fondamentales (Rouen), Convergence de défense et
développement des services publics, et des militants à titre individuel.

ÉTAT DES LIEUX :

1/ Multiplication continue des initiatives du pouvoir :

- Réforme du pénal.

- Réforme de la psychiatrie « criminelle » à partir de la question de la
récidive. Prescriptions psychiatriques : par la castration chimique, avec un dérapage
vers la castration physique (interview de Michèle Alliot-Marie dans Le Figaro
magazine).
Un communiqué du syndicat de la magistrature souligne le lien entre
castration chimique et torture. La castration physique est déjà en vigueur en
Tchéquie ;

- Les décrets récents sur la création de deux nouveaux fichiers, parus le
jour de la Sainte-Edwige, court-circuitent la commission des Lois de l’Assemblée
nationale (projet Batho-Benisti), l’exécutif prenant le pas sur le législatif en ignorant
l’obligation de passer par la loi pour la création de nouveaux fichiers.

À propos du RSA le fichage passe par l’obligation de déclarer les ressources avec la
multiplication des contrôles (contrôle du livret A par exemple).

- Projet de loi sur le 5ème risque. La sécurité sociale se transforme en
organisme assurantiel, la protection sociale est progressivement abandonnée.
Un
nouveau risque est créé : celui de la « dépendance ». On peut dater les premiers
projets de privatisation de la sécurité sociale de l’ordonnance du 21 août 1967, ce
qui montre la persistance des projets mis en oeuvre petit à petit, et à nouveau une
Réforme majeure des retraites en 2010.

- Réforme de la taxe professionnelle et des collectivités locales
Toutes ces initiatives posent un problème de forme : elles sont prises sans
concertation et avant examen à l’Assemblée nationale. Il s’agit d’une dérive
bonapartiste du pouvoir : « Je décide, donc je fais la réforme. » Elles tendent à une
politique systématique de destruction des contre-pouvoirs (Suppression du
défenseur des enfants avec la création, sur le modèle de l’ombudsman, d’un
« Défenseur des droits » qui sera lié au pouvoir exécutif).

De même: les directeurs d’hôpitaux appliquent la Loi Bachelot, anticipant les
décrets d’application et allant au-delà.

1 Report to the Czech Government on the visit to the Czech Republic carried out by the European
Committee for the Prevention of Torture and Inhumanor Degrading Treatment or Punishment (CPT)
from 25 March to 2 April 2008, site :
http://www.cpt.coe.int/documents/cze/2009-08-inf-eng.htm

2

2/ Initiatives prévues pour le mois de novembre :

- le 22 novembre : réseau Éducation sans frontières : Journée pour le 20ème
anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant et contre la
suppression du défenseur des enfants.

- le 28 novembre : appel des 39. Journée à Montreuil sur le thème : « Quelle
hospitalité pour la folie ? » et Réunion de la Coordination nationale de
Défense des hôpitaux et maternités de proximité à Dié.

- d’autres initiatives :

* Pétition pour la défense et l’amélioration de la convention collective de
1966,

* Recours contre la loi Carle sur le financement de l’école privée et défense
d’une école laïque pour tous,

* Charte des services publics : 300 000 signatures, il en faudrait 4,5 millions
pour l’organisation d’un référendum (quand les décrets d’application seront parus).
Une relance de l’initiative, que nous soutenons, est en préparation.

- Les Initiatives à La Poste continuent : 3 millions de cartes vont être
distribuées dans les collectifs locaux pour être adressées à la Présidence de la
République (envoi gratuit). Des contacts sont pris avec des sénateurs et un
rassemblement (peut-être un sit-in pendant plusieurs jours) est prévu devant le
Sénat le jour du vote de la loi.

Une manifestation nationale est en débat mais tous
les syndicats ne sont pas d’accord et la décision n’est pas prise. Des propositions
sur ce qui est souhaité par les citoyens à propos des services publics doivent être
faites.

- Le Collectif national pour le droit des femmes mène une campagne
contre la fermeture de 4 services réalisant des IVG à Paris et des projets de réforme
des retraites particulièrement défavorables aux femmes.

- Les travailleurs sociaux relancent le Collectif National Unitaire.

- L’ANAS, le SNMPMI et l’ONES continuent de contester les fiches mises en place
par L’Observatoire national de l’enfance en danger. Celui-ci transmet des fiches dont le
nombre d’items augmente sans cesse. Il s’agit maintenant de noter des « suspicions de
conditions d’éducation défaillante » ou « de problèmes psychopathologiques » et pas
seulement des faits. Les fiches pourraient remonter au conseil général. Il existe des refus
de remplir ces fiches.

Les fiches pourraient remonter au conseil général. Il existe des refus de remplir ces
fiches.

- L’ONU, par le biais de la commission scientifique KIP (Knowledge Initiatives
Program) engage des initiatives autour du développement humain : création de
sites nationaux de développement humain et de coopération.

3/ Calendrier du début de l’année 2010.

- Fin décembre, début janvier devrait être examinée une loi sur la castration
chimique, avec possible ouverture d’un débat sur la castration physique.

- Vers janvier est prévue une réforme de la loi du 27 juin 1990 sur l’internement
dans un sens répressif, inscrivant en France une loi de défense sociale, qui
permettrait l’internement à vie. Une orientation alternative s’appuierait sur le refus
d’une loi d’exception, sur le respect effectif des droits, recours et garanties, sur la
judiciarisation de la procédure (opposition de longue date des ministères de
l’intérieur et de la justice, alors que c’est la règle au niveau européen), sur
l’orientation sanitaire et thérapeutique de la contrainte au soin.

3

DEBATS SUR LES POINTS SUIVANTS :


1°/ Campagne anti-grippe et plans blancs.
La campagne a commencé par une tonalité alarmiste puis l’élaboration d’un plan
de vaccination de masse (coût : 1 milliard d’euros) dans lequel les médecins
généralistes sont « oubliés », ne sont pas mobilisés.

Une expérience, rapportée sur le site « novopress Lyon », a eu lieu à Lyon : pose de
puces électroniques à des lycéens atteints de la grippe pour suivre l’épidémie.
Ce
type de puces pourrait être utilisé à d’autres fins. Avec les nanotechnologies, elles
pourraient être posées sans que la personne ne soit avertie. Cela repose sur la
notion de traçabilité qui implique la création de bases de données. Comment éviter
que les bases de données ne deviennent des fichiers ?

La campagne anti-grippe est l’occasion de discours sécuritaires au nom du principe
de précaution, et de la mise en place d’un dispositif quasi militaire (EPRUS) associé
au Plan Blanc en cas de pandémie.

Le plan blanc, établi pour faire face à des situations de crise exceptionnelle, est ici
utilisé pour rapatrier des patients psy à l’hôpital du fait de signes grippaux (en
particulier en Province) avec une réquisition des places d’hébergement à l’hôpital et
dans les lits Halte Soins Santé (accueil des SDF). La contrainte pourra être utilisée
(circulaire hivernale pour les sans-abri en période de grand froid) au nom de la non
assistance à personne en danger (loi de Vichy), avec potentiellement des
possibilités de poursuites si on ne signale pas une personne atteinte d’une maladie
contagieuse ou en danger.

Il est rappelé l’article 5 de la Convention européenne des droits de l’homme :
Toute personne a droit à la liberté et à la sûreté. Nul ne peut être privé de sa liberté, sauf
dans les cas suivants et selon les voies légales : […]

e) s’il s’agit de la détention régulière d’une personne susceptible de propager une maladie
contagieuse, d’un aliéné, d’un alcoolique, d’un toxicomane ou d’un vagabond […]

Cette campagne fait apparaître l’inanité de la loi Bachelot qui ouvre des lieux de
vaccination d’urgence tout en fermant des équipements de proximité.
Par ailleurs
l’expertise de la vaccination est faite par les experts des laboratoires, Mme
Bachelot ayant ignoré la demande de constitution d’un comité d’experts par des
professeurs du service public. Certains spécialistes sont très critiques sur le vaccin.
Un communiqué de presse sur le sujet sera publié.

2°/ La remise en cause des ALD (affections de longue durée, prises en charge
à 100 % par la sécurité sociale en raison de leur chronicité) reste en perspective et
l’on note déjà la multiplicité des contrôles et la complexification des demandes,
ainsi que des projets restreignant le nombre des maladies et limitant la prise en
charge dans le temps (2 ans).

3°/ La loi Bachelot attaque l’indépendance des médecins.
Une initiative à Lille est prévue sur le thème « Soin psychique et indépendance
professionnelle » en réaction à :

- L’attaque contre Pierre Delion, professeur de psychiatrie à Lille, et ses méthodes
thérapeutiques faite par une association (Léa pour Samy) qui prône elle des
méthodes éducatives et remet en cause tout soin psychique aux enfants autistes.

- Le non-renouvellement du poste de chef de service de Pierre Parésys car il ne
respecte pas la nouvelle obligation posée par la loi HPST : obéir au directeur de
l’hôpital et du directeur de l’ARH au détriment de l’éthique professionnelle et de lapolitique de soin d’une équipe soignante, autant qu’une atteinte à la liberté
syndicale.

4

- Un autre exemple d’action est donné : L’hôpital psychiatrique d’Auch a été occupé
pendant 37 jours. Un protocole d’accord a finalement été signé. L’exigence de la
direction que l’EPRD (état prévisionnel des dépenses et des recettes) s’impose au
soin a notamment été supprimée. (cf. « Les moutons noirs de la psychiatrie de
marché » sur notre site)

La manière de fonctionner de la politique de la peur est soulignée. Elle entre dans
les esprits insidieusement et on est dans l’impensable. Il y a déni psychologique de
la réalité. Par exemple, certains, dans le domaine de la santé, se disent : « ce n’est
pas possible que les fichiers ne soient pas utilisés pour le bien de la personne qui a
besoin de soins », en déni de la dimension déshumanisante de l’outil informatique.

4°/ Le problème des fichiers est également leur interconnexion.
L’exemple du fichier « base-élèves » est évoqué. Avec lui, il n’y a plus besoin
d’interroger les directeurs d’écoles. En Isère, 5 enseignants ont refusé de remplir la
base alors qu’ils étaient remplacés pendant une semaine pour qu’ils puissent se
consacrer à cette tâche.

Pourquoi faut-il transmettre des données nominatives ? Lors de l’audition en Conseil
d Etat, le Ministère de l’Education Nationale n’a jamais répondu clairement
Pour les données concernant la santé, il faut une autorisation de la CNIL. Cela n’a
pas été respecté, il y a eu une déclaration simple du fichier.

Aujourd’hui, de nombreux questionnaires s’inspirant du DSM IV circulent notamment
pour préparer la visite médicale scolaire. Des exemples de questions pour des enfants
scolarisés en maternelle sont donnés. Il faut coter entre 0 et 4 des items comme « Rit
trop », « attachement à un objet particulier ».

5°/ Actuellement les sanctions tombent. À EDF, environ 400 personnes vont
passer en conseil de discipline. On leur reproche des coupures de courant dans le
cadre d’actions, le rétablissement de l’électricité à des gens n’ayant pas réglé leur
facture…
Des sanctions salariales sont prévues pour les gens qui ne remplissent
pas le RIM-Psy (Recueil d’information médicalisé pour la psychiatrie).
La politique du pire est évoquée. Pour les RASED, la suppression de nombreux
postes avait été annoncée. Il y en a eu moins que prévu, ce qui a calmé le jeu. On
se contente du « moins pire ».

Il va y avoir un rassemblement à Rouen où la police a arrêté des sans-papiers aux
restos du coeur, ce qui s’est également produit à Calais.
À Paris, la police
n’intervient pas mais surveille de près, si bien que certains n’osent pas s’y rendre.
La question de la souffrance au travail est abordée. Elle repose sur la casse des
professionnalités, l’appel à nuire à l’autre, la casse des missions. Il s’agit d’un
système de sélection concurrentielle pouvant conduire à l’eugénisme.
PERSPECTIVES

Comment maintenir une résistance, comment faire pour que chacun puisse
exercer cette résistance, comment « s’autoriser de soi-même » ?

Un mouvement de résistance est rappelé, celui de jeunes qui squattent des
maisons à Montreuil.

Il est proposé :

5

- de mettre en place un réseau de diffusion et d’influence dans lequel
s’engageraient des individus et des collectifs.

- de recenser de « petites histoires », des témoignages de la politique de la peur, de
mettre en valeur les petites victoires, car c’est très parlant et ça permet de sortir du
sentiment d’impuissance vis-à-vis du pouvoir.

Il est nécessaire de ne pas avoir honte de ses pratiques professionnelles.
L’exemple du guichetier de la poste à qui il est demandé de diriger les clients vers
une machine pour expédier un pli en recommandé même s’il n’y a personne dans le
bureau de poste est donné.

- d’établir des liens avec les médias, utiliser des sites où on peut écrire : Rue89,
Mediapart, sites des collectifs.

- de créer un forum avec un modérateur. Il ne s’agirait pas d’une liste de discussion
mais d’un forum d’informations. Quand quelqu’un parle au nom d’un collectif, il y a
un problème de vérification qui retarde la diffusion.
RENCONTRES

- Une prochaine réunion est proposée pour le samedi 12 décembre.

- Une date doit être fixée pour la journée « Soin psychique et indépendance
professionnelle » de Lille, et pour une réunion publique en janvier sur la question de
la castration chimique.

- Une journée anniversaire (la première réunion a eu lieu le 8 février 2009) est
prévue le 6 février 2010. Elle pourrait être organisée sous forme d’ateliers plutôt
que d’exposés. En février dernier, on était dans le sécuritaire, actuellement on est
plus dans la défense des services publics, mais le collectif a toujours sur ce sujet
une entrée spécifique à faire entendre.

- Une journée de travail des collectifs pourrait être organisée sur 3 ou 4 thèmes,
chacun travaillant avec son optique.






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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 18:20

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AC ! 14-Caen et Solidaires-Précaires-Chômeurs de
Basse-Normandie

aux salarié(e)s de Pôle emploi en grève le 20 octobre 2009 :

 


" 10 mois catastrophiques

pour les chômeurs, les précaires…

et les salariés de Pôle Emploi !!! " 

 

 


Dès la création de Pôle Emploi, AC14, agir ensemble contre le chômage et la précarité, a appelé à soutenir, le 8 janvier 2009, la grève des salariés de Pôle Emploi, à dénoncer la casse du service public de l’Emploi et la détérioration du service des allocations de chômage.

 

Le 22 janvier le syndicat Solidaires-Précaires-Chômeurs, AC14, le Synavi et l’Adada rencontraient la directrice régionale Mme LAILLIER-BEAULIEU et présentaient trois revendications qui sont malheureusement toujours d’actualité : l’arrêt immédiat des radiations administratives, la restauration d’un véritable service d’accueil et le traitement rapide des dossiers en retard ou en panne.

 

Puis se succédèrent 2 rendez-vous manqués : le 24 mars où nous avons trouvé un interphone, les portes du siège fermées et une simili-médiatrice à l’extérieur d’un bunker.
 http://lecaennaisdechaine.over-blog.com/article-29782679.html.

Le 21 avril où aucun responsable régional ne s’est montré à Caen-Centre. 

Enfin le 4 mai , nous avons été reçu par la directrice entourée de 6 responsables ex anpe et assedic, nous promettant une amélioration de l’accueil des demandeurs d’emploi et une réception régulière des syndicats et associations luttant avec les chômeurs et précaires.
 http://lecaennaisdechaine.over-blog.com/article-31133825.html


Depuis, PLUS RIEN si ce n’est un droit d’affichage dans tous les sites. Pas de progrès dans l’accueil, un 39/49 saturé avec des réponses incomplètes voir erronées, sans confirmation écrite ; des courriers incompréhensibles, plusieurs le même jour... mais contradictoires, des pièces envoyées non traitées ou avec 2 mois de retard, des refus de droits ou de réexamens et des erreurs que l’on refuse de corriger. La gestion des droits des chômeurs est devenue secondaire par rapport aux contrôles et aux multiples convocations.


Si les notices explicatives des droits à l’allocation chômage sont périmées et ne tiennent pas compte de la nouvelle convention Unedic, les notices rappelant tous les motifs de sanctions et de radiations de liste des demandeurs d’emploi ont été rééditées dès janvier 2009 avec le sigle de Pôle Emploi.

 

Voilà pourquoi, le 8 octobre, nous sommes revenus à une soixantaine, à Pôle Emploi Fred Scamaroni et nous avons exigé le traitement correct et immédiat des demandes de 4 chômeurs et chômeuses :

http://lecaennaisdechaine.over-blog.com/article-ac-14-caen-synavi-adada-solidaires-durcissent-le-ton-37593216.html

 

- le passage de 212 jours à 700 jours d’allocation pour une intérimaire qui avait travaillé 19 mois . Depuis juillet 2008, l’Assedic refusait de corriger son erreur .


- l’annulation d’une radiation de 2 mois « pour avoir fait des recherches d’emploi sur Lille sans autorisation d’absence », bien qu’il en ait trouvé et que cela était dans son PPAE.(Projet personnalisé d’accès à l’emploi)


- L’annulation d’une menace de sanction, d’une précaire qui ne savait pas que 17h de travail en juillet et août lui faisaient perdre 860 € d’ASS.


- Une demande de précision de droits durant un CAE (contrat d’accès à l’emploi).


Il est fort regrettable que la Direction régionale ne se soit pas déplacée et qu’elle ait mis 5 heures avant de donner le feu vert à la responsable du site.

 

15 jours après l’action du 8 octobre…

 

- L’engagement écrit d’ouverture de droits sur le 19e mois de travail n’est pas encore réalisé et l’intérimaire, actuellement sans revenu, attend toujours un rappel de 488 jours d’ARE.


- Les 2 lettres d’annulation de la radiation et de la menace... ont bien été envoyées.


- La demande de précision de droits se heurte à une « anomalie informatique » en attente de résolution.…. !!!


Caen, le 22.10.2009

 

http://lecaennaisdechaine.over-blog.com/

 

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